PHOBIE-SOCIALE-AGORAPHOBIE.NET
Aider les personnes se retrouvant seules,
souffrant de phobie sociale, d'agoraphobie,
d'attaques de panique,
maladies de l'anxiété ou névroses d'angoisse,
réduisant ou annulant les sorties de chez
eux
(travail, loisirs, amis) et de faire un appel
aux instances universitaires,
médicales et aux chercheurs.
La phobie sociale
"La possibilité de vivre commence dans
le regard de l'autre" [ Michel Houellebecq ]
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| Qu'est-ce qu'une phobie sociale? |
Définition:
Forte anxiété
et angoisse
qui se manifeste
en présence
d' une ou de
plusieurs personnes.
La personne qui souffre de phobie sociale
ne comprend pas ce qui lui fait peur à propos
des autres. Elle pense qu'elle a peur des
autres, mais elle ne sait pas qu'elle étouffe ses émotions
lorsqu'il y
a d'autres gens avec elle (idées
parasites sur
ce que les gens pourraient
penser en mal
de vous, s’ils vous observent,
s’ils vous
jugent...)
Les émotions qui découlent de ces idées parasitaires à votre esprit sont étouffées et veulent se faire entendre
! (Par exemple
pouvoir crier:
«ne me regardez
pas comme çà,
foutez le camp
d’ici, laissez
moi tranquille,
ne me jugez
pas, ne me regardez
pas ainsi en
me fixant,
oui je vous regarde
pour voir si
vous ne me
surveillez pas!)
Toutes ces idées provoquent des émotions
et des tensions usantes pour le cerveau et
qui ne peuvent s’échapper (on passerait pour
un fou à invectiver les gens ainsi! Et là
est le cercle vicieux de la phobie sociale qui se
nourrit du regard sur les autres et des autres
qui vous regardent: pourquoi me regardez-vous avec insistance?
Le sujet malade ne sait pas que c’est parce
qu’il scrute à plusieurs reprises -par exemple
dans les transports en commun- le visage
d’une personne en face d’elle pour voir si ce visage exprime des traits, des
expressions de rejet de vous, qu'il auto-nourrit sa peur et sa phobie.)
Toutes ces
idées ne pouvant
s'échapper,
produisent
un système
d'alarme qu'on
appelle Angoisse.
Avec le temps, la personne n'est même plus
consciente qu'elle étouffe ses émotions. Habituée à subir l'angoisse lorsqu'elle
est en présence des autres, elle associe son anxiété et son angoisse
aux autres. La personne a de plus en plus peur et elle
commence à éviter la société, alors commence la phobie sociale handicapante,
car son trouble l'empêche de faire tout ce
qui est en société.
| Comprendre la phobie sociale |
Imaginez que vous vous retrouvez d'un coup
entièrement nu dans la rue ou devant vos collègues de travail
! Vous allez
ressentir de la honte mais surtout
penser que
l'on va vous regarder, que l'on
va se moquer
de vous et vous aurez envie
de vous cacher
dans un trou de souris, pourvu
qu'on ne vous
voie pas.
Un phobique
social va produire
la même pensée
de fuir le
regard des
autres et finalement
Les Autres
tout cours.
"L'enfer,
c'est les autres."
(Jean-Paul
Sartre)
La phobie sociale
est donc l'incapacité à
avoir des relations
sociales et professionnelles
satisfaisantes,
du fait de l'anxiété et de
la peur humiliante
du " regard de l'autre
", de
l'obsession d'être épié et jugé
par ses semblables.
Du côté des Comportementalistes:
" La phobie
n'est pas une
maladie mais
un trouble
du comportement
appris. Les
symptômes
d'une attaque
de panique
sont identiques
à ceux ressentis
lors d'une
très grosse
peur,
tout le monde
a une fois
dans sa vie
connu
ces symptômes
(exemple pendant
un accident
de voiture
etc.) mais
le cerveau
a réussi
à bien identifier
la peur en
question afin
de nous défendre.
Prenons un
exemple concret,
imaginez que
vous êtes au
milieu d'une
route
et tout d'un
coup vous voyez
un chauffard
vous foncer
dessus : peur
=> symptômes
attaque de
panique =>
fuite devant
le
danger, cette
fonction est
vitale pour
tout
être vivant,
c'est ce qui
permet de le
protéger.
Or comment
devient-on phobique ? On devient phobique progressivement par une
accumulation
de plusieurs paramètres, en général les phobiques sont des personnes
sensibles qui
ont vécu dans une ambiance
angoissante
ou qui ont eu des parents très
angoissés,
et qui ont appris à penser plus
aux autres
qu'à eux-même. Et puis un jour à force de toujours tirer sur la
corde c'est à dire à force de ne pas écouter les
limites de
son corps, une grosse attaque de panique se déclenche
dans un endroit
quelconque (dans la rue ou
dans la voiture
ou dans un magasin ou dans
une situation
sociale, etc.). Le mécanisme naturel de défense se met alors
en route :
Attaque de panique => fuite,
mais un problème se pose alors pour le cerveau.
Si attaque de panique, il y a eu un grand
danger donc
le cerveau cherche un coupable
: Quelle a
été la peur qui a déclenchée une
crise de panique
? La partie inconsciente
du cerveau
enregistre alors l'endroit, la
situation où
a eu lieu la première attaque
de panique,
comme une situation dangereuse
et dont il
doit se méfier. C'est ainsi qu'à chaque fois que la personne va vouloir
retourner à
cet endroit ou dans cette situation,
son inconscient
va lui envoyer un message
erroné de danger,
et déclencher une nouvelle
attaque de
panique et encore une fuite. La
personne va
alors finir par éviter l'endroit
ou la situation
en question,
et
par définition
: dès qu'il y a peur avec évitement, il y a
développement
d'une phobie. Le cerveau va
alors sans
cesse envoyer de mauvaises informations
et la personne
va progressivement s'enfoncer
dans l'évitement
de plusieurs situations
de peur d'avoir
à nouveaux des crises de
paniques jusqu'à
ce qu'elle ne puisse plus
du tout sortir
de chez elle ou rencontrer
des gens. Elle
est devenue agoraphobe ou
phobique sociale."
| Le trouble de la personnalité évitante |
Description
médicale tirée du DSM-IV : Diagnostic
and Statistical
Manual of Mental Disorders
- American
Psychiatric Association:
Mode général d'inhibition sociale, de sentiment de ne pas
être à la hauteur et d'hypersensibilité au
jugement négatif d'autrui qui apparaît au
début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers,
comme en témoignent
au moins quatre des manifestations
suivantes:
1.Le sujet
évite les activités
sociales professionnelles
qui impliquent
des contacts
importants
avec
autrui par
crainte. d'être
critiqué, désapprouvé
ou rejeté.
2.Est réticent à s'impliquer avec autrui
à moins d'être certain d'être aimé.
3.Est réservé
dans les relations
intimes
par crainte
d'être exposé
à la honte
et au
ridicule.
4.Craint d'être
critiqué ou
rejeté dans
les
situations
sociales.
5.Est inhibé
dans les situations
interpersonnelles
nouvelles à
cause d'un
sentiment de
ne pas
être à la hauteur.
6.Se perçoit comme socialement incompétent,
sans attrait ou inférieur aux autres.
7.Est particulièrement
réticent à
prendre
des risques
personnels
ou à s'engager
dans
de nouvelles
activités par
crainte d'éprouver
de l'embarras.
Les grandes
phobies: anxiété sociale, agoraphobie,
phobie scolaire,
les troubles anxieux, les
attaques de
panique, peuvent arriver à n'importe
qui aussi fort
soit-il et dissoudre un mental
fort et bien
construit, à la suite d'un accident,
d'une séparation,
d'un traumatisme, d'un
surmenage professionnel.
| Histoire de la phobie sociale |
Chez les Grecs, la phobie sociale était mentionnée
sous le nom
de timidité.
Au XIXe siècle,
on l'a décrite comme « rougeur
due au trac
».
C'est Jeannet, en 1903, qui le premier a parlé de phobie.
A partir de
1966, les phobies ont été différenciées.
Définition
En deux phases:
d'abord une
peur marquée
en situation
sociale qui
se répercute sur
les performances,
jusqu'à provoquer
un handicap.
Dans un deuxième
temps, la personne
évite
les situations
sociales, ce
qui entraîne
une invalidité
sociale.
Mécanisme
La personne
est uniquement
centrée sur ses
réactions internes
dans ses échanges
avec
les autres.
Elle ne perçoit
pas son interlocuteur.
Elle voit son
trouble comme
dans un miroir:
ses tremblements,
sa sueur, le
rougissement
de son visage.
La phobie sociale
devient vite
un cercle
vicieux qui
s'auto-alimente:
la peur fait
baisser les
performances,
la baisse des performances
entraîne l'évitement.
Plus l'évitement
est
grand, moins
la personne
a l'occasion de
s'exercer,
donc ses performances
diminuent,
etc. Le handicap
causé par la
phobie sociale
se répercute
à plusieurs
niveaux de la vie
de la personne:
la profession,
le mariage,
la capacité
à quitter sa
famille.
Fréquence
Les phobies sociales sont décrites partout
dans le monde, sauf en Afrique. Il y a à
peu près autant d'hommes que de femmes phobiques
sociaux. Selon les études, la fréquence de
la maladie dans la population va de 3 à 30-40%.

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Comment se déroulent les séances de thérapie
comportementale et cognitive (TCC) ?
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En ce qui concerne la phobie sociale et l'
agoraphobie, le psy va vous faire faire une
batterie de tests puis vous faire établir
une liste des situations qui vous gênent
et ensuite vous y désensibiliser par de la
relaxation musculaire, des suggestions et
des expositions douces aux situations que
vous redoutez, pour vous aider à vous faire
prendre conscience de vos idées fausses et
vous permettre de vous en délivrer.
Acheter la relaxation auto-hypnose séance
de thérapie
| Histoire de la phobie sociale (suite) |
L'âge d'apparition
de la maladie est très
bas. On évalue
que 70% des cas se déclarent avant 15 ans.
Troubles associés
ou comorbidité
On constate,
chez l'enfant,
une grande
agressivité
en situation
sociale.
Chez l'adulte,
la dépression et très souvent
l'addiction
(comportements nuisibles et répétés:
la toxicomanie, l'alcoolisme.
Une étude à
Bâle a montré que 60% des toxicomanes
aux opiacés
étaient phobiques sociaux. Les
personnes phobiques
«soignent» leur anxiété
par ces conduites
addictives.
Diagnostic
Le diagnostic
est très difficile
à poser.
Chez les enfants
de moins de
15 ans
Les enfants
ne peuvent développer des stratégies
d'évitement.
Ils sont obligés d'aller à l'école.
Ils se défendent
souvent par une grande agressivité
et ont de mauvaises
notes. Les périodes clés pour l'émergence des symptômes d'une phobie
sociale seraient
4-5 ans et le début de l'adolescence.
Chez les adultes
Les gens s'arrangent,
s'accommodent
de leur
trouble phobique
et consultent
souvent pour
une maladie
associée, par
exemple la
dépression.
Il en résulte
que les gens
consultent pour
la première
fois jusqu'à
dix-huit ans après
le début de
leur pathologie.
Ce qui est regrettable
car le trouble
est alors cristallisé,
ancré.
Chez l'enfant,
il s'agit de différencier le syndrome d'abandon (l'enfant
pleure parce
qu'il quitte sa famille) de
la phobie sociale
(l'enfant pleure parce
qu'il a peur
des gens).
Chez l'adulte,
le diagnostic différentiel
porte sur les
troubles paniques et la phobie
sociale: la personne qui panique n'aime que les personnes
qu'elle connaît
s'occupent d'elle tandis que la personne phobique craint que
les personnes
qu'elle connaît
s'occupent
d'elle.
Causes
Il n'y a pas
de cause spécifique
mais plutôt
un ensemble
de facteurs.
Une prédisposition
génétique.
Un certain
environnement: une famille autoritaire centrée sur les performances,
la compétition.
Un type de
personnalité:
évitante (timide,
en retrait,
qui se défend
de l'angoisse
des
performances
par l'évitement,
évitement qu'elle
finit par avoir
pour toute
la société);
un
peu obsessionnelle.
Dans moins
de 10% des
cas, on relève un traumatisme
aigu dans l'enfance,
souvent une
humiliation
publique.
Traitement
Dans un premier
temps, il faut traiter la
comorbidité
(troubles associés), par exemple
la dépression.
L'OMS ne donne pas d'indication
thérapeutique
claire pour traiter la phobie
sociale. La
tendance générale est de traiter
à deux niveaux.
Les traitements sont longs, surtout si le
trouble est
cristallisé
depuis longtemps.
Niveau médicamenteux
Les antidépresseurs:
jusqu'à il
y a 15 ans
ce sont les
IMAO, et surtout
l'Anafranil,
qui étaient
prescrits.
De nos jours,
on utilise les antidépresseurs sérotoninergiques, le seul qui a reçu l'autorisation d'être
utilisé pour le traitement des phobies est
le Déroxat. Les anxiolytiques de type benzodiaépines sont utilisés en prévenant systématiquement le malade de
ne pas augmenter lui même la dose avec des
explications prononcées du médecin , la confiance
patient-médecin doit être élevée.
Niveau psychologique
(pendant environ
un
an)
La TCC (Thérapie
Cognitive et Comportementale).
Elle se fait
en trois étapes:
Action sur le comportement, c'est-à-dire
sur les symptômes physiques qui poussent
la personne à l'évitement, en verbalisant
ses troubles physiques, puis en faisant prendre
conscience à la personne que son ressenti n'est pas perçu de l'extérieur.
Action sur les pensées automatiques qui sont souvent du type «je ne suis pas
capable». Les
phobiques pensent
qu'ils ne
sont pas à
la hauteur
des performances que
l'on attend
d'eux. Ils
se retirent dans l'agression
ou l'évitement;
L'immersion:
la personne se met dans la situation
qui la rend
phobique. L'immersion se fait
très doucement,
progressivement et en compagnie
d'une personne
de confiance. Quand l'immersion
est bien faite,
la phobie devient très vite
supportable.
Mais si elle se passe mal, on
perd environ
un an de thérapie.
En conclusion,
la phobie est
souvent une
angoisse qui
s'est cristallisée
en peur d'un
objet ou d'une
situation.
Dans moins
de 10%
des cas, on
trouve un traumatisme
aigu. La
thérapie pour
une remise
en confiance
de
la personne
en ses capacités
est très longue.
Un environnement
thérapeutique
favorable
avec une confiance
réciproque
est nécessaire.
Description
médicale tirée
du DSM-IV :
Diagnostic
and Statistical
Manual of Mental
Disorders
1.Une peur
persistante
et intense
d'une ou
plusieurs situations
sociales ou
bien de
situations
de performance
durant lesquelles
le sujet est
en contact
avec des gens
non
familiers ou
bien peut être
exposé à l'éventuelle
observation
attentive d'autrui.
Le sujet
craint d'agir
(ou de montrer
des symptômes
anxieux) de
façon embarrassante
ou humiliante.
2.L'exposition
à la situation sociale redoutée
provoque de
façon quasi systématique une
anxiété qui
peut prendre la forme d'une attaque
de panique
liée à la situation ou bien facilitée
par la situation.
3.Le sujet
reconnaît le
caractère excessif
ou irraisonné
de la peur.
4.Les situations
sociales ou
de performance
sont évitées
ou vécues avec
une anxiété
et
une détresse
intenses.
5.L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s)
sociale(s) ou de performance redoutée(s)
perturbent , de façon importante, les habitudes
de l'individu, ses activités professionnelles
(ou scolaires), ou bien ses activités sociales
ou ses relations avec autrui, ou bien le
fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un
sentiment de souffrance important.
6.Pour les
individus de
moins de 18
ans,
on ne porte
le diagnostic
que si la durée
est d'au moins
6 mois.
7.La peur ou
le comportement
d'évitement
n'est pas lié
aux effets
physiologiques
directs
d'une substance
ni à une affection
médicale
et ne sont
pas mieux expliqués
par un autre
trouble mental
(p. ex. le
trouble panique
avec ou sans
agoraphobie).
Si une affection
médicale générale
ou un
autre trouble
mental est
présent, la
peur
décrite en
1 est indépendante
de ces troubles;
par exemple,
le sujet ne
redoute pas
de bégayer,
etc..
Autrement dit, la phobie sociale est la peur irraisonnée, intense et persistante de situations sociales. La personne redoute
d'être évaluée, critiquée ou jugée ridicule.
Elle craint d'être exposée à l'éventuelle
observation attentive d'autrui et donc d'agir
de façon humiliante ou embarrassante. Elle
reconnaît le caractère excessif de la peur.
Pourtant, les situations sociales ou de performance
sont évitées ou vécues avec une anxiété et
une détresse intenses. L'évitement, l'anticipation
anxieuse ou la souffrance dans les situations
redoutées sociales ou de performance perturbent,
de façon importante, les habitudes de l'individu,
ses activités professionnelles (ou scolaires)
ou bien ses activités sociales ou ses relations
avec autrui. Le phobique social peut avoir
à subir la peur de rougir , la peur de manger, d'écrire, de travailler
sous le regard d'autrui ou la peur de formuler des demandes, la
peur de parler devant un groupe ou de faire
de nouvelles rencontres.
Rejoindre le forum pour témoigner, s'entraider,
avoir des conseils,
dialoguer, partager.
http://www.phobie-agoraphobie.net/forum
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