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PHOBIE-SOCIALE-AGORAPHOBIE.NET
Aider les personnes se retrouvant seules,
souffrant de phobie sociale, d'agoraphobie,
d'attaques de panique,
maladies de l'anxiété ou névroses d'angoisse,
réduisant ou annulant les sorties de chez
eux
(travail, loisirs, amis) et de faire un appel
aux instances universitaires,
médicales et aux chercheurs.
COMMENT GUERIR ? |
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Les cognitions sont toutes les pensées, les
"choses qui passent par la tête",
les images et autres représentations mentales
que nous construisons sans cesse. |
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1. Reconnaître nos idées fausses et pensées
parasites
qui nous minent...
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En effet, qu'est-ce-qui nous permet de comprendre
et d'acquérir des
connaissances ?
Ce sont nos PENSEÉS...
Mais sous l'effet
de l'anxiété et de la dépression
nous n'avons pas
toujours conscience que
des pensées parasitaires envahissent notre
esprit, traitent
l'information de façon erronée
et peuvent être gênantes,
se retourner contre
nous, devenir négatives
et donc destructrices...
Cette façon négative
d'interpréter la réalité
provoque des ruminations mentales, génératrices de sentiments
et d'émotions perturbatrices
qui vont déterminer
un type de comportement,
une façon de réagir
défaitiste face aux
gens et aux évènements.
Cette notion de monologue intérieur est ancienne puisque déjà Platon, philosophe
grec du IVème siècle
avant J.C., écrit "Quand l'esprit pense, il est simplement
en train de se parler
à lui-même, de se poser
des questions, d'y
répondre et de dire oui
ou non".
Depuis 30 ans, les effets négatifs d'une interprétation
pessimiste et même
catastrophique de la réalité
ont été étudiés par la psychologie cognitive, à la fois
chez des sujets normaux et chez des sujets
anxieux ou déprimés. Les résultats de ces travaux ont mis en
évidence l'importance
d'un équilibre salutaire
entre les pensées
positives et les négatives.
L'idéal serait d'avoir
un dialogue interne
positif avec 62 %
de pensées positives contre
38 % de pensées négatives.
Le dialogue interne
de conflit 50-50 correspond
à des états d'anxiété
ou des états dépressifs
légers.
Le dialogue interne négatif avec 62 % de
pensées négatives
correspond à des états
sévères d'anxiété
et de dépression.
Aux deux extrémités,
soit la pensée positive,
soit la pensée négative
domine exagérément
et un monologue s'impose
à l'esprit. Avec moins de 30 % de pensées positives,
il signale un état
de profonde dépression
ou des crises d'angoisses
aigües. À l'inverse, avec plus de 70 % de pensées
positives, il dénote
un état d'euphorie,
de surexcitation
psychique, appelé "hypomanie"
caractérisé par des
projets irréalistes,
grandioses et c'est
tout le cortège des affabulateurs
et des mégalomanes...
Albert Ellis, précurseur
de la thérapie cognitive,
a établi en 1962,
la liste des dix principales croyances irrationnelles
rencontrées fréquemment
chez des personnes
présentant des troubles
névrotiques :
1. Vous devez être
aimé et approuvé en tout
et toujours par tout
le monde.
2. Vous devez avoir
du talent et être capable
de réussir dans quelque
chose d'important.
3. La vie est une
catastrophe si les choses
ne vont pas comme
vous le voulez.
4. Ceux qui vous
font du mal sont mauvais
et doivent être blâmés.
5. Si quelque chose
est menaçant, vous devez
en être préoccupé
et bouleversé.
6. Vous devez trouver
des solutions pour
rendre la vie meilleure.
7. La misère intérieure
et émotionnelle vient
de pressions extérieures
et vous avez peu
de possibilités de
contrôler vos sentiments
et de vous libérer
de la dépression et de
l'hostilité.
8. Il est plus aisé
d'éviter d'affronter
les difficultés de
l'existence que d'entreprendre
des activités plus
fructueuses de maîtrise
de soi.
9. Votre passé a
une importance capitale
et, parce que quelque
chose a influencé autrefois
votre vie, il doit
continuer à gouverner
vos sentiments et
votre comportement actuels.
10. Vous pouvez atteindre
le bonheur par
l'inertie, l'inactivité
ou en vous faisant
plaisir passivement
et sans vous engager
personnellement.
Aaron T. Beck, s'aperçut
que la méthode psychanalytique des associations
libres favorisait
l'accumulation et la conservation
de pensées à l'insu
du patient. Il suffisait
d’inciter celui-ci
à les rapporter verbalement.
Elles lui venaient
alors à l'esprit rapidement,
machinalement, indépendamment
de sa volonté. Aaron T. Beck mit en évidence que ces pensées
s'accompagnaient
ou précédaient des sentiments
pénibles (pleurs,
fébrilité) chez le patient
anxieux et/ou dépressif.
À ce moment-là on lui demandait à quoi il pensait et il
développait alors
ses pensées négatives sur
lui-même, sur le
monde extérieur, sur le
futur, enfermé en
lui-même, prisonnier du
monologue de ses
pensées automatiques. Une
fois ces pensées
mises à jour, il fallait
parvenir à établir
une communication pour
peu à peu modifier
ce mode de pensée et libérer
l'anxiété et la tristesse.
Schémas de pensées
stéréotypés
Jean Cottraux dans
"les thérapies
cognitives"
explique comment
les patients anxieux et déprimés ont leur
vie mentale encombrée
de mécanismes de
pensée
inconscients et automatiques
qui traitent
l'information provenant
de l'environnement
de façon erronée.
Ces monologues intérieurs
négatifs résultent
de l'interaction
de facteurs
biologiques, d'expériences
vécues et d'apprentissages
acquis tout au long
de la vie et provoquent
la mise en place
de systèmes de croyances
erronées, appelés
schémas cognitifs, tels que par exemple :
Pensées sur soi:
1. Je ne vaux rien
si je ne me réalise
pas
dans une ascension
sociale digne des
ambitions de ma famille.
2. Je ne suis bon
à rien si je ne réussis
pas tout ce que j'entreprends.
3. Je ne suis pas
capable si je commets
des
erreurs.
4. Je ne comprends
rien si je ne comprends
pas tout.
5. Je ne suis pas
digne d'être aimé
puisque
je n'ai aucune valeur.
6. Je dois aimer
et aider mes proches
plus
que moi-même sinon
je suis une mauvaise
épouse
ou une mauvaise mère.
Pensées sur les pensées
des autres:
1. Je dois parler
ou agir de façon
parfaite
sinon je serai mal
jugé.
2. Je dois être toujours
agréable et d'accord
avec mes amis sinon
ils ne vont plus
m'aimer.
3. Tout le monde
doit voir que mes
mains
tremblent pendant
que je lis mon texte
et
on doit me trouver
grotesque.
Pensées sur les réactions
des autres:
1. Je dois effectuer un travail irréprochable
sinon je serai mal noté.
2. Je dois gagner
beaucoup d'argent
sinon
ma femme me quittera.
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2. Entre thérapie comportementale cognitive et psychothérapie analytique...
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Question importante:
Pour les phobies complexes comme l'agoraphobie
ou la phobie sociale, quelle thérapie soigne la cognition ?
La tcc est avant tout comportementale et
de cognition ne soigne
que celle propre à
ce qu'on ne peut
faire ?
Et la psychothérapie
analytique, soigne-t-elle
en premier lieu les
pensées de dépression
qui s'auto-nourissent
?
Qui s'y intéresse
vraiment comme une priorité
?
Rappel:
La cognition signifie l'ensemble des sentiments,
des émotions, des
pensées, des images mentales
que notre esprit
fabrique lorsqu'un événement
se produit ou va
se produire.
A la suite d'un événement
traumatisant du
passé comme par exemple
un deuil ou une séparation
brutale, le sujet
est en proie à un véritable
monologue intérieur,
à une rumination, à
un flot continu de
pensées qui donne une
coloration émotionnelle
à la réalité : tristesse,
anxiété ou colère.
Ce monologue intérieur
est devenu un véritable
schéma mental, une
image qui génère une émotion
négative. Ces schémas
sont stockés dans la
mémoire. Ils sont
activés automatiquement
lorsqu'un événement
équivalent va se présenter
: par exemple lorsque
le sujet doit affronter
une séparation banale
dans sa vie quotidienne.
Il se produit un
véritable empiètement du
passé dans le présent.
Le sujet anticipe
alors négativement
ce qui va se passer, c'est-à-dire
se met inconsciemment
en situation d'angoisse
et d'échec.
Il y a là un écart
majeur entre la perception
de la réalité et
la réalité elle-même.
Quelle thérapie va aider à comprendre comment
ces pensées déclenchent
et maintiennent les
émotions dont on
souffre et comment on peut
les modifier?
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3. Entreprendre un travail analytique, une
introspection
de soi qui mènera au-delà de
la phobie... |
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Il existe bien sûr
plusieurs méthodes thérapeutiques
pour “supprimer”
une phobie; la PNL (Programmation
Neurolinguistique),
les thérapies Ericksonnienne
(hypnose) supprimeront
la phobie mais ne s’attaqueront pas à l’angoisse elle-même
qui, rappelons-le,
doit obligatoirement porter
un nom qui est apposé
à quelque chose.
Souvent, la phobie disparaîtra mais le phobique aura
toujours ce besoin de déplacer son angoisse!
La solution consiste à entreprendre un travail
analytique, une introspection
de soi qui
mènera au-delà de
la phobie et fera ressurgir
et comprendre bon
nombre de traumatismes
enfouis. Cette démarche
peut prendre plusieurs
années mais elle
apporte cette liberté de
choix et de soi.
A– La psychanalyse
Pour la psychanalyse,
la phobie viendrait
du fait que le sujet étant atteint d'angoisse (névrose d'angoisse), projette celle- ci sur un objet phobogène
extérieur, pour pouvoir
maîtriser et éviter
cette angoisse. Cette structuration de la névrose est plus
économique psychiquement
qu'une angoisse
libre.
Le but de la psychanalyse
est, à travers
l'investigation de
l'inconscient du patient,
de parvenir à une compréhension profonde des symptômes
et de leur raison
d'être. Cette thérapie est plus longue que la psychothérapie
cognitivo-comportementale.
Certains psychanalystes préconisent un travail
conjoint avec les
thérapeutes utilisant la
TCC, en raison du
caractère parfois envahissant
des symptômes, pour
ensuite permettre le
traitement analytique
proprement dit.
B - La thérapie cognitivo-comportementale
(TCC)
C'est une indication
thérapeutique pour
le
traitement des phobies
qui consiste à proposer
au patient à se confronter à la situation redoutée, d’abord
de loin et dans un
contexte rassurant,
puis
de plus en plus intimement.
Cette exposition
progressive entraîne
une diminution des
réactions
de peur et permet
la guérison dans
la majorité
des cas, par désensibilisation.
La psychothérapie
cognitivo-comportementale
soigne les symptômes,
et peut suffire à
permettre
au patient de vivre
mieux, en réduisant
le
handicap induit par
ces symptômes.
Elle constitue un
traitement de choix, en particulier dans les phobies spécifiques
(70 % de guérison ou forte amélioration )
La TCC est basée
sur l'exposition
progressive
à la situation anxiogène
:
- Acquisition des
techniques de relaxation
et de contrôle respiratoire
- Exposition en imagination
- Exposition réelle
Pour les phobies complexes comme l'anxiété
sociale:
La restructuration
cognitive vise à
modifier
directement les pensées
dysfonctionnelles
et les distorsions
cognitives qui provoquent
un vécu stressant.
Le thérapeute et
le patient
repèrent avec précision
les croyances automatiques
qui surgissent pendant
les situations stressantes
afin de les discuter, de les modifier et de les remplacer
par des idées plus
souples, plus rationnelles.
Il y a un écart majeur entre la perception
de la réalité et
la réalité elle-même.
La thérapie va aider
à comprendre comment
ces pensées déclenchent
et maintiennent les
émotions et les comportements
dont on souffre
et comment on peut
les modifier.
L’efficacité de la
thérapie cognitive
comportementale
dépend de divers
éléments, y compris
le niveau
de compétence du
thérapeute concerné.
En
plus des traitements
dits «conventionnels»,
il existe de nombreux
programmes cognitifs-comportementaux
dont le patient peut
se servir pour se
soigner.
Ceci peut comprendre
des techniques servant
à:
- Limiter toute pensée
négative envers soi.
- Développer la capacité
d’avoir des pensées
positives.
- Développer la capacité
de remplacer des
pensées négatives
par des pensées positives.
- Exposer étape par
étape le patient
à la
source de sa crainte.
- Fournir au patient
des informations
pouvant
l'aider à faire face
à l’anxiété.
Le thérapeute fait
prendre conscience
à son
patient de ses comportements
conditionnés,
renforcés ou freinés
par les évènements
de
sa vie (et les conséquences
que cela entraîne)
et les aide à en
corriger certains
et à en
valoriser d'autres.
Les cognitivistes
"travaillent"
sur les modes de
pensées négatifs...
et positifs.
Un débat oppose les adeptes de la TCC et
les psychanalystes
qui reprochent à
cette
dernière de n'agir
que sur les symptômes
et non sur la cause.
Les psychanalystes
eux,
cherchent à connaître
le sens caché de
cette
angoisse.
Le choix de la thérapeutique dépend avant
tout de la volonté
du patient.
C– L’hypnose
Sous hypnose, on
va opérer un « archivage
». Il ne s’agit pas
d’effacer cette période
mais de la mettre à distance, comme un mauvais souvenir, qui n'a pas de pont direct vers le présent. La plupart des personnes ayant vécu un événement
ou une période traumatisante
ont beaucoup
de mal en la racontant
à aller jusqu’à la
fin. L’affaire n’est
pas classée, ils
sont
encore « dedans ».
Les techniques hypnotiques
actuelles, comme
la double dissociation,
permettent un lâcher prise souvent immédiat et sans douleur (il ne
s'agit pas de revivre
la période consciemment).
D– Sophrologie et
relaxation
Elles sont complémentaires
et permettent
de créer une désensibilisation à la peur. L’état de relâchement est associé à la scène
anxiogène, vécue
ainsi de manière
différente,
avec le recul et
le relâchement nécessaire.
Ces techniques bénéficient
entre autres du
fait que le système nerveux ne fait pas de différence
entre réel et imaginé. Cette compétence permet de se préparer à
une situation, sans
douleur ni appréhension,
en toute sécurité.
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