PHOBIE-SOCIALE-AGORAPHOBIE.NET
Aider les personnes se retrouvant seules, souffrant de phobie sociale, d'agoraphobie,
d'attaques de panique, maladies de l'anxiété ou névroses d'angoisse,
réduisant ou annulant les sorties de chez eux et
de faire un appel aux instances
médicales et aux chercheurs


Témoignages
agoraphobie





Paroles d'agoraphobes

Coucou_c_mumu
Envoyé : 26/08/2007 14:25
Bonjour, je m'appelle Muriel, j'ai 22 ans et ça fait 5 ans que je suis agoraphobe. Au début j'avais un peu de stress pour aller dans les centres commerciaux jusqu'à ce que je ne puisse plus sortir car je ne pouvais plus prendre le train, plus être à l'école, plus prendre l'autoroute, plus être seule dans la rue. Je suis restée enfermée chez mes parents pendant un an, j'arrivais à faire 50 mètres à pied c'est tout.
Mes parents en ayant marre ont prévenu l'hôpital et ont voulu m'interner dans un hôpital psychiatrique donc une ambulance est venue me chercher sans qu'on me dise rien, je me suis sentie piégée. Comme je faisais tarder le départ avec l'ambulance ils ont appelé la police, là je me suis dit qu'il ne fallait pas que je fasse de crise sinon on allait me prendre pour une folle. Donc je suis montée dans l'ambulance et le monsieur m'a tellement mise en confiance je n'ai pas fait de crise d'angoisse. J'ai vu les médecins qui ont conclu que je n'étais pas folle et que ça ne servait à rien de m'enfermer. Après ça j'ai pu bouger en voiture car cela m'a permis de comprendre qu'il ne m'arriverait rien.
Je suis allée à Paris, je prenais la voiture toute seule, j'ai travaillé dans un Mc Do. Tout a été bien pendant environ un an, je me suis installée avec mon copain, donc chez moi tout va bien, je n'ai pas de problème. Mon problème est que je ne peux plus bouger comme avant, j'arrive juste a faire 5 km au maximum et avec quelqu'un, jamais toute seule. J'ai envie de m'en sortir vraiment. Je voudrais faire de l'hypnose mais je n'arrive pas à trouver d'adresse à côté de chez moi, je vis dans le 91.
Et je pense que par ce forum je peux peut-être aider quelqu'un, qu'on pourrait s'entraider. À BIENTÔT



Fluffy
Envoyé : 11/12/2007 11:20
Bonjour à tous, je suis agoraphobe depuis l'âge de sept ans. J'ai du mal à me faire à cette situation. Mon mari a eu du mal à comprendre ce problème de santé mais maintenant heureusement qu'il est là car sinon je resterais chez moi toute la journée.
Je ne peux pas prendre les transports en commun, traverser les routes est pour moi une épreuve plus que difficile. J'essaye de vivre normalement car j'ai un fils de 12 ans qui a besoin de moi mais cela n'est pas toujours facile. Il comprend ma maladie et souvent c'est lui qui m'aide dans mes gestes quotidiens.
J'aimerais savoir si quelqu'un est arrivé à combattre cette phobie et si la guérison est possible et comment ? Car j'ai été suivi par beaucoup de psychologues et psychiatres mais sans succès. Je suis sous antidépresseurs depuis de longues années. J'espère avoir des réponses de personnes ayant ou ayant eu ce problème. Je vous remercie.


Filippelove
Envoyé : 04/04/2004 19:21
Hello, moi c'est filippe, ca fait un bail que je n'ai plus donné de nouvelle pour la bonne raison que j'ai retrouvé goût a la vie!
Vous m'avez beaucoup aidé quand j'allais mal, je venais sur le
forum
, et il y avait toujours quelqu'un pour m 'écouter (Dieu sait que c'est rare, l'écoute ). J'ai trouvé du travail où je me sens mieux. Je commençais une agoraphobie, j'avais peur de tout, mais un jour je me suis regardé dans mon miroir, et me suis posé la question: pourquoi avoir peur? j'ai eu la soudaine force de vouloir m'en sortir, et voila qui est fait.
Merci à tous, je vous adore.
À bientôt.


De : Miss_pouce Envoyé : 11/02/2005 11:31
Bonjour! Voila
j'ai 17 ans et je suis agoraphobe.
En fait moi ça a commencé il y 'a environ 4 ans, j'étais dans une foule immense pour un concert...et là j'ai paniqué, j'ai perdu le contrôle de mon corps et j'ai subis le sentiment de dépersonnalisation que je trouve insupportable. Je me suis à plusieurs reprises évanouie. En fait je panique dès que la foule est en mouvement, il suffit que je sois dans une file d'attente et que quelqu’un me bouscule pour que je panique! C'est insupportable, je ne sais pas quoi faire, j'ai surtout très peur que mes crises évoluent et qu'un jour je n'arrive plus à sortir de chez moi. J'attends vos témoignages.
Merci beaucoup!


De : fabissi Envoyé : 15/02/2005 03:24
Bienvenue au Club !! Moi aussi je suis agoraphobe et je vis un enfer.
Ce n'est pas facile, je suis totalement devenue prisonnière de mon domicile je ne sors plus depuis 5 mois à part quelques exercices que je m'efforce de faire chaque jour c'est à dire quelques tours de quartiers (pour le moment accompagnée) au début je faisais 100 m... et à ce jour env. 800 m.
Le gros problème est que je suis totalement coupée du monde extérieur (amis, proches, chercher mes enfants à l'école, courses, resto, etc.) ne sont plus d'actualité et j'en souffre terriblement. Dès que je monte dans une voiture (même accompagnée) l'angoisse est si puissante la crise de panique que tous les agos connaissent que j'ai dis STOP car à chaque fois dans la voiture, quand une crise survient, elle se finit par un évanouissement et de ressentir tout cela me paniquait d'avantage. Je suis bien consciente que ces symptômes ne sont pas dangereux c'est seulement notre corps qui réagit ainsi face à nos peurs j'ai toujours été agoraphobe au début c'était dans les magasins, foule, etc, et cela à pris de l'ampleur depuis 2 ans et cela est devenu un cercle vicieux....car je vis dans un enfermement total. Je m'accroche, je tiens bon, même si je pleure souvent le "ras le bol" d'être ainsi…




De : Ponan Envoyé : 16/02/2005 21:56
Je suis aussi agoraphobe. Je te comprends bien. Je n’ai qu’à anticiper ma sortie pour faire des nausées, vertiges et compagnie se mettent de la partie. Je suis une thérapie, dont j’ai annulé plusieurs rendez-vous à cause de malaises. Moi, je ne peux passer la ligne tout le tour du terrain. Il faut vraiment que je fasse de gros effort pour sortir. J’ai commencé comme ça. Tous les jours, ouvre la porte puis fait un pas dehors et reviens en dedans. Lorsque tu t’habitues un peu, fais en un autre. Continue jusqu’ à ce que tu puisses aller jusqu’au coin de la rue. Ça prend du temps, mais ça fini par marcher. Maintenant je peux aller conduire mon fils à la garderie 3 jours par semaines.
Bonne chance!
Filippe


De : Mariepierre
Tout a commencé en juillet 1994, alors que j'étais au volant de mon véhicule et que j’effectuais un trajet que je connaissais par coeur. J'ai été soudain prise d'une crise de panique terrible, sans aucune explication. Ce phénomène est arrivé sans prévenir et sans que j'en comprenne les raisons. La panique a été tellement forte physiquement (sueur, tremblement, accélération du pouls, vision trouble) et émotionnellement (panique incontrôlable) que tous les jours qui ont suivi, durant 8 longues années j'ai vécu dans la crainte que cela ne se reproduise. Ce fut le cas. Plusieurs fois par jour, dès que j'étais seule, ou dès que je sortais de chez moi, que je devais aller seule en ville, dans les grandes surfaces, affronter la foule. Toutes les situations de la vie courante sont devenues invivables et quasi impossible pour moi dès cet instant. J'ai cru que je devenais folle, dépressive et je n'en ai parlé à personne, sauf à mon mari et ma mère qui ne comprenaient pas. Moi non plus d'ailleurs. Mon mari est alors devenu mon ombre dès que je devais sortir de la maison. Je ne mettais plus le nez dehors sans lui et il a été très patient et compréhensif durant toutes ces années. En 1999, je me suis remise à travailler. J'ai repris confiance en moi, mais toujours en évitant les grandes surfaces seules, la foule, les trajets en voiture seule etc…Un jour je suis tombée sur une émission TV qui parlait d’agoraphobie et je me suis entièrement reconnue. J'ai fait alors des recherches sur internet. Mais j'en suis restée là, je mettais juste un mot sur mon mal être. En Novembre 2001, mon agoraphobie est devenue telle que je ne parvenais plus à traverser la cour d'école de mes enfants sans avoir vertiges, sueurs, angoisses, etc... Il en était devenu de même pour traverser le parking de mon lieu de travail et certains longs couloirs de l'hôpital où je travaille. Tout me devenait impossible. A bout de nerf, j'ai décidé de me prendre en main. La vie est trop courte, j'ai 2 enfants de 5 et 2 ans et j'ai l'impression de ne pas avoir tout vécu avec eux de part mon handicap. Mon médecin à qui je n'avais jamais non plus parlé de mon problème, m'a donné l'adresse d’un psychiatre et ce fut une révélation. Enfin quelqu'un qui pouvait m'expliquer tout ce que je subissais, qui me rassurait et qui a su me redonner la force de combattre mon problème. Aujourd'hui ma thérapie est terminée. Je vais faire mes courses seule, je fais de la route seule, je n'ai plus aucune crise de panique : JE REVIS ENFIN. Mais dès que je suis fatiguée, l'alerte rouge se manifeste, mon agoraphobie est là qui me tarabuste, mais je sais enfin me raisonner, la combattre ou parfois la subir. Voilà un bref récit de mon parcours.
Je souhaite bonne chance à tous les agoraphobes et leur donner espoir et confiance pour qu’ils retrouvent, j’en suis sûre, une vie normale.
La vie est trop courte pour se la gâcher avec un tel problème.


De : CELINE349 Envoyé : 25/10/2008 15:02
Bonjour
J’ai 41 ans, j'habite dans l'Hérault, j'ai deux enfants 10 et 8 ans, un ami avec qui je vis depuis le mois d'août.
J’ai toujours été sujette à l'agoraphobie mais j'arrivais à prendre sur moi.
Mais voila, depuis le début de l'année mon état s'est aggravé, agoraphobie + anxiété généralisée et sûrement dépression, dépersonnalisation, déréalisation, insomnie etc... Je suis en arrêt de travail, je sors difficilement, j'ai peur de tout surtout des malaises que je fais même chez moi

Les docs ont essayé des antidépresseurs et anxio qui m'ont rendu encore plus malade.
Depuis deux jours je suis obligée de reprendre un AD et un peu de lexomil sinon c'est invivable, je pense a des choses morbides et c'est horrible...
COMMENT ME SORTIR DE CET ENFER??
Je ne dors plus, je tiens a peine sur mes jambes tant je suis fatiguée, j'ai des vertiges et je ne peux pratiquement rien faire, j'ai une psy depuis peu, je la vois la semaine prochaine, si je peux me déplacer!


De : phanie (Message d'origine) Envoyé : 16/11/2005 13:57
Bonjour, Voilà je suis agoraphobe depuis 8 ans, je suis déjà venue sur se forum, mais je passe très souvent inaperçue.
Durant ces 8 ans d'agoraphobie, il y a eu des hauts et des bas. Des périodes de bonheur et des rechutes. Je suis restée 2 ans sans sortir de chez moi au début. Ensuite j'ai réussit à passer mon permis tant bien que mal, mais ça n'a rien changé à mon état, une fois le permis obtenu, tout est redevenu comme avant. Au début je voulais m'en sortir seule, sans psy. Aujourd'hui j'aimerai être aidée mais je n'arrive pas à aller voir un psy, je sais que certain se déplacent, mais ça aussi sa me fait peur.
Si j'écris aujourd'hui c'est qu'évidemment ce n'est pas un bon jour pour moi, j'ai besoin de parler.
Je n'aime pas me plaindre, je suis assez timide, pudique sur ma vie, mes pensées.
J'ai perdue mon père il y'a une semaine, suite à un cancer des poumons. Je n'ai pas été capable d'aller lui dire au revoir, ni même d'aller à son enterrement. Evidemment dans ma famille tout le monde n'as pas apprécié, certains ne comprennent pas cette maladie. En plus pendant deux jours il m'a été impossible de rester seule à la maison, alors qu'avant j'aimais rester seule.
Aujourd'hui, j'ai perdue ma fierté, j'ai envie de changer, de réussir professionnellement, de quitter le nid familial (à 28 ans il serai tant), mais je n'arrive pas à bouger, je vie de rêves, mais j'en peut plus. Je me demande sans arrêt si je suis quelqu'un de bien, pourquoi moi, si je m'en sortirai un jour. Je désespère. Je n'ose plus parler de mes rêves, mes projets, parce que j'arrive pas à les réaliser, je sans que je déçois, même moi j'en viens à me décevoir.
J’ai cru que la perte de mon père, me donnerai un bon coup pied au derrière, pendant deux jours, j'ai eu envie de changer, de le rendre fière de moi même si il est plus là. Mais aujourd'hui, tout est devenu comme au début. C’est un cercle sans fin, impossible de sortir, donc impossible d'aller chez le psy, de travailler, (ce n’est pas faute de chercher, un job à domicile, que des arnaques !). Financièrement je touche le RMI, mais je sais que se n'est pas une solution, je ne demande pas à gagner beaucoup d'argent, juste trouver ou me créer un job qui me permet de survivre. J'aimerai avoir des conseils qui me permettraient d'aller mieux, de m'en sortir. J'aimerai communiquer tout simplement parce que ceux qui sont agoraphobes savent qu'on peut compter ses amis sur les doigts d'une main dans cette maladie. Merci de m'avoir lu. Phanie


De : lucyole Envoyé : 30/01/2006 18:10
Salut phanie!!
Je suis à peu prés dans la même situation que toi
, ça fait presque 7 ans que ça dure, j'ai 27 ans, je suis une thérapie depuis un peu moins d'un an, je suis sous anti dépresseur et anxiolytique, ça va un peu mieux mais ça n'est encore pas ça.
Si tu veux que l'on discute tu trouveras mon adresse dans mon profil!!
Courage à toi et à bientôt.



De : voyce Envoyé : 01/01/2008 02:27
Bonjour Phanie, je suis ago depuis au minimum 15 ans, et après avoir tout tenté, une seule chose commence à donner des résultats positifs; l'autohypnose et la visualisation. Il faut absolument se débarrasser de notre discours intérieur négatif. Je sais qu'il existe en France des gens réputés à ce niveau, si tu pouvais y avoir accès, je crois que cela te donnerait un bon coup de pouce. Pour ma part, la psychanalyse ne m'a pas vraiment aidée, même si elle a fait du bien côté libération. Tu sais, tu retrouveras la lumière au bout de ce tunnel, c'est certain. Essaye de ne jamais te décourager, ou le moins possible. Acceptes tes crises si tu es capable, ne te déprécie pas la dedans. Même si elles changent nos vies, même si elles bouleversent nos existences, elles nous permettent en même temps d'apprécier les petits moments de la vie. Combien nous sommes fiers de réussir à faire des choses tout à fait normales pour les autres..! Mais la norme est celle que nous nous fixons, pas celle de la société. C’est toi face à toi...

Personnellement, je ne suis pas guéri à 100 % mais la vie est plus douce qu'auparavant. Je ne vais pas ou je veux, et pas tjrs seule, mais, suis-je si hypothèquée? Quand je vois les gens qui courent autour de moi, je me demande après quoi courent-ils? Avec l'aide de l'hypnose et de la visualisation, j'atteindrai peut-être un juste milieu?! En tout cas, ça a amélioré grandement ma condition. Cesser la caféine aussi! On ne se rend pas tjrs compte de notre consommation de coca et de caféine, mais...ouffff ils sont de vrais démarreurs de crise! ;)

Garde courage et le soir, quand tu es sur le point de t'endormir, répètes toi ton désir de guérison. Essaye d’imaginer ton objectif de vie normale juste avant de sombrer dans le sommeil profond car là est l'endroit où ton subconscient est le plus à l'écoute de tes désirs. Et tu verras, il travaillera en ta faveur. Ce sont les petites choses simples qui nous aider vraiment.......et une médication peut aider à y voir plus clair.
Voyce



Histoire de Joëlle



De Joëlle
C'était un dimanche soir, je me souvient . Je rentrais tranquillement en voiture de l'hôpital de Lille où je suis infirmière. Quand, soudain, mon coeur s'est mis à battre à toute vitesse, mes mains à trembler, mon front à ruisseler de sueur.
Il me semblait que cette autoroute qui s'ouvrait devant moi à perte de vue, je n'en verrais jamais le bout. Je ne pouvais pas me l'expliquer, mais j'avais la certitude absolue que j'allais mourir, ici, maintenant !
Tant bien que mal, je me gare sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute et j' ouvre la vitre pour respirer un peu d'air frais. Et très lentement, comme une vague qui reflue, mon angoisse s'est atténuée, puis a disparu comme elle était venue... La crise n' a duré que cinq minutes.
J'ai mis ce moment de panique incompréhensible sur le compte de la fatigue et je n'y ai plus pensé.
Mais une semaine plus tard, sur cette même route, une nouvelle crise d'angoisse s'est emparé de mo! En roulant au pas, j'arrive à rentrer chez moi. Là, je m'effondre, exténuée, sur le canapé du salon.
Cette fois, la crise a duré un bon quart d'heure. J'ai pensé qu'il ne fallait plus que je reprenne cette route, que je devais absolument trouver un autre chemin, avec des cabines téléphoniques pour appeler à l'aide, et aussi des pharmacies pour qu'on me donne des médicaments en cas de problème. J'ai fait un itinéraire qui allait me rassurer, mais aussi rallonger mon trajet d'une heure !
Le lendemain, j'emprunte mon nouveau parcours : aucune crise d'angoisse ! Je suis soulagée, j'en profite donc pour m'arrêter au
supermarché. Mais là, sans prévenir, la panique revient. La foule, les néons aveuglants, je n'aie plus qu'une seule idée en tête : sortir de là. Tout de suite. A tout prix ! Comme une enfant terrifiée, j'abandonne mon chariot et, sous le regard médusé des clients, s'enfuit en courant.
Je ne comprenais rien à ce qui m'arrivait, les amis à qui j'en parlais se voulaient rassurants. Ils disaient qu'après quelques jours de vacances il n'y paraîtrait plus.
Seulement,
les crises se multiplient et elle se déclenchent n'importe où, n'importe quand : un jour, lors d'une réunion dans la salle de conférences, je dois sortir, au bord de l'évanouissement ; un soir, au cinéma, je quitte la salle en plein film : c'est la foule qui m'empêche de respirer...
Je ne pouvais plus travailler, plus sortir sans redouter de devoir m'enfuir. Je me défilais dès qu'il fallait faire un long trajet... Il n'y avait pas un matin où je pouvais me lever sans
avoir peur... d'avoir peur.
Un soir, au retour d'un dîner chez des amis, je ressens des picotements dans les doigts. Le temps d'ouvrir ma porte et les démangeaisons ont envahi ma poitrine, mes bras ; mon coeur bat à tout rompre !
Je me suis dit que j'étais en train de faire un infarctus et j'ai appelé mon frère à l'aide. Je suis transportée aux urgences cardiologiques où je subis des examens pendant quarante-huit heures.
Pour les médecins, j'étais en parfaite santé, mais moi, je savais bien qu'il y avait autre chose. Alors je suis allée consulter
un médecin en qui j'avais toute confiance. Lorsque je lui ai parlé de mon impossibilité à rester dans un hall de gare ou d'aéroport, dans une salle de réunion ou dans tout autre endroit surpeuplé, il m'a dit tout de suite : "Ne cherchez pas, vous êtes agoraphobe".
Il m'a envoyée chez un psychiatre qui, en tant que médecin, m'a prescrit des antidépresseurs et chez un psychologue qui m'a aidée à combattre ma peur,
notamment en se rendant avec moi sur les lieux où je me sentais mal...
Ca a pris du temps, beaucoup de temps, pourtant les crises se sont espacées et, un jour, exactement comme elles étaient venues, elles ont disparu pour ne plus jamais revenir !
Cela fait cinq ans aujourd'hui que je suis guérie. Les premiers temps, je redoutais qu'une angoisse ne resurgisse à l'improviste, mais maintenant, je n'y pense même plus... Je n'aie plus peur de l'espace, même pas... l'espace d'une seconde !

Bises à tous Joëlle.





 

Jeunes et agoraphobes


Je me présente, je m'appelle Brice j'ai 17ans et je pense être atteint d'agoraphobie depuis un peu + de 2ans.
comme la plupart des jeunes de mon âge je vais au lycée, et j'avoue que c'est parfois
une torture !
Le matin lorsque j’arrive, rien que dans la voiture je commence à trembler, ensuite lorsque je dois traverser toute la cours qui est remplie de monde pour rejoindre les couloirs je marche d'un pas très rapide et ne regarde personne,
mon cœur palpite, j'ai beaucoup de mal a respirer, je n'ai qu'une envie : être seule dans un endroit tranquille. Ensuite voilà le + dur: les couloirs et les escaliers !!! là où il y a le plus de monde et en plus grande masse !!! j'essaye de me faire tout petit, je me cache sous mon écharpe et essaye de contrôler mes émotions, je respire profondément sinon je m’étouffe, j’essaye de ne pas trembler, parfois j'ai l’impression que je vais faire une crise cardiaque!! Et je ne supporte pas le regard des autres dans ces moments là.

Les seuls moments où je vais bien c'est en classe car je connais bien mes ami(e)s de la classe et ça me rassure.
Dans la cour a la récré si je suis accompagné tout va bien, bien que j'évite les endroits remplis de monde.
Certains jours les "crises" comme je les appelle, se font plus fortes que d'autres.




Autoroute: situation de panique


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Mon histoire d'agoraphobie a commencé quand j'avais 14 ans. Du jour au lendemain, ma vie a basculé dans la panique. Crises de panique plusieurs fois par jour toujours plus intenses jusqu'à ce que je me replie complètement sur moi-même et que je me barricade chez moi. Je ne suis pratiquement pas sorti de chez moi durant un an sauf pour aller voir mon thérapeute. Après cette année je me sentais plus solide et j'ai recommencé à aller à l'école, mais après six mois, j'ai rechuté et je ne suis plus sorti de chez moi pour presque 1 an et demi. Ma thérapie qui était une thérapie humaniste-analytique m'a permis de nommer ce que je vivais et de comprendre pourquoi je choisissais de vivre la souffrance que je ressentais de cette manière particulière qu'est l'agoraphobie. Ça fait maintenant plus de 8 ans que je ne fais plus de crises de panique et je sens que la partie est vraiment gagnée pour moi. J'ai fait depuis plusieurs voyages à l'étranger comme j'en rêvais quand j'étais prise dans ma prison "d'agoraphobe". Je mène une vie vraiment normale après cette épreuve, à la différence près que je me sens beaucoup plus forte que si je n'avais vécu cette expérience, qui bien que extrêmement souffrante n'en demeure pas moins extrêmement enrichissante. Mon objectif maintenant est de faire avancer la recherche sur la question de l'agoraphobie qui est étudié principalement dans des domaines comme la psychologie et la pharmacologie et très très peu par des sciences humaines comme la sociologie et l'anthropologie. J'ai l'intime conviction que les agoraphobes parce qu'il vivent une expérience hors du commun ont un regard particulier sur le monde et la société. C'est cette vision qui me fascine. Je fais donc un mémoire de maîtrise en anthropologie médicale sur l'agoraphobie et ses implications culturelles pour des adolescents.




Peinture de rue




Agoraphobie et cotorep

De : tchocoupsa Envoyé : 18/05/2007 16:36
Bonjour à tous, je suis agoraphobe depuis 9 ans et
j'ai beaucoup de difficultés pour travailler et subvenir à mes besoins. J'ai pensé faire un dossier COTOREP mais j'ai très peur d'être cataloguée, de ne pas en ressortir après.
Est ce que parmi vous il y en a qui sont inscrit au cotorep?
Merci de vos réponses. ANNA



De : miss-tzigane Envoyé : 23/05/2007 13:45
Salut Anna!
Moi même, j'en suis venue à faire un dossier cotorep pour agoraphobie, il y a 4 ans environ car je n'avais plus aucune solution. J’ai eu une réponse positive et je touche actuellement
l'allocation adulte handicapé: 610 euros par mois. Concernant ton souci de savoir si tu vas être cataloguée, sache que ce sera inscrit à vie dans ton dossier médical mais par contre il est possible, si un jour tu vas mieux de ne pas faire un renouvellement auprès de la cotorep et de retravailler.
Personnellement, cela m'a permis de recommencer à faire des projets; de plus grâce à ça,
j'ai pu faire la demande d'auxiliaires de vie qui m'accompagnent 2 fois par semaine faire mes courses: mes seules sorties mais c'est déjà mieux que rien!!
Il faut que tu te poses la question suivante: est-il plus important de se nourrir, de se loger pour essayer de vivre dignement ou de faire en fonction du regard des autres. C'est à toi de choisir.
J’espère que ça pourra t'aider à décider ce que tu as envie de faire.
A bientôt et bon courage.



Body6321
Envoyé : 23/05/2007 16:01
Miss, juste une question... tu as quel âge? Et tu as mis combien de temps à te décider?
Moi ça fait 8 ans d'ago... que je me bats...mais là j'en peux plus, je ne peux plus bosser... malgré les TCC, les médocs, la psychanalyse...
ET SURTOUT est ce que ça ne t'a pas fait perdre espoir de t'inscrire à la COTOREP? Certes j'ai plus beaucoup d'espoir mais... même si c'est révisable, j'aurai l'impression de m'enferrer dans le statut d'handicapé...



De : jlucsoler Envoyé : 23/05/2007 16:32
Enfin une dernière question combien de temps a mis la cototrep pour valider ton dossier... et quelles pièces tu as fournies. Parce que ma psy me dit que jamais ils ne me donneront 80 % d'invalidité.



De : miss-tzigane Envoyé : 23/05/2007 17:00
Salut jean Luc
J'ai 30 ans, et je suis agoraphobe depuis mes 17 ans environ. Jusqu'a mes 26 ans j'ai eu des petits amis qui m'accompagnaient dans mes déplacements mais lorsque cela s'est terminé, j'ai bien été obligé de trouver une solution.
Lorsque j'ai fait cette demande, j'étais désespérée mais depuis que je reçois de l'argent tous les mois je peux un peu vivre malgré tout. Certes j'ai le statut d'handicapé vis à vis des gens mais il m'arrive de tomber sur des personnes compréhensives qui, quand je leur explique mon cas, ne me vois pas comme une handicapée profonde mais juste comme une personne qui a quelques angoisses. Je ne dis pas que tu croises de chouettes personnes tous les jours mais même si il y en a une qui t'accepte comme tu es, c'est déjà valorisant.
Je comprends que ne cela soit pas facile de faire la démarche mais personnellement je ne regrette rien et maintenant je le dis assez ouvertement même s'il me reste quelques retenues. Et puis, on est pas moins charmant et moins intelligent que les autres, alors quand une personne ne m'accepte pas, je la zappe et je ne garde que les belles âmes!!!
Concernant le coté pratique, la demande prends du temps, le temps de remplir un dossier avec ta psy puis de passer devant un médecin de la cotorep: cela a pris 6 mois environ. C'est le psy qui remplit ta demande il doit charger la chose sinon ça risque de ne pas passer.
J'ai été reconnu handicapée à 60% mais inapte à trouver ou à exercer un emploi et c'est cette dernière mention qui est importante pour avoir droit à l'aah (allocation adulte handicapé). S’il n'y a pas « inapte à chercher un emploi », tu ne toucheras rien je crois.
Voilà pour les explications.
Et toi, tu as quel age et ou habites-tu? Moi je suis du Gers, à coté de toulouse.
A bientôt et essaie de rester optimiste!!



Espoir180
Envoyé : 23/05/2007 22:59
Bonjour miss et bonjour à tous,
Je suis ago comme vous depuis plusieurs années, j'ai 37 ans et j'habite dans le sud-est de la France.
Merci à toi miss d'avoir parlé ouvertement de ton statut. Je trouve ton message très instructif car je pense que parfois
il faut prendre des décisions qui peuvent nous permettre d'avancer.
Pour ma part,
le travail me permet de penser à autre chose que mon problème, de me fatiguer autrement que par mes angoisses ou attaques de panique. Je continue à me battre et à vouloir rester dans la société active, car plus je reste à la maison et plus je focalise sur l'ago.Bien sûr cela dépend des troubles que l'on rencontre et je peux comprendre que l'on ait besoin d'aide surtout quand on est mal entouré. Gardons en tête que nous devons affronter et non éviter. Je sais c'est dur...
Bises à tous




De : tchocoupsa Envoyé : 24/05/2007 09:08
Merci à tous pour vos réponses, je vois que vous êtes mitigés, et çà se comprend, il est vrai que la COTOREP m'inquiète dans le sens où je risque de me retrouver encore plus enfermée dans mon agoraphobie, mais il est vrai aussi qu'il faut bien vivre et se nourrir, et quand on a vraiment beaucoup de mal à travailler je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre.
Ca fait 9 ans que je suis agoraphobe, j'ai eu des périodes où je n’étais pas trop mal et où j'ai réussi à travailler (non sans difficulté) mais çà représente quoi ? Peut être 1 an en tout sur 9 çà fait pas beaucoup. C'est vrai que dans ces périodes là on se sent mieux parce qu'on arrive à se prouver qu'on peut.
Je comprend les personnes qui se battent pour travailler au quotidien, et je les admire, moi quand je travaille je deviens très vite épuisée, physiquement et moralement, du coup les boulots ne dure jamais longtemps.
J'ai tous les dossiers pour la cotorep, mai je n'ai pas encore fait la démarche, et ma psy pense que c'est pas forcement ce que je devrais faire. Donc pour l'instant j'hésite toujours. En plus çà m'inquiète un peu parce que
d'après ce que je lis dans vos post c'est pas facile pour avoir la cotorep, il faut un dossier en béton.
Je vous remercie à tous, heureusement que vous êtes là çà fait du bien on se sent moins seule.
Bizz ANNA



De : Mynaem1 Envoyé : 24/05/2007 16:56
Coucou ma belle,
Moi je ne me suis pas inscrite, mais ago depuis 8 années déjà, mon généraliste puis récemment la personne qui me suit par rapport à mon rmi, m'ont, proposé le statut travailleur handicapé. Tout à tour j'ai refusé, comme d'autres apparemment, par peur de me faire enfermer dans ce statut et de baisser les bras face à mon ago.
Pourtant, ce ne sont pas les avantages qui manquent à ce statut là.

De : pascalou873 Envoyé : 08/07/2007 13:28
Bonjour à tous,
Moi, je ne suis pas agoraphobe, mais je suis à la COTOREP depuis maintenant 13 ans, car je suis malade de façon importante, et ce depuis maintenant 22 ans;
J’ai actuellement 39 ans. Je n’ai commencé à voir des psy qu’à l’age de 21 ans et j’ai alors très vite commencé une psychothérapie
mais durant les premières années de ma thérapie, ma thérapeute ne voulait pas me faire un certificat médical pour faire une demande d' AAH, car elle pensait que j’allais m’installer effectivement dans un statut d' handicapé, et ne pas vouloir essayer de me sortir de ma maladie. Elle pensait que cela n’allait pas être thérapeutique en quelque sorte, car j’allais, et elle avait certainement raison, me complaire dans ma maladie. Ce n’est qu’au bout de plusieurs années de thérapie analytique avec elle qu’elle a changé d’avis car j’avais alors pris conscience d’un certain nombre de choses, j’étais plus dans la réalité et j’étais alors motivé pour changer dans ma vie et faire des efforts, notamment en sortant du cocoon familial. Elle a même pensé que l' AAH allait m’aider à être plus autonome en dépendant moins financièrement de mes parents. Comme quoi, être reconnu handicapé peut aussi, peut-être paradoxalement, être bénéfique.
Voilà, j’ai un peu parlé de mon expérience.
Bon courage à tous car souffrir, je sais ce que c’est moi aussi, même si, là, je n’ai pas parlé de mes symptômes.



De : signoreversace Envoyé : 21/10/2007 14:18
Salut a toutes et tous et en particulier à MISS-TZIGANE
Je fais des attaques de paniques avec agoraphobie et cela fait 18 ans que ça dure !
Attaques de paniques et agoraphobie veut dire:
1) pas de vie sentimentale
2) pas d amis
3) pas de compréhensions vis a vis de la famille non plus ! Tout le monde crois que tu inventes ça pour ne pas aller travailler !
4) pas de vacances !
5) pas d enfants ! Et j adore les enfants en plus !
6) PAS DE TRAVAIL PAS D' ARGENT NON PLUS !

QUI AIMERAIT ETRE A NOTRE PLACE ?
QUE LA PERSONNE QUI VEUT PRENDRE MA PLACE ME FASSE SIGNE SUR MON ADRESSE EMAIL ET CEUX VEULENT EN SAVOIR PLUS PEUVENT VENIR AUSSI ! Si je peux renseigner quelqu’un n’hésitez pas sur ce forum. AMICALEMENT PASQUALE !



De : bibichebron Envoyé 08/05/2008 13h06
Bonjour,
Je souffre d'agoraphobie depuis 1991, j'ai fait beaucoup d'efforts pour sortir du gouffre mais là je coince depuis un certain nombre d'années car je ne sais pas rester seule où que ce soit donc pas sortir de chez moi seule. Ca m'empoisonne la vie.
En fait si je ne sais pas rester seule c'est que j'ai peur de faire une crise de panique, d'angoisse, de tétanie, ... seule. J'aimerais connaître des stratégies pour gérer une crise ce qui me permettrait de reprendre confiance en moi et j'espère avancer. Car tout le temps dépendre de quelqu’un c'est fastidieux, surtout que je n'aime pas demander et lorsque j’ose demander et que l'on me dit « non » c'est comme si on m'enfonçait un couteau dans le ventre.
Avez-vous des choses à me faire savoir ou à m'apprendre pour s'en sortir.
Je vois qu'il y a tout de même beaucoup de monde qui souffre de phobie et qui ont beaucoup du mal à se soigner, mais pourquoi ?
Est-ce incurable ?



De : msn_gele Envoyé 21/08/2008 21h08
Salut,
Je souffre du même mal que toi, je ne sais pas rester seule, j’évite de sortir seule ...etc
Ça m'est arrivé il y a 4 ans environ pour l'instant je n'ai pas trouvé de solutions mais je voulais tout simplement te dire que
tu n'es pas seule.



De : loup 13/08/2008 03H08
Agoraphobe et en souffre beaucoup.
Bonjour je me présente je m’ appelle Anthony et je suis agoraphobe depuis 3 ans et demi je c’est ça fait pas trop longtemps quand je vois certains témoignages où des gens son atteints depuis plus d'années que moi mais moi je suis jeune
je vais avoir 23 ans et je ne sors plus du tout de chez moi sauf pour voir un psy qui me fait prendre des medoc sinon je suis enfermé constamment. J’ai perdu beaucoup d’amis. J’ai fait 5 tentative de suicide ce pour dire à quel point je suis désespéré. J’ai pris beacoup de poids ce qui n’ arrange pas les choses mon probleme quand je sors, je crois être suivi j'ai l' impression que tout le monde veut ma peau. Au d'but j'en fesais même des tereurs nocturnes et énormément de crises d' angoisse. C'est vrai qu'avec le temps ça va quand même mieux. Il faut dire que j'ai l' avantage de vivre chez mes parents qui m' ont déjà beacoup aidé. Mais bon, je voudrai savoir comment les gens atteind d' agoraphobie ont fait pour s' en sortir.







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