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Phobie sociale
Témoignages
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Histoire d'Emilie
Espérance81
Envoyé : 22/05/2005
20:49
Bonjour à tous. Je m'appelle Émilie.
J'ai 23
ans et je suis
étudiante à Lyon.
Pour résumer
rapidement
ce qui m'amène
à vous écrire,
je dirais que
je suis agoraphobe
depuis toujours
il me semble.
Ce n'est
que depuis
3 ans qu'un
psychiatre à Lyon
(connu d'ailleurs,
il s'appelle
Frédéric
Fanget) m'a
effectivement
diagnostiqué
une phobie
sociale.
Je vous avoue que c'est presque un soulagement
de pouvoir
mettre un nom sur toute cette
souffrance
accumulée depuis si longtemps. Ensuite, après de nombreuses pérégrinations
incluant tentatives
de suicide
à répétition,
une longue
et intense
dépression, un entourage
qui vous comprend
de moins en
moins et vous
juge de plus
en plus, j'en
arrive finalement
à rencontrer
le docteur
Cottraux (un des
meilleurs spécialistes
des troubles
anxieux-
il exerce à
Lyon; pour
les personnes que
ça intéresse,
il faut à peu
près compter
une année pour
obtenir un
rendez-vous....)
et à intégrer
un groupe de
thérapie (12 séances
dont la dernière
eut lieu en
janvier dernier).
Je dois dire qu'au point où j'en
étais, ce ne fut que bénéfique. J'ai
pu petit à petit reprendre mes études car jusque là je ne sortais JAMAIS toute seule
et même accompagnée
c'était atroce de
sentir le regard
des autres sur moi... Donc, oui, la thérapie m'a beaucoup aidée,
cependant,
j'ai toujours beaucoup de
mal à affronter tous ces regards, tous ces gens, surtout en ce moment car je
dois bientôt
effectuer un stage de 2 mois
en région parisienne....
Je suis terrorisée
à l'idée
de me retrouver dans une si
grande ville,
dans les transports en commun
(ma bête noire...)
et dans une grosse entreprise
dans laquelle
j'ai tellement peur de
ne pas être
à la hauteur... Il y a toujours en moi, quoi que je fasse
et où que je
sois, quelque chose qui m'angoisse
énormément: les principaux signes sont le mal de ventre
permanent et
une transpiration
handicapante
qui peu à peu
est justement
devenue une
obsession
(peur de transpirer
devant des
gens donc
peur de faire
du sport en
public, peur
de
l'été etc....)
Un cercle vicieux infernal contre lequel je me bats depuis si longtemps.
Je dois dire que je suis très souvent gagnée par l'épuisement et la dépression mais que
malgré tout je constate une force en moi
qui me donne
l'espoir
et le courage
de
me battre, chaque jour, chaque minute et chaque seconde
qui me confronte
au monde. De toute manière on a pas le choix. On a
beau être aidé
(par la famille,
les psys
ou les médicaments),
la seule personne
capable
de nous sortir
de là c'est
nous-mêmes.
Il faut Y CROIRE
et continuer
à se battre
et accepter d'être faible et de pleurer
aussi souvent
que nous en
avons besoin.
J'ai la chance d'être sur la bonne
voie, même
si je suis consciente que le chemin est encore
long pour ressentir
cette sérénité
tant espérée et pour cela j'aimerais énormément rencontrer
certains d'entre
vous qui le
désirent
et qui en sont
capables pour
parler de nous,
de la souffrance,
de nos progrès,
de la vie
en général.
Je suis à Paris les mois de juin et juillet
et à Lyon le
reste du temps.
N'hésitez
pas à me contacter,
je suis convaincue que la solitude ne fait
qu'aggraver
le mal et nous
enfonce dans
une mésestime
de nous-mêmes assez effroyable... Courage à tous vers
le chemin du mieux-être. Emilie.
Interrogations phobie sociale
Céline-et-Seb
Envoyé : 07/05/2005 10:41
Je ne sais pas trop par où commencer, malgré
plusieurs années
de maladie
il est encore
très difficile
pour moi d'en
parler.
J'en ai
marre de devoir
trouver des excuses
auprès de mes
amis (qui sont
de plus en plus
rares) pour
refuser leurs invitations, marre que l'on pense de moi que je
suis une fainéante
qui ne recherche pas d'emploi.
Mon médecin m'a prescrit des antidépresseurs
est-ce la solution?
Je ne sais
pas vers qui
me tourner
(psy, thérapeute,...)? Merci de me conseiller.
Myrmé
Envoyé : 09/05/2005 13:33
Bonjour, je m'appelle Fred et j'ai
25 ans. Phobie
sociale, tel
est le terme
employé par
un psychiatre
que j'ai consulté.
Je ne peux
plus sortir
de chez moi, ne répond
pas non plus
au téléphone
et ne vois plus
ni famille,
ni amis depuis
presque 6 mois
(mis à part
quand je bosse).
Énormément de
difficulté
à aller vers
autrui et encore
plus pour leur
adresser la
parole. J'ai
vu un psychothérapeute
(40 euros la
séance,
non remboursé)
pendant 4 séances.
Nous avons
parlé, beaucoup
parlé, je me
suis confié
et j'en ressortais toujours avec une sensation
de bonheur
presque parfait. Mais le bonheur laissa place à la déprime
chaque lendemain de consultation chez le
psychothérapeute. J'ai donc décidé d'arrêter
et de voir un psychiatre (60 euros la séance,
remboursé en partie). Après 45 min d'entretien:
"phobie sociale", tel est le terme
employé pour qualifier mes diverses angoisses.
Il m'a également prescrit des antidépresseurs
pendant un mois. Point assez positif qu'est
la prise de ces médicaments mais un bémol
malgré tout, quant à la descente qui m'engouffrait
totalement dans une déprime très prononcée.
J'envisage de commencer une TCC après
avoir trouvé un médecin pratiquant cette
thérapie. J'espère avoir pu répondre
à une de tes interrogations et te souhaite
beaucoup de courage. @+
Pertinence d'une PS
Cobalt329 en
réponse à Message 12
Envoyé : 14/01/2009
12:26
Je réponds
à ton mail. Je ne suis pas souvent
sur le forum
car étant une personne qui a
un travail,
je demeure précaire et c'est beaucoup lié à ma PS.
Que notre difficulté
émotionnelle et psychologique
soit liée à
un gène, à une raison organique
ou à un environnement
psychologique, trouver
l'origine
ne résoudra pas forcément mieux
le fait que
nous devions vivre avec, tant
bien que mal.
Je crois qu'il est en effet
bon de se faire
aider, à travers les soins
aussi divers
soient-ils, et adaptables à
chacun.
Mais notre
réalité a peu de chance de changer, la vie sera toujours particulièrement complexe et éprouvante pour nous. Par contre, cela
ne nous empêche
pas de lutter pour éviter
l'écrasement
dans nos fragilités. Le
but demeurant
celui de vivre au mieux, car
n'oublions
pas que nous avons la faculté
d'être
heureux et de rendre les autres
heureux. Notre PS est certes un gros handicap, mais elle nous
enrichit aussi
à travers notre hypersensibilité.
Je pense que
vivre sa PS commence par une acceptation, notre vie en souffrira, mais cela ne va pas
dire qu'elle
ne se réalisera pas et ne
parviendra
pas à se maintenir malgré les
aspects destructeurs
de notre fragilité :
dépression,
alcoolisation, enfermement, difficulté
à s'inscrire
dans le monde du travail,
tendance suicidaire.
Notre pire danger, c'est
la désocialisation
! Cela nous tue à petit
feu.
En ce moment,
après avoir finit par trouver
un taf quand
je désespérais de pouvoir en
tenir un, j'y
suis arrivée. Rien d'idéal,
mais suffisamment
pour vivre et m'assumer
dans cette
société. C'est très important
pour un PS
de ne pas être dépendant, ou de
se sentir dans
un monde à part de celui qui
"serait
vivant" quand l'autre
reste celui
où on meurt. Je crois qu'il ne faut surtout pas chercher
à devenir comme
les "autres", d'abord
les autres
ont tous des problèmes "autres"
et propres
à leurs histoires personnelles. Par contre, je crois qu'il faut travailler sur la
quête de son
plaisir, celui à trouver en
étant parmi
les autres. Je pense que nous devons faire cet apprentissage
douloureux
et en même temps bénéfique pour
nous. Être
à l'abri, nous en avons besoin
plus que les
autres pour nous recentrer,
nous relâcher
après toutes les tensions et
angoisses que
provoque en nous l'extérieur,
mais il est
bon de tenir un certain équilibre.
Avoir un but,
un achat, un projet, une activité,
tout cela nous
pousse dehors et c'est
bon. Aussi
imparfaits qu'on ait été,
peu importe,
on n'est pas resté à culpabiliser
sur nôtre "lâcheté",
c'est
à dire soumis
à la peur.
Peu importe si l'on a bafouillé, eu le
coeur battant
comme une surchauffe frôlant
la panique,
l'essentiel c'est d'avoir
fait un pas,
avancer dans ce qu'on veut
faire ou obtenir.
Le jugement de l'autre
nous est insupportable
et bien moquons nous
en du mieux
que nous pouvons. Quelle importance
parmi ces millions
de gens d'avoir l'air
bizarre ou
pas comme il faut, de toute façon
ce n'est pas en restant figé sur ma peur
que je vais
aller mieux ni parvenir à construire un échange ou un
lien. En plus
la vie offre certes beaucoup
de dureté,
d'indifférence, voir d'irrespect,
surtout dés
qu'elle sent l'autre
vulnérable,
mais elle offre aussi de belles
rencontres
où l'autre apprécie au-delà
de notre phobie,
qui nous sommes, notre personnalité.
Le tout
n'est pas
d'avoir la
vie qu'on
aurait eu si
et si...on n'était
pas PS. Si
nous le sommes,
nous le resterons,
même en allant
beaucoup mieux,
notre vécu
aura inscrit
cela en nous.
Par contre ce
que nous pouvons
changer, c'est
notre
façon d' assumer notre phobie, comme une honte, ou comme une fragilité qu'il faut apprivoiser
en soi. La reconnaissance, nous ne l'aurons pas,
les maladies psychologiques ont peu de suffrages
parmi l'empathie,
on s'en
méfie trop,
cela fait peur
!!! Or, il y a des personnes qui sont bien plus
malades que
nous et bien
plus dangereusement,
mais cela n'a
tout simplement
pas la
conséquence
de les désocialiser.
La voix
framboisette2204
Envoyé : 29/11/2005 17:31
Bonjour, je suis phobique sociale et cela
fait peu de temps que j'ai mis un nom sur
le mal. Parler en public, en groupe autour
d'une table, même parler de moi sont tellement
difficiles pour moi (rougeur du visage, palpitations,
sudation...) qu'il m'arrive souvent de les
éviter. Depuis Avril 2004, je prends du Deroxat,
un antidépresseur qui m'aide énormément et
qui fait disparaitre toutes ces sources de
mal être. Mais je suis consciente que prendre
des antidépresseurs n'est qu'une béquille
provisoire et qu'il va falloir s'attaquer
au problème avec l'aide d'un psy. D'après
tout ce que j'ai pu lire sur le sujet, il
apparaît qu'une des meilleures thérapies
soit la TCC.
Si vous avez suivi ce genre de thérapies,
si vous avez un avis sur le sujet ou si vous
connaissez une autre méthode plus efficace,
je serais très contente de pouvoir avancer
sur le sujet!
Merci.
JM
Fearlessmu1
Envoyé : 29/11/2005 21:17
Je viens de lire votre message. Je ne vis
pas en France mais en Israël donc je ne peux
pas vous donnez des personnes susceptibles
de vous aider mais en tant que professeur
de chant et rééducatrice de la voix j`ai
eu l`occasion d`avoir parmi mes élèves une
conférencière prise de panique récente et
nous avons travaillé sur la conscience de
la voix et elle a repris, pour mon plus grand
bonheur, ses conférences. Je pense qu'il
serait utile de vous enregistrer et d'apprendre
à vous écouter parler de la même façon que
depuis l`enfance vous vous regardez dans
la glace. Votre voix est la vôtre et le nombre de personnes qui vous écoutent
n'est pas la racine du problème mais le manque
de confiance en soi. L'apprentissage et la gestion de la parole
par des techniques vocales et plus profondes
vous donneront la force et l'assurance de
parler en public. Je vous recommande aussi
d'essayer de prendre des cours de théâtre,
cela vous libérera très rapidement. Je vous
souhaite le meilleur.
Témoignage phobie sociale et alcool
De lauvah8 envoyé le 31/05/2008 15:42
Bonjour, je suis nouvelle sur ce site et
je souffre de phobie sociale depuis 13 ans.
Je n'ai pas pu faire d’études à cause d'elle.
J'avais réussie à trouver un emploi excellent
mais j'ai du le fuir tellement cette peur
commandait mes journées. Actuellement je
suis en invalidité. Cette pieuvre m'empêche
de conduire ma vie telle que je l'entends.
Je reste cloîtrée chez moi alors que je cherche
le contact éperdument. Je suis obligée de m'alcooliser pour faire
des rencontres et ne pas dévoiler cette faiblesse.
Et surtout ne pas rougir pour rien. A cause de ma phobie je suis devenue alcoolo
dépendante. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour
me sentir exister. Mais ce produit que je
nommais auparavant comme un élixir je souhaite
m'en débarrasser et être aussi a l'aise en
société. Surtout ne faites pas comme moi
ne croyez pas que l'alcool est une solution.
C' EST UN PIEGE. Je pense que l'on peut s'entraider. A plusieurs
on se sent plus fort. J'habite dans la région
parisienne 92. Je souhaiterai me faire un
cercle d'amis qui ressent la même chose.
Eh oui cette saleté de pieuvre qu'est la
phobie sociale ne m'a pas autorisé l'accès
à l'amitié!! A bientôt.
De : patibel2 envoyé le 14/09/2008 17:08
Bonjour, j’ai 50 ans et autant d'années de
phobie sociale, enfin avant ont me disais
plutôt timide. En fait je ne sais que depuis
que quelques années que je souffre de cela,
par contre ce que je sais, c'est que depuis mes 18 ans je suis une alcoolique
chronique ! Je m'étais en effet bien vite rendue conte
que en buvant un verre, j'avais tout de suite
plus d'assurance et voilà, à présent je me retrouve plus alcoolique
et suicidaire que phobique !
Depuis 1991 je suis invalide et j'ai été
hospitalisée au moins une trentaine de fois
!
Alors fais très attention à l’alcool, c'est
ton pire ennemi et ne te guérira certainement
pas de ton problème de phobie. Fais toi plutôt
aider par un psy et ce qui n'est pas mal
(et même très bien) c'est la thérapie comportementale.
Moi à part les pros, personne ne pourrait
dire que je souffre de ce mal (phobie) ou
même que je suis timide, car depuis des années je joue un jeu, une autre personnalité que
je montre aux autres, mais ....qu’est ce
que c'est fatigant !!! Et sous l'emprise de l'alcool ....qu'est
ce que j'ai pus faire comme bêtises !!!
Bien à vous
Pati
De : inconscience Envoyé : 28/09/2007 18:28
Salut, j'ai 22ans et je souffre de phobie
sociale depuis 6ans! Je ne fais plus rien,
de toute façon je ne peux rien faire, j'ai
pratiquement tout essayé entre les médicaments,
les psy, l'hôpital, en vain j'ai compris
qu'il n'y avait que moi même qui peu m'en
sortir! Je n'ose pas parler à des gens qu'ils
soient de ma famille ou pas! J'ai trop peur de mes tremblements, mes rougissements,
mes yeux fuyants le regard des autres ! Je
panique toutes ces pensées s'enchaînent je
ne me contrôle plus et c'est très très gênant!!
Voir honteux! En plus je souffre d'anxiété
aigue! J’ai toujours mal quelque part! Je suis
"tombée" dans l'alcool pour pouvoir
de temps en temps vivre normalement avec
des gens, mais bon aujourd’hui je ne le fait
plus car je voudrais pouvoir vivre sans dépendance
car cela n'arrange rien! Bisous à toutes
et à tous!
De : ailleurs Envoyé : 03/01/2007 15:07
Bonjour, je suis atteinte de phobie sociale
en plus d'une anxiété aigue chronique! Tout
cela a débuté vers mes 14 ans (j'en ai 22
aujourd’hui) par des crises de spasmophilie,
échec scolaire complexe physique, je me suis
mise à boire, fumer, je m'enfonçai sans m'en
rendre compte! Et puis petit à petit, paf
! Traitement médicaments, psychiatre, il
y a deux ans j'ai même essayé l'hôpital,
rien à faire je tombai encore plus, j'ai
voulu avoir bonne conscience et essayer de
prendre soin de moi toute seule et maintenant
j'en arrive à un point où je ne sais plus.
Je n'ai plus de contact extérieur, même ma
famille je ne la vois plus! Je suis en permanence paniquée de peur de
voir quelqu'un, je ne vais même pas sur ma
terrasse, ni à l'épicerie du coin je me sens agressée par le regard d'autrui, comme s'ils percevaient ma honte, ma gène,
je ne sais plus comment il faut être même
pour dire bonjours je ne sais plus s'il faut
sourire, compatir… C’est trop dur. Je suis toujours embarrassée, j’étais en
parfait contrôle de moi et maintenant je
n' arrive même plus à me mettre un petit
masque à cause de gène physique qui ne cesse
d'augmenter (tremblement, rougissement pour
n'importe quoi, peur de rencontrer les yeux des autres!..) Je me sens horriblement seule et pourtant
je sais que j'ai de l'entourage, des amis,
de la famille! Enfin bon c'est dur d'expliquer
tout ça en quelques phrases, enfin je suis
contente pour la première fois d'oser en
parler sur un forum, j'avais vraiment du
mal!! Si des personnes vivent la même chose
...
Il y a 10 ans de résumés ici
Trouble de
personnalité évitante
Damdamboy
Envoyé : 24/05/2003
16:18
Je m'appelle
Damien et j'ai 27 ans.
C'est la
première fois aujourd'hui
que je viens
sur ce forum. J'ai lu quelques
uns des témoignages
ici présents et j'ai
eu l'impression
de plus ou moins m'y
reconnaître.
Pour résumer
mon parcours, j'ai toujours
été quelqu'un
d'assez timide depuis
l'enfance,
mais sans que je m'en rende compte, à partir de l'adolescence, cette timidité
est devenue
pathologique au point d'éviter toutes les situations
dans lesquelles
je n'étais pas à l'aise.
En plus, plus
j'évitais, plus je culpabilisais
et je souffrais.
À côté de mes semblables,
j'avais
l'impression d'être un
extra-terrestre
et je pensais véritablement qu'il n'y
avait que moi
qui vivait un truc pareil. Bref, j'étais le mec sans charisme, sans
conversation,
je passais des heures le nez
dans les bouquins,
alors j'étais considéré
comme l'intello
de base... En même temps,
même si j'avais
quand même deux ou trois
bons copains
(en particulier Christophe et
Sébastien, je n'étais pas pestiféré pour tout le
monde), j'enviais et je jalousais tous ces jeunes
de mon âge
qui sortaient en bande, qui faisaient
la fête jusqu'à
3 plombes pendant que
moi je lisais
enfermé dans ma piaule. En fait, je me souviens que j'ai vraiment
commencé à m'isoler à partir de l'âge de 15
ans lorsque j'ai été victime d'une agression sexuelle par des jeunes de mon âge, sujet sur lequel
je ne m'étendrai
pas ici (j'ai tellement
eu honte que
je n'ai jamais porté plainte
– c'était
en 1990 on m'aurait ri
au nez à l'époque,
et de ce fait je l'ai
tu pendant
des années); mais il est vrai
qu'à partir
de ce moment là, je me suis mis à détester les gens de mon
âge, à devenir
méfiant. En plus, j'étais devenu moitié parano,
persuadé que
tout le monde que ce soit au
village ou
au lycée était au courant. C'est
de là qu'a
vraiment débutée ma crainte
du regard des
autres, du jugement. Par exemple, je passais dans un couloir du
lycée, des
jeunes étaient en train de rigoler,
je le prenais
pour moi. C'est horrible de vivre comme ça. Et
puis en novembre
1993, un mois après mes
18 ans en fait,
à force de tout garder, parce
que j'encaissais
vraiment tout, j'ai
fait ma première crise d'angoisse. J'ignorais totalement ce que ça pouvait
être et j'ai
cru que j'allais crever
surtout que
c'était au milieu de la nuit.
Ma mère m'a
dit que ça allait se passer,
je me suis
calmé comme j'ai pu. Mais
les crises
se sont multipliées, et quand
ce n'étaient
pas des attaques de panique, c'étaient des
migraines incessantes,
des douleurs intercostales,
le coeur qui
battait à tout rompre, des vertiges,
des sueurs,
des rougeurs, la gorge nouée,
la voix cassée et d'autres bonnes choses. Le médecin
chez qui ma
mère m'avait conduit à l'époque,
a mis tout
ça sur le compte que c'était
l'année
du bac et que je stressais à
cette idée.
Foutaises, d'abord cela faisait
depuis la seconde
que je suivais péniblement...
Je ne me souviens
même plus de la médication
qu'il m'avait
donnée à l'époque.
1994 se passe
plutôt mal. Je loupe le bac
même si mon
instinct inné de survie m'avait
permis de commencer
mes révisions trois mois
avant la date
fatidique. Déçu, je me mets à glander, je suis oisif. Cependant, le fait de ne plus être exposé à l'école
me fait du
bien. J'arrive néanmoins à décrocher un petit
boulot dans
le secteur hospitalier pendant
les vacances.
Ça me botte. Je demande à y
rester. Refus,
il faut une qualification
pour bosser
en hôpital. Ayant pris soin de
ne pas remplir
de dossier de redoublement
après mon échec
à l'oral du bac, je ne
retourne pas
à l'école à mon grand soulagement...
Je pars à l'armée pour mettre un peu de distance entre ma famille qui est
aussi disjonctée
que moi (je ne ferai pas
de rapport
sur mon père et ma mère, mais
bon à l'époque
c'étaient pas des
cadeaux). Pour la première fois de ma vie, même si
j'en chie
comme un voleur, je m'épanouis.
Parce que je
suis encadré par des mecs psychologiquement
forts, parce
que je fais du sport et que
ça me purge
l'esprit, parce que je sors
en bande pour
la première fois de ma vie,
parce que je
m'éclate, je me prends des
cuites, parce que là où je suis on me connaît pas.
Bref, je m'affirme, je deviens un type
carrément différent.
Deux ans après, quand
j'en sors,
le mec timide et renfermé
a laissé place
à la grande gueule extravertie,
plus sûr de
lui qu'avant. Une vraie école
de la vie.
Je me la pète grave au volant
de ma 205 pourrie
(j'ai quand même mis
des années
à l'avoir mon foutu permis).
Je traîne avec
les jeunes que je rêvais de
fréquenter
depuis toujours. Mais bon, rebelote, je tombe très vite dans le tourbillon de
l'alcool,
le shit... mais surtout l'alcool qui va durer pendant
des années,
et qui va me permettre, contrairement
à l'armée
de m'affirmer de manière
artificielle
tout en me détruisant. Ma vie est un désastre, je fais un boulot
de merde dans
une usine de merde (je suis
dépité, j'ai
repassé mon bac en candidat
libre et je
l'ai obtenu et je fais un
boulot de blaireau).
Je prends conscience
de mon homosexualité,
j'essaye
de m'affirmer en tant que
tel, bang je
me casse la gueule, je ne plais pas aux gays, ils me regardent
eux aussi comme
un phénomène. Dépité par cet échec, je m'isole de nouveau
et je redeviens une personnalité évitante comme au point de départ mais juste avec
le blues, la
mélancolie. Je n'ai plus
de symptômes
puisque je sais gérer: les symptômes,
les crises
d'angoisse... Y'a juste
l'humeur
que j'arrive pas à gérer.
Alors quand
je suis triste, hop, je prends
la bouteille
de whisky et glou et glou...
Ça me conduit
encore plus à l'isolement.
Je suis seul,
je rumine, je fulmine. J'osais
pas aller au
devant des gens mais là j'y
vais encore
moins. J'ai emménagé dans
un appart,
je n'en sors pas, excepté
pour aller
au ravitaillement. Je suis à chier avec les copains qui viennent
me voir...
Je deviens fou, hypocondriaque, dépressif,
triste et seul. J'ai Internet pour seul compagnon. Je
mange sur le
pouce pour
retourner à l'ordi
au plus vite,
je dors peu
et je fume beaucoup,
et je continue
de mettre toutes
mes dernières
capacités physiques
dans mon travail
à l'usine
où d'ailleurs
je ne parle
plus à personne.
Août 1999,
Internet me
rend tout de même
un service,
il me permet
de mettre un nom
sur ma saloperie
de maladie:
la phobie sociale
doublée d'agoraphobie
(j'ai peur
des foules
et de m'éloigner
de chez moi),
je lis toutes
les docs à
ce sujet, les témoignages,
les clés pour
s'en sortir
etc...
Mais je n'ai
pas le déclic, j'ai
besoin d'un
coach. Quelqu'un qui
me connaisse
bien, qui me comprenne, qui
ne soit pas
psychotique ou névrosé, qui soit
sain de corps
et d'esprit. Je l'ai
sous la main
depuis des années en plus, mais
comment je
n'y ai pas pensé plus tôt
? Christophe.
Il m'a toujours soutenu,
sans s'apitoyer
sur mon sort et en m'encourageant
à aller de
l'avant. Le hasard fait que
je me retrouve
à bosser dans la ville où
il bosse lui
aussi. Il me propose qu'on se prenne un appart
pour les deux,
pour des raisons financières
"et comme
ça je t'aurai sous la
main pour t'éviter
de faire des conneries". Il s'est franchement trempé le maillot,
il m'a
aidé à me reconstruire physiquement
et mentalement.
Il m'a apporté tout ce
qui me manquait:
une hygiène de vie. Il m'a
refait manger
sain et équilibré (sa cuisine
était aussi
bonne que celle de maman), m'a
interdit de
boire, m'a remis au sport,
m'a forcé
à me faire violence pour sortir, il m'a convaincu que je n'étais
absolument
pas forcé de faire des trucs que
j'avais
pas envie. Il m'a aidé à me reconstruire pendant
deux ans. Maintenant,
grâce à lui, même si
tout est pas
encore gagné, je ressors, je
vois du monde,
je m'implique au sein
d'une association,
je positive, j'évite
l'évitement,
je m'expose, j'affronte,
je suis souriant, j'ai réorienté ma vie professionnelle
vers une autre
voie. Quand j'ai le blues,
je m'occupe
et ça passe. Bref, j'ai
pratiquement
tout pour trouver le bonheur...
Mais il me
manque toujours un petit copain
gay à mes côtés.
Le fait d'avoir cohabité
avec quelqu'un
pendant 2 ans m'a
donné envie
de recommencer. Et si je passe
par ce site
pour lancer cet appel ce serait
pour savoir
s'il y a des phobiques sociaux gays qui aient le même profil que moi et avec
qui je pourrais entamer une correspondance...
Merci de m'avoir
lu jusqu'au bout,
c'était
long mais il y a 10 ans de résumés ici...
Damien
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Je suis phobique sociale et j'ai 20 ans
Milkylou
Envoyé : 27/01/2005 18:12
J'ai 20ans. Je suis PS depuis plus de
5 ans. Je suis en train de rater mes études.
Je n'ai pas d'amis, pas de petit ami.
Je me nourris mal, je dors mal. J'ai consulté au moins 5 psychologues
cognitivo-comportementalistes. Faudrait-il
essayer les thérapies de groupe? Cela a t'il
marché pour l'un d'entre vous? Mes parents ne comprennent pas. Ils ne m'ont même pas soutenue pendant
mes dépressions. Je pense que si je suis
PS c'est que je suis quelqu'un de
faible, que c'est ma personnalité. Je ne comprends pas les autres, ils me font
peur, je ne leur fait pas confiance. EST-CE QUE QUELQU'UN EST RÉÉLEMENT SORTI
DE LA PHOBIE SOCIALE ? EXISTE T' IL UN ANCIEN
PS QUI A MAINTENANT UNE VIE SOCIALE ET PROFESSIONNELLE
ÉPANOUIE? SOMMES-NOUS CONDAMNÉS À CETTE VIE
DE CHIEN? À quoi bon s'accrocher à une
vie de souffrance s'il n y a pas de solution?
Je ne veux pas d'une vie de frustrations.
Milkylou
Envoyé : 07/02/2005 16:21
Bonjour, je ne vais pas me représenter, ceci
n' est pas mon premier message. Deux
problèmes liés à ma PS sont invivables: 1)
LA CULPABILITE 2) LE FAIT QUE MON ENTOURAGE
ME PRENNE POUR UNE FOLLE. En effet mes parents pensent que je suis tout simplement
une grande fumiste qui prétexte un mal absurde pour ne pas
faire d'études supérieures. Ils savent
que je ne vais pas bien mais très objectivement,
cela ne les intéresse pas. J'ai essayé
d'en parler à mes cousins et cousines
ainsi qu'à un garçon qui voulait sortir avec moi mais
moi....j'avais peur de l'embrasser...car
l'affection me fait perdre mes moyens je ne comprends pas qu'on puisse vouloir
mon bien c'est plus fort que moi...c'est
même violent...cela me pousse à l'autodestruction.
Expliquer mon mal à ces personnes s'est
très mal passé. Les 1ers n'ont pas compris, mais je me
contente de leur gentillesse et de leur affection, sentiments que je découvre depuis quelques
mois, sans lesquelles je ne serais peut-être
plus là aujourd'hui... Le 2ème qui vexé
m'avait laissé tombé me prend pour une
dingue et m'évite. C'est très douloureux
car c'est exactement ce que je redoutais
et cela me sensibilise. Je suis parano et de surcroît les rapports physiques me
dégoûtent lorsqu'il s'agit d'agir,
et je n'y vois que des mauvaises intentions
de la part de mon partenaire... Enfin je
vous en serais très reconnaissante si vous
pouviez m'indiquer une documentation,
une marche à suivre pour faire accepter son
mal, et parallèlement arriver à croire que
ce n'est pas de ma faute. Car ces deux
problèmes m'empêchent d'en finir
avec la PS. MERCI.
Témoignages Phobie scolaire
"En fait ils font une phobie sociale"
De : honesty620 Envoyé : 05/02/2007 20:04
Bonjour,
Je suis Brigitte et je suis la maman de David
qui va avoir 12 ans en mars, et est en phobie
scolaire depuis le 19 janvier 2006, cela
traînais depuis 2 mois environ mais nous
ne pensions pas que cela était très grave,
il a été malade pendant 1 semaine et la veille
du jour où il a du reprendre il s’est mis
à pleurer je ne l’avais jamais vue comme
cela donc nous avons revu le docteur qui
a prolongé l’arrêt de quelque jours.
Le lundi nous avons levé le ton et cela a
été une catastrophe il s’est mis à hurler à se débattre
et à se cogner la tête contre le mur, cela
a été un cauchemar, lui qui adorait l’école, à ce jour il étudie
au cned et voit la psy chaque semaine c’est
un besoin, il se plaint souvent de maux de
tête et est souvent fatigué car il étudie
tout seul, j’essaie de rester zen mais c’est
difficile.
A bientôt
Réponse
De : Letbounic1 Envoyé : 05/02/2007 23:27
Bonsoir. Je suis la maman d'un ex phobique
scolaire. Mon fils en a été atteint à l'âge
de 12 ans aussi. Il a réussi à reprendre
le chemin du collège après deux ans d'interruption.
Surtout ne vous fâchez pas cela ne sert à
rien. Si vous le pouvez prenez un RV avec un comportementaliste.
C'est ce qui a sorti mon fils de cette phobie.
Il va vous falloir beaucoup de patience,
de courage. Ayez confiance en vos enfants.
En fait ils font une phobie sociale: comme
la première crise de panique a lieu au collège
cela se transforme en phobie scolaire. Ne faites pas une fixation sur l'école,
c'est trop tôt. Je veux bien correspondre
avec vous, il n'y a pas de problème et avec
votre fils aussi. L'ayant vécu j'ai compris
beaucoup de choses. Je pense que votre enfant
est un bon élève, a des copains, mais surtout
est quelqu'un d'hyper sensible. Mon fils
a cru devenir fou: vous vous rendez compte
avoir peur d'aller en classe! Quelle honte!
Tout y est passé. Et ce regard des autres
quelle importance cela prend à leurs yeux
!
De : Letbounic1 Envoyé : 12/02/2007 18:42
Bonsoir. Tout me rappelle mon fils au début
de sa phobie. Pour résumer mon fils a été
atteint de phobie scolaire durant deux ans
et tant que nous avions pas compris cela
a été l'horreur pour nous et surtout pour
lui. Pour résumer on dit phobie scolaire car la
première crise de panique a lieu en classe,
alors dans leur subconscient école égal danger. La première crise aurait lieu dans un bus
il aurait la phobie des bus...
Ce que vit l'enfant est terrible: il veut aller en classe mais il ne peut pas. Vous vous rendez compte et en plus nous
parents au moment où nous ne comprenons pas,
nous les forçons, nous les raisonnons, nous
les engueulons...
Ils croient devenir fous, et nous nous culpabilisons
(c'est ma faute, c'est ta faute, qu'est ce
qu'on a fait, qu'est ce qu'on n'a pas fait....)
et là le cercle infernal commence: l'enfant
qui ne peut plus aller en classe, va raisonner
de la façon suivante: je ne vais plus en
classe mais je vais au sport et là je vais
rencontrer un copain qui va me dire: tu ne
vas pas à l'école et tu vas au sport donc
tu n'es pas malade, ah bon tu as peur d'aller
à l'école... Donc l'enfant ne va plus pouvoir
sortir...
Le profil de ses enfants phobiques en général
est le suivant: enfant intelligent, enfant introverti et surtout enfant d'une hyper sensibilité.
Sachez aussi que pour le corps, un enfant
qui a une crise de panique, c'est l'équivalent
d'un jogging de 20km! Eh oui.
Mon fils en est sorti, cela a été un travail
de tous les jours durant deux ans, mais quelle
récompense de le voir mener une vie normale
de jeune de 16ans!
Symptômes de phobie sociale :
De : phobie222 Envoyé : 25/11/2002 08:07
Voilà mes symptômes de phobie sociale :
-Peur d'être regardée (transports en commun,
cantine, bureau, cours)
-Je me sens "habitée" par la personne
sur laquelle j'ai jeté les yeux et mon dévolu.
Insupportable.
-De ce fait, déconcentration totale. S'en
suit de longues coupures où je suis toute
à la pensée que je suis regardée. Pensées
parasites cauchemardesques qui se terminent
en rêveries... fuite, puis retour à la concentration
et re-fixation etc. Cercle vicieux.
-Les mimiques faciales des gens (pas de sourire
me fait penser à ce qu'on me fait la tête,
un froncement des sourcils me fait penser
que je dérange, et si la personne en face
de moi au bureau ne me parle pas, cela me
fait réagir qu'elle pense du mal de moi)
TOUT est faussé. Je m'énerve contre ces gens
à cause de ce faux ressenti et après j'en
subis les conséquences en fâcheries, exclusion...
(Pourquoi tu me regardes comme çà ? Pourquoi
tu ne me parles pas... pourquoi tu me souris
plus... que je dis).
C'est la même chose avec mon ami! Il dit
que je m'énerve toute seule. Ma vie est en
train de se gâcher et je pleure.
-Peur de manger sous le regard des autres,
d'inviter ou de me faire inviter pour les
phobies que j'ai décrites.
Je suis seule, je n’ai pas d'amies, et mon
ami avec qui je vis maritalement commence
à se lasser.
Je vis dans les fantômes, les scénarios catastrophes,
les faux a priori et ce n'est pas un pléonasme!
Les fausses croyances, des idées fausses
qui envahissent toutes mes journées.
Toutes mes perceptions sociales sont déformées.
En plus, en parallèle, je fais une grosse
dévalorisation de moi-même et de dureté du
jugement sur moi.
Je suis comme cela depuis l’école. Voilà
mon témoignage.
De : phobik911
Envoyé : 15/06/2006 21:52
Bonjour à tous
Je suis nouveau
sur ce site (24 ans) et à
lire vos témoignages
j’avoue retrouver un
peu d’espoir.
Je pense avoir
toujours été vu comme une
personne timide
par l’ensemble de mon entourage.
Cependant je
n’ai jamais pu partager ce handicap
avec des amis
ou même mes parents sans doute
par peur de
ma part d’avouer cette phobie
et être face
à elle.
En fait, je peux passer de bons moments avec des personnes
pourvus qu’elles
ne dépassent pas le nombre
de … 2 et qu’on soit dans un milieu isolé. Dans
le cas contraire
je ne suis pas vraiment
à l’aise et
j’ai peur du regard des autres,
je réfléchis
à mille fois avant de parler,
d’où la perte
complète de spontanéité … J’évite
donc ces situations,
et je pense donc souffrir
de phobie sociale.
J’ai eu une
relation de 5 ans avec une personne
il y a 1 an.
C’est une personne avec qui
j’ai pu me
confier, partager des moments
très complice
et donc prendre de la confiance
en moi. Mais
ceci a eu un vice puisque ça
m’a poussé
à vouloir la garder pour moi,
et donc à être
jaloux et de plus en plus
possessif.
C’est ce qui a entraîné notre
rupture.
J’ai par la
suite fait une dépression mais
ça a été l’élément
déclencheur pour vouloir
s’affranchir
de ce handicap puisque j’ai
suivi une psychothérapie.
J’ai compris que
la relation
que j’ai eue avec mon père est à l’origine de ce mal puisque je retrouve la peur de son jugement à travers
le regard que
les autres ont sur moi ce qui
est la cause
de mon blocage, de mes peurs
en société.
Je pense donc
que ne pas avoir pu communiquer
pendant mon
enfance et adolescence est à
l’origine de
ma phobie mais avoir trop partagé
ces angoisses
avec mon ex me l’a fait perdre.
Aujourd’hui
je me dis que le meilleur remède
pour vaincre
cette phobie est de faire violence
progressivement
en se confrontant directement
à elle. Bien
plus facile à dire qu’à faire…
De : zazatopeck
Envoyé : 19/11/2006 19:02
Bonjour,
Moi aussi,
définie comme timide au départ
(toute petite),
je suis en fait phobique
sociale.
C'est en effet
épuisant de jouer la comédie toute la journée,
de faire en
sorte de ne pas être remarquée,
de faire attention
à ne pas décevoir pour
ne pas se faire
rejeter !
De : petite.ste
Envoyé : 23/06/2005 15:23
Bonjour à tous
:-)
J’ai lu quelques
messages par-ci par là,
surtout ceux
de personnes souffrant de phobies
sociales.
Ce que je vais
vous dire va certainement
vous paraître
inutile et stupide, mais si
ça a marché
pour moi, ça peut marcher pour
tout le monde!
Jusqu'à l'an
dernier, j'étais une autre personne.
Je veux dire
que j'avais peur sans cesse
de tout et
de tout le monde. C'était plus
que de la timidité
ou que du renfermement.
J'étais simplement
incapable de vivre. Et
je crois qu'au
fond je n'en avais pas vraiment
envie..."pour
quoi faire? Ce monde est
sombre et pourri,
il ne peut rien m'offrir!
A quoi sert-il
de vivre si ce monde n'est
que souffrance?
Tout le monde souffre!"
Ca, c'est ce
que je pensais avant. J'en étais
profondément
persuadée, c'était ancré en
moi comme des
impuretés dans de l'ambre,
et tenter de
les enlever ne faisait que me
briser encore
plus…
Est-ce que
toutes ces horreurs que j'avais
vécues (des
proches qui sont morts, l'un
après l'autre,
des coups répétés reçus dans
mon enfance,
la solitude, le rejet des autres,
l'incompréhension,...)
est-ce que tout ça
était juste
une excuse pour ne pas faire
l'effort de
me relever? Ou était-ce bien
réel?
Et Surtout,
avais-je vraiment envie de m'en
remettre?
Tout était
tellement différent du monde dans
lequel j'avais
vécu jusque là...
Et puis j'ai appris qu'avoir un but dans
la vie, quelque
chose de suffisamment fort
et important,
pouvait me pousser à m'en remettre.
Il fallait
que ce soit une cause qui me dépasse,
une cause que
je ne pouvais pas anéantir
ni maîtriser.
J'ai choisie
d'avoir des croyances, mes propres
croyances,
pas une foi toute faite comme
le christianisme
ou autre, mais quelque chose
qui résonne
en moi comme une vérité certaine.
Et tout ceci
m'a fait comprendre la vie,
ma propre vision
de la vie, le bien, le mal,
ce que j'aime,
ce que je hais, ce que je
désire et ce
que je fuis.
J'ai compris
qui j'étais et qui je veux devenir,
et j'ai compris
mes capacités et ma valeur.
C'est comme
si le monde avait enfin un sens,
que les choses
terrestres n'étaient plus
importantes,
car elles ne sont que ce que
je veux qu'elles
soient. J'ai décidé que
le monde serait
beau et jour après jour,
il devient
plus splendide encore.
Car j'ai cessé
de rejeter le mauvais et de
ne voir que
ça. J'ai cessé de ne voir que
mes ombres.
J'ai appris qu'en tout il y a
de la lumière
et qu'il suffit de la trouver
pour que les
ombres deviennent sans importance,
ou en tout
cas moins dures à supporter.
Ca vous parait
peut-être trop facile, c'est
aussi ce qu'il
me semble, et pourtant je
suis là aujourd'hui,
vivante, dans des vêtements
colorés et
avec des nuages et des rêves plein
la tête, malgré
ces peurs et ces phobies
qui persistent.
J'ai découvert que le seul remède c'est de
chercher sa propre voie et de se battre sans
relâche pour l'atteindre, en s'aidant de
tout ce qu'il y a de lumineux autour de nous.
Sincèrement. Stéphanie.
Les bonnes idées
De : zazatopeck
« …s'en sortir
complètement, me paraît une
grande ambition,
un rêve difficile à atteindre,
mais vivre
avec en s'adaptant, en acceptant
qu'on n'aura
pas la vie de monsieur tout
le monde, qu'il
faudra adapter son mode de
vie avec la
claustrophobie, l'agoraphobie,
ou la phobie
sociale (pour moi), c'est déjà
faire un pas…
»
« …Moi, ce
qui me fait du bien, ce qui atténue
l'angoisse
ou du moins qui la rend un peu
plus vivable,
c'est quand je sens que je
suis écoutée,
que les personnes ne jugent
pas, ne me
disent pas de "me bouger",
et quand je
me sens comprise… »
« …Bien sûr, j'essaie de garder un minimum
de contact social, mais je ne force plus
comme une malade si ça ne va pas, j'ai remarqué
que ça ne sert à rien. Il faut mieux se limiter
à faire baisser le niveau d'angoisse pour
pouvoir tenter plus de choses par la suite,
dans de meilleures conditions, que de lutter
à tout pris et faire la crise, qui va provoquer
un renforcement négatif sur la situation…
»
De : betty42891 (Message d'origine) Envoyé
: 04/04/2008 01:01
Bonjour, j'ai 42 ans et je souffre d'une
phobie particulièrement handicapante pour
moi. Je ne sais précisément s'il s'agit d'une
phobie sociale ou d'une éreuthophobie (peur
de rougir). Quoiqu’il en soit les 2 sont
liées et m'empêchent d'être QUI je dois être.
Je m'explique. J'aimerais me rendre à des
concerts de musique classique, des colloques
(de psycho), apprendre à jouer du piano,
aller au devant des gens qui partagent mes
nombreuses passions. Et au lieu de cela,
je reste enfermée dans mon antre protectrice
- mon appartement. J'ai rencontré un comportementaliste
qui refusait de sortir de son bureau pour
m'aider - si bien que j'ai acquis les outils
cognitifs nécessaires à mon évolution mais
je bloque littéralement lorsqu'il s'agit
de les mettre à l'épreuve. Mon travail, en
contact avec le public, me stresse énormément.
Je ne sais par quel bout prendre ce problème.
Les conseils, je les connais par coeur. C'est
pourquoi, je pensais qu'en rencontrant quelqu'un
qui a les mêmes difficultés que moi (donc
de l'Yonne), nous pourrions nous épauler
mutuellement pour mieux avancer…
De : féerique1 (Message d'origine) Envoyé
: 28/11/2006 11:47
Bonjour! Je m'appelle Karine. Je viens de
l'île de la Réunion. Je suis phobique sociale.
Je suis très mal à l'aise lorsque je suis
en groupe. Et quelque soit le groupe. Qu'il
s'agisse d'un groupe d'amis ou de la famille
(oncles, tantes, cousines venant me rendre
visite). Dans ces situations, j'ouvre très
peu la bouche.
J'ai également de plus en plus peur de sortir
de chez moi de peur de tomber sur quelqu'un
que je connaisse. Etant au chômage, je m'attends
à de l'incompréhension de la part d'autrui.
Dans ces moments là, je ne sais pas quels
sujets de conversation aborder.
Je souhaiterais beaucoup communiquer avec
des personnes ayant le même problème que
moi pour me sentir moins seule face à ce
problème.
Cordialement, Karine
De : zazatopeck Envoyé : 04/12/2006 01:07
Bonjour Karine,
Je suis à peu près dans le même cas que toi.
Pour moi, la foule ça commence à 3 ... c’est
à dire 2 personnes en plus de moi. J'arrive
encore à peu près à discuter avec une seule
personne mais pas trop longtemps, et pas
n'importe qui. Au-delà, ça devient très angoissant.
Même avec mes parents ça devient dur en ce
moment. Ca ça me désole parce que ce sont
les seules personnes qui m'ont comprise (pas
au début, mais assez rapidement) et qui me
soutiennent toujours, alors que je sais très
bien que ça ne dit pas être facile de vivre
avec quelqu’un qui est dépressif et phobique.
Ils m'aident beaucoup et j'aimerais leur
rendre cet amour et ce soutien.Moi aussi,
je parle le moins possible, surtout quand
il faut donner une opinion car j'ai peur
d'avoir à me justifier, j'ai toujours peur
d'être jugée, évaluée ... alors je me tais
!
De : kalashovakunitedstates Envoyé : 29/01/2007
18:00
Salut miss, j'ai lu ton message, je m’y suis
un peu reconnu dans le passé, ce que je peux
te dire pour l'instant, c'est juste: BON
COURAGE!
Moi je suis déjà passé par le chômage, et
j'assume; je n'ai pas honte de le dire car
personne ne m'aide pour m'en sortir et je
ne le cri pas non plus sur tous les toits
car certaines personne ne se gêneront pas
pour me "descendre".
Enfin bref, c'est ma vie et je la gère comme
je peux !
Pour ce qui est des gens qui me mettent mal
à l'aise (en groupe ou seule), je lève ma
tête, j'essaye de ne plus du tout leur porter
attention car je m'encombre l'esprit pour
rien alors qu'eux se fichent de ma santé,
je dis bien j'essaye car c'est dur de faire
ce que je dis, il faut du temps, tu comprends?!
Voilà, si je peux t'apporter quelque chose
de positif je suis là! K.
De : gpasdepseudo Envoyé : 29/04/2008 05.50
Moi c’est tout le contraire, quand il y a
du monde j’éprouve le besoin de parler beaucoup
justement pour éviter de subir des silences
qui me laisseraient penser que l’on me juge,
et de parler avec des attentions et des compliments
particuliers comme pour « plaire » à chaque
personne et pour ne pas qu’on dise de moi
ensuite que je suis mal dans ma peau mais
un type bien. Voilà. Théo.
Attaques de
panique
kalanga1963
Envoyé : 25/08/2003 00:51
Bonjour, le suis nouvelle participante dans
le groupe, donc je me présente un peu ...
Je m'appelle Chantal, j'ai 42 ans et je suis
phobique sociale, cela a commencé il y a
environ 17 ans mais je ne m'en rendais pas
compte, je pensais que vu les problèmes que
j'avais, cela était normal d'avoir une telle
réaction. Lorsque je croisais une personne,
je détournais le regard de peur de croiser
le sien...et petit à petit, insidieusement,
celle maladie s'est installée de plus en
plus fort...
Il y a un an, j'en étais arrivée au point
de ne pas quitter ma maison même accompagnée
de mon époux, toutes les excuses étaient bonnes; lorsque
le téléphone sonnait, j'étais prise de panique
et parfois il m'arrivait de ne pas répondre!!!
Et si on sonnait à la porte, je faisais semblant
qu'il n'y avait personne, cela était devenu
invivable pour ma famille et pour moi-même
aussi bien entendu. L'an passé, j'ai suivi
une TCC et celle-ci m'a beaucoup aidée à
savoir mieux gérer mes attaques de panique
et mes angoisses, je comprends bien mieux
la maladie et depuis, j'ai recommencé à sortir,
d'abord accompagnée et depuis peu seule!!!
J'ai même pris le train seule, chose que
je n'avais plus fais que ce soit seule ou
accompagnée depuis 15 ans. Et j'en suis fière...
J'ai encore des attaques de panique, mais
moins souvent et je les gère maintenant;
quant aux angoisses, oui elles sont toujours
là et je ne peux m'empêcher de toujours voir
le coté négatif des choses. Mais en ce qui
concerne ma phobie sociale, je pense que je suis sur la bonne voie et
j'espère y rester car la vie que j'ai menée
et qu'il m'arrive encore parfois de mener
n'est pas une vie. Ne pas sortir, avoir peur
du regard des autres, ne pas oser répondre
au téléphone ou ouvrir la porte sans avoir
la peur au ventre. Enfin, ceux qui sont comme moi me comprendront
je pense... Voila, je me suis présentée,
un peu longuement peut-être et je m'en excuse
auprès de ceux que j'aurais pu ennuyer. Amitié
à tous, Kalanga.
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Conseil
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" Lorsqu'on sourit à la vie, elle vous
rend ses sourires."
" Le sourire est un devoir social. "
" Le sourire est le baiser de l'âme"
" Le sourire est le signe le plus délicat
et le plus sensible de la distinction et
de la qualité de l'esprit."
" Nous ne saurons jamais tout le bien
qu'un simple sourire peut être capable de
faire."
" Sourire trois fois tous les jours
rend inutile tout médicament."
" N'attendez pas d'être heureux pour
sourire, souriez plutôt afin d'être heureux."
" La vie est comme un miroir. Si tu
lui souris, elle te renvoie ton image."
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"Sourire ne vous confère pas seulement
qu'un aspect sympathique mais éduque votre
cerveau au bien être."
" Sourire, c'est contribuer à l'oeuvre
de la paix."
" Un sourire ne coûte rien, mais il
rapporte beaucoup; il enrichit celui qui
le reçoit sans appauvrir celui qui le donne."
" Le sourire que tu envoies revient
vers toi."
" Il suffit d'un moment pour esquisser
un sourire, mais son souvenir est parfois
inoubliable. C'est le meilleur antidote de
la nature contre les tracas de la vie."
" Un sourire coûte moins cher que l'électricité,
mais il donne autant de lumière."
" On n'est jamais complètement habillé
tant qu'on ne porte pas le sourire."
"Il suffit de peu pour engendrer un
sourire, et il suffit d'un sourire pour que
tout devienne possible."
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