PHOBIE-SOCIALE-AGORAPHOBIE.NET
Aider les personnes se retrouvant seules,
souffrant
de phobie
sociale,
d'agoraphobie,
d'attaques
de panique,
maladies
de l'anxiété
ou névroses
d'angoisse,
réduisant
ou annulant
les sorties
de chez
eux
(travail, loisirs, amis) et lancer un appel
aux médecins et aux chercheurs.
Bon à savoir et citations du site
«La phobie est la sensation soudaine que
plus personne n’est là pour nous protéger, elle ramène à un état fusionnel et en dehors du temps.»
«Lancer un appel sur le net à la recherche
scientifique pour dynamiser la découverte
de médicaments pour le cerveau, car c’est
en pleine force de l’âge que des milliers
de gens sont « fauchés » par les maladies de l’anxiété,
entraînant l’arrêt des études ou du travail, puis s'ensuit un isolement pouvant déboucher sur des addictions irréversibles
sévères, par
exemple l'alcoolisme - Lire la thèse du Dr Karine
Martin - voire une marginalisation qui s’ajoutent
à leur peine.»
«Les personnes atteintes d'une phobie ne peuvent
pas mener une vie normale bien qu’elles soient conscientes de l’irrationalité
dont elles
souffrent.»
«Cette peur provoque une conduite d’évitement souvent radicale en fuyant la source.»
«Les personnes atteintes de phobie sont souvent
de grands créateurs, la raison est l’ampleur de leur imaginaire.»
«Une ambiance familiale anxieuse ou des parents qui ont des peurs prononcées
sont par évidence
un berceau
à la phobie
sociale ou
l'agoraphobie.
Une mère trop «couveuse» qui surprotège son enfant dès le plus jeune
âge va provoquer
une incapacité à se débrouiller
tout seul. L'accentuation sur les "dangers"
de la vie d'enfant et d'adulte est source
d'angoisse. Le stress et les cris des parents
amènent une ambiance d'insécurité.
Vous savez que dans l'agoraphobie, la phobie
sociale , vous vous faites un film, dans lequel vous vous sentez mal à l'avance...
vous "appréhendez." Votre imagination se crispe sur des mises
en scène, alors au moment où vous aller sortir ou
être en société
et dès que vous commencez à y penser, dérivez tout de suite vos idées ailleurs...
Ici :Autosuggestion
«Le gène 5-HTT responsable de l’anxiété et de la dépression
a été identifié.»
Déroxat (paroxétine) et autres antidépresseurs
serotoninergiques:La sérotonine
contrôle la
réactivité
du système
nerveux dans
le sens du
repos et de
l'atténuation
des comportements.
C'est pourquoi
la sérotonine
est impliquée
dans l'initiation
du sommeil,
par exemple.
L'intensification
des processus
sérotoninergiques
conduit à une
anesthése des
émotions.
«Faire un appel à la tolérance en apportant au public une meilleure compréhension
des maladies anxieuses qui ne se voient pas
physiquement de prime abord : On a plus d’égard
et de compassion envers une personne qui
marche en boitant ou en fauteuil roulant
qu’envers une personne en état de gêne et
de blocage psychique car ça se voit moins
ou cela dérange, pourtant elle souffre peut
être plus.»
La dépression: cela fait près de 40 ans que l'on commercialise
beaucoup les antidépresseurs. Il y a des dépressions qui ne guérissent
pas. Pourquoi ? Se laisse -t'on embobiner
par l'industrie pharmaceutiques qui ne pense
qu'à l'argent et qui sort inlassablement
sous différentes formes des antidépresseurs , à tel point que le prozac est devenue la
pilule du bonheur dans les supermarchés américains
dans les années 90 et l'emblème de cette course au profit qui
détourne et ralentit la vraie recherche de
médicaments plus élaborés mais qui ne serait
pas rentable car elle requerrait plus de
temps et beaucoup plus d'argent. Ce n'est
pourtant pas l'intelligence qui manque chez
les chercheurs. Où en est la recherche ? Etouffée par l'industrie
pharmaceutique? L'anafranil des années 60, reste l'antidépresseur
étalon. Alors quelle perte de temps pour
les malades!
Les angoisses:
pour calmer les angoisses
par les plantes,
il existe Spasmine ou Euphytose en vente libre en phamacie. Les tranquillisants
du genre des benzodiazépines provoquent une
accoutumance alors le corps psychiatrique
s'est mis à administrer des neuroleptiques
qui ne sont pas faits pour calmer l'angoisse
à l'origine mais qui sont bien une camisole
chimique pour calmer les fous, les agités,
les agressifs, c'est pour dire qu'on étouffe les "maladies mentales légères"
dirons-nous ( dépression, peur panique, névroses
mêmes !.. ) par des neuroleptiques ! Comment
donc un dépressif peut-il réfléchir et faire
une psychothérapie, la tête sous une telle
enclume?
Mise en garde concernant les médicaments
Neuroleptiques(marqué en haut sur la notice du médicament
ou sur l'ordinateur et le Vidal de votre
pharmacien si vous le lui demandez, même
s'il est prescrit par le plus diplômé des
psychiatres) : Il n'existe pratiquement pas
d'étude contrôlée sur l'utilisation des neuroleptiques
(antipsychotiques) dans les troubles anxieux
et leur prise est un traitement très lourd qui endort tout
le cerveau
et rend comme un "légume".
Même s'ils
ont un effet anxiolitique du fait
qu'ils soient
sédatifs, ils "défoncent"
complètement,
inhibent la sexualité et vous
ferons grossir
d'au moins 15 kg car ils suppriment
l'impresson
de satiété.On vous aura prévenu ! Le traitement pour la phobie sociale, l'agoraphobie
ou la peur
panique sont généralement un antidépresseur et un anxiolitique de type benzodiazépine (exemple:Témesta
dont on n'augmentera pas la dose par soi-même
et que si l'on s'y accoutume ce n'est pas
aussi grave que de se détruire avec des neuroleptiques
pour ressembler à un zombie, le teint jaune,
le cerveau ensuccé, sans force physique,
dans l'incapacité, quand on a pas la terrible
douleur intérieure de ne plus pouvoir bouger
et que l'on vous administre des médicaments
correcteurs pour corriger des effets comme
"baver", avoir des membres bloqués
et ne répondant plus au cerveau !)..»
«Le café provoque un pic d'insuline qui est anxiogène. Une consommation même modérée de caféine a des effets sur l'organisme de stress.
La caféine du café est lâchée rapidement,
comme un coup de fouet, produisant un pic d’intensité, qui retombe
sur une durée
de 2 à 3 heures.
Le thé contient aussi de la caféine mais
lâchée dans le sang sur une durée pouvant
aller de 6 à 8 heures et de manière uniforme.
C’est pourquoi le thé est réputé « stimuler
sans énerver ».
Conseil :Dès qu'une idée survient dans mon cerveau
d'auto-mauvaise
estime de moi, de jugement,
de tout début
d'anticipation d'une situation
crainte, quand
je la redoute en pensées en
me faisant
un film "catastrophe":Instantanément et ce qui deviendra un réflexe,
je penseStop pour bloquer les idées d'anticipationpuis je respire profondément en gonflant
mon ventre
et mes poumons. Le double avantage
est que premièrement,
ça me permet de changer
instantanément
d'idées dans mon cerveau en
refusant systématiquement
d'y penser et que
deuxièmement,
à plus long terme, ça bloque le processus de la phobie qui s'auto-nourrit
d'elle même.
Les cauchemards: Il est préférable de se réveiller avant
les cauchemards du matin (marquant souvent
la fin du sommeil des anxieux) car ils sont
dévalorisants et apauvrissent la confiance en soi pour
la journée.
«un appel à la réflexion pour la communauté
psychiatrique quand on sait qu’il y a quelques années
encore le diagnostic d’une phobie sociale
ou d'une agoraphobie en milieu hospitalier
psychiatrique était: « névrose phobique à
caractère schizophrénique » (pour peu qu'on
ait des attaques de panique avec un sentiment
de dépersonnalisation, dépersonnalisation
aujourd'hui reconnue comme un des symptômes
de l'attaque de panique dans le DSM-IV et
non à la schizophrénie), ce qui justifiait
pa exemple l’administration de médicaments
antipsychotiques (neuroleptiques) comme aldol,
largagtil, tercian..ou parce qu'on s'habituait
(dépendance) aux benzodiazépines de type
valium, tranxen , témesta, seresta etc..
on remplaçait les anxiolityques classiques
par des neuroleptiques très lourds anesthésiant
le cerveau. Les médecins et le personnel
de l'hopital étaient rassurés ainsi de n'avoir
que des petits moutons bien dociles dans
leurs murs.
Si les médecins qui abusent de ces médicaments
étaient soumis à de tels essais de molécules
neuroleptiques, ils changeraient d'avis,
c'est certain.
Bref, on administre pas de neuroleptiques
à des patients qui se présentent pour anxiété
!
Sites partenaires
: http://lecerveau.mcgill.ca http://www.PsyVig.com http://www.fnapsy.org http://moratoirepsy.com http://www.mensongepsy.com/fr/
Pour les pionniers des années 70/90 qui ont
eu la chance
de se sortir de ces traitements
de l'époque,
véritables "marteaux pour écraser une mouche" et
de revenir... à des médicaments anxiolytiques plus doux
de type benzodiazépines et des antidépresseurs
aujourd’hui recommandés dans le traitement
des troubles anxieux de type phobique (ex
: paroxétine Déroxat) nous sommes dans les
années 2010 et la recherche dans le domaine
du cerveau n'a aucune priorité !
A tous ces pionniers qui ont souffert de
l’incompréhension publique et médicale, nous
rendons hommage pour la souffrance qu'ils
ont enduré.
Sans oublier ce qu'il advenait des phobiques
qui n'avaient pas de famille et qui finissaient
autrefois dans des asiles insalubres où par
effet "caméléon" ou de "contagion",
tout le monde finissait par devenir fou.
Il serait bien pour les psychothérapeutes
de rester ouverts, attentionnés à la demande
(voir question en page "se soigner", modestes, de ne pas manifester non plus
de sectarisme en se livrant à de mesquines guerres de chapelles dans le but non avoué d'accaparer la connaissance
sans possibilité
de remise en
question et
le marché des
soins,
qui plus est
quand c'est
le malade qui paye
ou sert de
"cobaye"
en sacrifiant
temps de vie
et argent dans
ces "modes" thérapeutiques, mais plutôt d'ouvrir son esprit vers des
connaissances
élargies, par
respect pour
soi, pour les
autres, pour
l'humain.»
Témoignages agoraphobie
Mystère de l'agoraphobie
De roserianne
Envoyé : 03/03/2008
22:56
Bonsoir,
Reconnaître
son agoraphobie, c'est se mettre
un peu à nu,
c'est reconnaître son handicap,
un handicap
qui ne se voit pas et dont nous
avons terriblement
honte, être agoraphobe, c'est redevenir un peu un
enfant sans
autonomie. Il ne nous manque pas un bras, pas une jambe,
pas un œil,
tout est à
sa place et
pourtant,
elle grandit,
grandit, cette
petite araignée
qui occupe
peu à peu toutes
nos pensées.
Elle tisse
sa toile et
nous emmure.
Et malgré
toute notre
volonté, elle
nous emprisonne
et se joue
de nous jusqu'à
ce par un beau
jour au ciel bleu, il nous est devenu impossible
de mettre le
nez dehors sans avoir la peur
au ventre.
La douleur est grande, l'impuissance,
l'anéantissement,
comment en suis-je arrivée
là, telle est
la question ? Et pourtant,
je sens qu'une solution pour échapper à ce cauchemar, à ce piège, existe, j'en suis certaine. Je n'ai pas toujours
été agoraphobe,
ce que je remarque
c'est
que ces périodes
de crises correspondent
toujours à
un mal être
dans ma vie,
à un
immobilisme
forcé, contraint.
"Je ne
peux m'en sortir".
En est-il de
même pour vous,
avez-vous autour
de vous des
proches qui
vous aiment
mais
qui n'ont aucun
intérêt à ce
que vous vous
émancipiez,
avez vous le
sentiment d'être
bloqué dans
votre vie sentimentale
ou professionnelle.
Si vous vous
sentez concernés
par mon message,
répondez-moi,
ensemble nous
pourrons être
plus forts
et peut-être
trouver la
clé de
notre lourd
mystère...
De zazatopeck
Envoyé : 04/03/2008
13:20
Bonjour Roserianne,
Tu décris très
bien ce processus
... tu pourrais
presque écrire
la même chose
pour la phobie
sociale, d'ailleurs.
Ce qui me touche
dans ton message:
- "je
n'ai pas toujours
été agoraphobe"
C'est bizarre,
j'ai dit presque
la même chose
à ma psy un
jour. M'interrogeant
sur le moment
où cela avait
commencé (la
phobie sociale
pour moi),
je lui disais
que je n'arrivais pas à me souvenir de quelque chose de précis, du moment où ça a basculé.
Et pour cause
... après avoir
parlé un certain
temps avec
elle, je me
suis rendu
compte
qu'en fait,
la phobie s'était
installée peu
à peu, insidieusement
mais sûrement,
depuis
des années
et des années,
depuis presque
toujours en
fait. D'après
elle, des signes
auraient pu
alerter des
gens sensibles
à
cela, des gens
qui connaissent
ces maladies.
Mais, il était
de mon caractère
d'être "timide",
et voilà, on
avait tout
dit.
- "En
est-il de même
pour vous,
avez-vous
autour de vous
des proches
qui vous aiment
mais qui n'ont
aucun intérêt
à ce que vous
vous émancipiez"
Peut-être mes parents, dans un certain sens, sans que cela ne soit
dit ou qu'ils
agissent de
façon particulière.
Cependant,
je dois dire
qu'ils ont été certainement été trop protecteurs (ils ont eu quelques difficultés à me concevoir,
puis, j'étais
un bébé tout
petit, un peu
en avance,
donc, ils ont
voulu me protéger
... peut-être
un peu trop,
mais mes frères
n'ont pas ce
problème, alors
???
Par contre,
dans le cadre
professionnel
et
amical, oui,
il y a un certain
nombre de
personnes qui
étaient bien
contentes de
m'avoir
sous la main,
et qui n'avaient
aucun intérêt,
au contraire,
à ce que je
puisse avoir
de
l'autonomie,
ou même la
volonté de
faire
des choses
pour moi, d'avoir
des choix qui
n'allaient
pas forcément
ds leur propre
intérêt.
J'ai eu la
naïveté de
ne pas le voir,
de
ne pas croire
les personnes
qui m'ont mise
en garde ...
Tu parles également
de "volonté".
Je pense que
depuis que je lutte contre la
phobie, je
n'ai jamais fait preuve d'autant
de volonté,
d'autant de courage pour lutter
contre des
choses qui me dépassent. Ma psy
le dit aussi,
et c'est ce qui ressort de
pas mal d'expériences
de personnes qui luttent
encore aujourd'hui,
ou qui ont eu des problèmes
de ce genre.
Combien d'énergie déployée pour ce combat
!
A+ Isabelle
De Roserianne
Envoyé : 11/01/2009
20:50
J'ignorais
que tant de
personnes avaient
lu mon appel
et m'avaient
répondu. J'essayais
de trouver
une raison
à notre malaise,
un
petit coup
de baguette
magique pour
tout
changer. Mais
malheureusement,
j'ai le sentiment
que nous sommes
en fait des personnes hyper sensibles à toute forme
de stress. Bien sûr que l'on peut y remédier, mais
une part génétique
et une certaine
éducation
sont les conséquences
de notre vulnérabilité.
Personnellement,
je voudrais
que tout soit
beau, et juste,
un monde idéal
sans contrainte,
ni déboires
et avec beaucoup
de solidarité
et de légèreté...ce
n’est pas vraiment
ça
! Pour moi,
toute situation
nouvelle est
source d'angoisse
et paradoxalement,
la routine
l'est aussi.
J'ai pris rendez-vous
demain
avec un psy
comportementaliste
et là encore,
je croise les
doigts et j'appréhende
fortement
cet entretien.
J'ai l'impression
d'être une
orange qui
serait dépourvue
d'écorce, la
chair à vif.
Pauvres de
nous! L'embêtant
est de constater
que nous ne sommes pas vraiment reconnus et pris
suffisamment
en charge et pas pris à temp, ce trouble prend des proportions assez considérables.
Je me demande
quelques fois si les scientifiques se penchaient un peu
plus sur notre
cas, s'ils ne trouveraient pas un gêne responsable
de tout ce
cortège de
symptômes qui nous
accompagnent.
Car lorsque la première crise de panique
survient, la
toute première, nous ignorions
l'existence
même de cette "maladie".Je me rappelle que pour moi, ça a commencé
vers 16 ans,
le sol se dérobait sous mes
pas. Et vers
19 ans, première crise de panique
seule dans
ma chambre universitaire...et
on connaît
la suite... l'agoraphobie au bout
! J'ai remarqué
également que pour beaucoup,
les premières
crises se manifestent vers
l'adolescence,
problème hormonal peut-être...
je suis certaine
que si l'on étudiait un
peu plus notre
cas, on trouverait une solution
radicale. Peut-être pour l'an 3000, en attendant il
y a pour la
thérapie comportementale... et courage à tous et toutes, je suis de
tout cœur avec
vous.
Témoignages phobie sociale
Malin_nilsson3
Envoyé : 09/08/2004
14:05
Bonjour, je
m'appelle Malin, je vais bientôt
avoir 24 ans,
et j'ai découvert il y a quelques
semaines que
j'étais atteinte de phobie sociale.
Mes dépressions
chroniques et les troubles que je remarquais au niveau
de ma personnalité m'ont poussée à faire des recherches sur
Internet et
à me reconnaître
phobique sociale.
C'est très
dur de vivre
ainsi, de se
sentir
aussi vide
que je me sens,
parfois même
comme
complètement
inhumaine.
Je m'aime rarement
même si je
fais beaucoup
d'efforts pour
m'accepter,
le problème est que je ne me connais pas,
que mes sensations
sont comme
inexistantes
ou bien inhibées
par la présence
d'autres
personnes. Je suis fatiguée de ce combat avec moi-même,
je suis fatiguée
de voir le temps passer
sans que rien
ne s'améliore en moi. J'aimerais
être en paix
dans mon corps et dans ma tête,
vivre pleinement,
utiliser mon énergie pour partager des instants
de vie avec
les autres, m'ouvrir, être heureuse.
Je suis fatiguée d'être malheureuse. Je suis
fatiguée de
cette vie là.
Je n'ai pour
l'instant pas
la possibilité
de consulter
quelqu'un,
donc en attendant,
j'aimerais
des conseils
pour éventuellement
commencer toute
seule ma thérapie.
Je vous remercie
de m'avoir
lue.
Malin
Tine6094
Envoyé : 25/09/2004
09:07
Bonjour Malin,
je vis présentement
la même
chose que toi,
donc je te
comprends et
je
sais que ce
n'est pas très
drôle! Je suis sous médication et je peux t'assurer
que ça fonctionne
bien. Malgré tout, le problème reste toujours
en nous-mêmes.
Je crois qu'il faudrait régler
la mauvaise estime de nous-mêmes et changer
notre perception
par rapport à l'opinion
des autres. Moi j'ai essayé et j'ai abandonné, car c'est
très difficile
de changer
des choses
aussi
ancrées en
nous. Donc,
je n'y suis
pas arrivée!
Actuellement,
je suis très triste dans mon cœur parce que j'aurais tant besoin de parler
à quelqu'un
de mon problème.
Mais ma situation
ne me le permet
pas. Je dois
cacher ma détresse
à tout le monde
et la vivre
seule. Je me
suis ouverte
un commerce,
donc tu comprends
que je dois
vivre ma peine
en silence
pour
ne pas énerver
tout le monde
de mon entourage.
En tout cas
je te souhaite
beaucoup de
chance
et j'espère
qu'un jour
tu verras la
lumière
au bout du
tunnel. En
passant, les
symptômes
physiques disparaissent
avec la médication
(paxil) mais
lorsque tu
vis beaucoup
de stress
elles ressurgissent
mais crois-moi
ça aide
beaucoup.
Bonne chance.
Smoothy_In_Flow
Envoyé : 14/12/2004
02:39
Salut, j'ai
25 ans et je
souffre de
phobie
sociale depuis
une dizaine
d'années mais
je viens de
comprendre
que mon repli
sur
moi n'était
pas un trait
de mon caractère
mais bien un
trouble du
comportement
caractérisé
et qu'on peut
s'en sortir.
Ce qui m'angoisse
le plus, jusqu'à
me provoquer
des attaques
de panique,
c'est de prendre
la parole en
public, ce qui m'empêche totalement de faire des
études, m'a
obligé de démissionner de mon
boulot et freine
considérablement ma vie
affective.
J'en veux à
mes parents
(même si je
les aime)
de m'avoir
rendu comme
ça et j'en
veux à
mes profs et
aux médecins
qui n'ont jamais
rien détecté
quand j'étais
enfant.
Mais je suis
optimiste,
je commence
à voir
un psy et j'ai
décidé de changer
et d'être
heureux même
si ce sera
long et difficile.
À ce sujet,
j'ai entendu
parler de thérapie
comportementale
et cognitive,
j'aimerais
savoir concrètement
comment ça
se déroule,
si c'est cher,
si c'est vraiment
efficace
à long terme
et si tous
les psys pratiquent
ou si c'est
l'affaire de
spécialistes...
Merci pour
vos réponses
et bon courage
à
tous.
Si une personne
est dans une
situation proche
de la mienne,
je serai ravi
de discuter
avec
elle.
L'agoraphobie est une peur des lieux d'où
il serait difficile
de s'échapper ou d'être
secouru (agora
= place publique, grand espace).
Ici ce n'est
pas l'endroit en soi qui fait
peur, mais l'idée de ne pas être secouru ou de ne pas
pouvoir s'enfuir
au cas où il arriverait
quelque chose. Les lieux redoutés sont nombreux : supermarchés,
voyage en voiture
sur l'autoroute, cinéma,
foule, restaurants,
transports en commun.
Petit à petit, si la personne agoraphobe
n'est pas traitée,
elle ne sort plus et reste
"en sécurité" confinée chez elle.
Ce type de
phobie est
le plus fréquent. En
France, l’incidence
est évaluée
par les psychiatres
à 2% de la
population
et touche particulièrement
les femmes.
Le terme d’agoraphobie
est trompeur puisque
le mot grec
«agora » signifie place, lieu
de rassemblement.
En effet,
quand les symptômes du trouble poussent quelqu’un
à éviter des
situations où il pourrait lui
être difficile
de s’enfuir ou bien où il
pourrait ne
pas trouver de solution de secours
en cas d’attaque
de panique inattendue, on parle d’agoraphobie.
C’est un terme
qui désigne aussi des phobies
apparentées,
comme la peur de quitter son
domicile, la
peur des magasins, des foules
et des endroits
publics, ainsi que la peur
de voyager
seul en avion, en bus ou en train
par exemple.
Les situations sont évitées ou subies avec une souffrance intense ou avec la crainte d’avoir une attaque de
panique. Plus de 80% des agoraphobes ont déjà vécu
un trouble
panique, ponctuel ou répété. Ce
vécu entraîne
une anticipation aigüe d’une éventuelle nouvelle crise d’angoisse.
Günter Frey
Agoraphobie
Nous pouvons
ainsi définir l' agoraphobie
par rapport
aux critères diagnostiques DSM
IV, (Diagnostic
and Statistical Manual of
Mental Disorders
- American Psychiatric Association)
:-Anxiété liée au fait de se retrouver dans
des endroits
ou des situations
d'où il pourrait
être difficile
(ou gênant)
de s'échapper
ou dans lesquelles
on pourrait
ne pas trouver
de secours
en cas d'attaque
de panique
ou
bien en cas
de symptômes
à type de panique.
Les peurs agoraphobiques
regroupent
un ensemble
de situations
caractéristiques
incluant le
fait de se
retrouver seul
en dehors de
son
domicile; d'être
dans une foule
ou dans une
file d'attente;
sur un pont
ou dans un
autobus,
un train ou
une voiture.
N.B. : Envisager
le diagnostic
de phobie
spécifique
si l'évitement
est limité
à une
ou seulement
quelques situations
spécifiques,
ou celui de
phobie sociale
si l'évitement
est limité
aux situations
sociales.
Les situations
sont soit évitées
(p. ex.,
restriction
des voyages)
soit subies avec
une souffrance
intense ou
bien avec la crainte
d'avoir une
attaque de
panique ou des symptômes
à type de panique
ou bien nécessitant la présence d'un accompagnement.
- L'anxiété
ou l'évitement phobique n'est
pas mieux expliqué
par un autre trouble mental,
tel une Phobie
sociale (par ex. évitement
limité aux
situations sociales par peur d'être
embarrassé),
une Phobie spécifique (par ex.,
évitement limité
à une situation unique comme
les ascenseurs),
un Trouble obsessionnel
compulsif (par
ex., évitement de la saleté
chez quelqu'un
ayant une obsession de la
contamination),
un état de stress post-traumatique
(par ex., évitement
des stimuli associés
à un facteur
de stress sévère) ou un Trouble
anxiété de
séparation (évitement lié au départ
du domicile
ou à la séparation d' avec les
membres de
la famille). Mentionnons que l'évitement
de situations
peut altérer les capacités
des sujets
à voyager, à travailler ou à assumer
leurs responsabilités.
Quels sont les symptômes ?
Selon la définition
admise en général,
le
trouble panique
se diagnostique
quand une
personne à
au moins quatre
attaques de
panique
en l’espace
d’un mois.
Au cours de
l’une
de ces attaques
il y a présence
d’au moins
quatre des
symptômes suivant
:
- sensation
d’étouffement
- étourdissements,
sensations
d’instabilité
ou d’évanouissement
- palpitations
ou augmentation
du rythme
cardiaque
- tremblements
ou secousses
musculaires
- transpiration
- sensation
d’étranglement
- nausée ou
gène abdominale
- dépersonnalisation
ou déréalisation
- sensation
d’engourdissement
ou de picotement
- bouffées
de chaleur
ou série de
frissons
- douleur ou
gène thoracique
- peur de mourir
- peur de devenir
fou ou de commettre
un
acte non contrôlé
Si l’agoraphobie existe sans trouble panique,
c’est essentiellement
quand la personne évite
toutes les
situations redoutées. La distinction
trouble panique/agoraphobie
avec ou sans
trouble panique
est obscure pour chacun. On constate que l’agoraphobie isolée débute
vers 25ans
et que l’agoraphobie
avec trouble
panique débute
vers 35-45
ans.
Puis, on constate
que toutes les phobies
ont un mécanisme
commun qui se complexifie
en fonction
de la diversité des stimuli.
Le schéma est
le suivant :
• Situation
angoissante
Dans le cas
de l’agoraphobie
les situations
problèmes sont
nombreuses.
Etendue déserte
Tunnel
Magasin
Voiture
Espaces souterrains
Ascenseur
Autoroute
Restaurant
Bus
Espaces surchauffés
Salle de spectacle
Pont passerelle
Réunions
Métro
Espaces mal aérés
Cinéma
Foule
Avion
Bateau
Marcher seul dans la rue
Sur la terre brûlée, un affleurement de feuilles
d'automne, de fleurs figées, de graines
n'ayant pu germer. Traces de vie échappées
à l'incendie. Un cri incarnat pour les
sourds. Un éclair safran pour les aveugles.
Terres et chairs blessées d'où naît un
rouge espoir de lave fertile. Jean-françois
Chandelle.
• Manifestations
physiologiques
:
- palpitations
- transpiration
- tremblements
ou secousses
musculaires
- sensations
de souffle
coupé ou étouffement
- douleur thoracique
- nausée ou
gène abdominale
- sensation
de vertige,
d’instabilité
- sentiment
d’irréalité
ou d’être détaché
de soi
- peur de devenir
fou
- peur de mourir
- paresthésies
(sentiment
d’engourdissement
ou de picotement)
- frissons,
bouffées de
chaleur
Les symptômes
apparaissent
sous forme de
syndromes d’apparence
cardio-vasculaire,
neurologique,
digestive et
syncopale.
• Emotion :
peur
Pour l’agoraphobie,
c’est une peur
irraisonnée
sans danger
objectif.
• Cognition
: il s’agit de l’anticipation de la peur face
à l’objet ou
à la situation qui pose problème.
Dans le cas
de l’agoraphobie, il y a anticipation
de la situation
vécue qui est ressentie comme
un danger (danger
de mort, de perte de contrôle
de soi, d’avoir
un comportement ridicule,…).
• Comportement
: on constate
qu’il y a des
évitements
directs ainsi
que des évitements
subtils.
Dans les événements
directs de
l’agoraphobie
les situations
sont progressivement
évitées,
notamment les
lieux d’où
on ne peut
pas s’échapper
et les lieux
où on ne peut
pas être secourus.
Parmi les événements
subtils, il
y a l’utilisation
d’une personne,
d’un objet
"contra-phobique"
qui accompagne
la personne
et crée une
situation
rassurante.
L'amitié est une première victoire sur l'anxiété
et l'isolement.
Les phobies spécifiques
Les phobies simples ou spécifiques regroupent
les phobies
situationnelles (avion, voiture,
bateau, tunnels,
ponts, …), les phobies des
animaux (chiens,
insectes, …), les phobies
du sang, des
blessure et interventions médicales
(piqûres, dentiste,
coupures…), et bien d’autres
encore … Nous
pouvons ainsi définir les phobies
spécifiques
par rapport aux critères diagnostiques
DSM IV, ( Diagnostic
and Statistical Manual
of Mental Disorders
- American Psychiatric
Association)
:
- Peur persistante
et intense à caractère
irraisonné,
déclenchée par la présence ou
l’anticipation
de la confrontation à un objet
ou une situation
spécifique.
- L’exposition
au stimulus générateur d’angoisse
provoque de
façon quasi systématique une
réaction anxieuse
immédiate qui peut prendre
la forme d’une
attaque de panique liée à
la situation
ou facilitée par la situation.
- Le sujet
reconnaît le caractère excessif
ou irrationnel
de la peur.
- La (les)
situation(s) génératrice(s) de
peur est (sont)
évitée(s) ou vécue(s) avec
une anxiété
ou une détresse intense les)
situation(s)
génératrice(s) de peur est (sont)
évitée(s) ou
vécue(s) avec une anxiété ou
une détresse
intense.
- L’évitement,
l’anticipation anxieuse ou
la souffrance
dans la (les) situation(s)
redoutée(s)
perturbent, de façon importante
les habitudes
de l’individu, ses activités
ou ses relations
avec autrui.
- Chez les
individus de moins de 18 ans,
la durée est
d’au moins 6 mois.
- L’anxiété,
les attaques de panique ou l’évitement
phobique associé
à l’objet ou à la situation
spécifique
ne sont pas mieux expliqués par
un autre trouble
mental.
Les phobies
spécifiques ne provoquent pas
forcément un
gros handicap. : les phobies
spécifiques
les plus courantes (animaux par
exemple), peuvent
être vécues sans de lourds
handicap. Ce
n’est que quand l’individu ne
peut sortir
de chez lui (de peur de rencontrer
tel ou tel
animal ou tel autre par exemple),
qu’il en vient
à consulter un spécialiste.
Quels sont les symptômes ?
Lorsqu'une
personne souffre de phobie spécifique
et qu'elle
est confrontée avec l'objet de
sa peur, elle
éprouve un sentiment d'anxiété
intense qui
va parfois jusqu'à la panique.
La plupart
du temps, il est facile d'éviter
les situations
qui peuvent provoquer une
crise de phobie.
Comment se met-elle en place ?
Plusieurs éléments
interviennent, en interrelation.
Le contexte
familial peut jouer un rôle important
dans la mise
en place d’une phobie. L’enfant
apprend un
grand nombre de comportements
auprès de ses
parents. Il en est de même
pour les phobies.
Si un enfant voit un de
ses parents
avoir une réponse inadaptée devant
tel ou tel
objet phobogène, il aura tendance
à reproduire
ce comportement au contact du
même objet.
Le comportement
a son importance mais aussi
le discours
verbal ou non verbal. Les commentaires
(« fais attention
tu vas te noyer »), les
anecdotes («
telle personne qui s’est fait
mordre ») ou
les simples réactions du visage
(masque d’horreur
face à une souris) sont
autant d’apprentissages
pour l’enfant.
Bref, le modèle
donné par les parents est
dysfonctionnel,
la phobie et son comportement-clé,
l’évitement,
sont appris. La possibilité
de transmission
parentale multiplie par trois
le risque de
phobie chez l’enfant.
La phobie et
son comportement-clé, l’évitement,
sont appris.
La possibilité de transmission
parentale multiplie
par trois le risque de
phobie chez
l’enfant.
En dehors de
la phobie spécifique, un milieu
familial anxieux
est le terrain « idéal »
à l’ancrage
de peurs. Stress chronique, atmosphère
anxieuse diffuse,
comportements d’évitement,
sont le « terreau
» du développement d’une
phobie.
La phobie spécifique
trouve également son
origine dans
une expérience désagréable,
un traumatisme
(ex : « être mordu par un
chien », «
accident de voiture », …). Ce
modèle est
le plus spécifique, mais :
- Le nombre
de phobies dues à un choc n’est
pas si nombreux
- Le même choc
peut laisser quelqu’un indemne,
quelqu’un d’autre
avec une phobie mise en
place.
Le conditionnement,
bien que fréquent, n’est
pas forcément
une explication en soi. D’autres
facteurs font
naître la phobie, ou du moins
la facilitent.
L’apparition
d’une phobie est également due
à notre appartenance
à l’espèce humaine :
les phobies
spécifiques sont pour la plupart
en rapport
avec un instinct ancestral de
survie de l’espèce
(animaux prédateurs, obscurité,
hauteurs, lieux
inconnus….). Ces peurs ont
été justifiées
à un moment ou à un autre
de l’histoire
de l’Homme, favorisé l’adaptation
de l’Homme
à son environnement. On peut parler
ici de génétique
: face à une situation,
un comportement
automatique de survie refait
surface, entraînant
émotion intense et évitement.
D’où l’irrationalité
de la phobie.
Les schémas
de danger sont donc transmis
génétiquement.
Ce sont les contextes (familiaux
et environnementaux)
qui faciliteront l’émergence
de ce schéma,
dysfonctionnel, car anachronique
donc inadapté.
La phobie sociale
La phobie sociale est la peur d'être observée
et jugée négativement,
ridiculisée, voire
humiliée par les
autres lorsque la personne malade est en public
ou au contact d'autrui.
Peur de prendre la
parole en public,
angoisse d'une représentation
(acteur ou musicien).
L 'anxiété peut se
produire parmi un
groupe d'amis, lors d'une
rencontre ou de discussion
avec un inconnu,
dans un restaurant
ou à la cantine, lorsque la personne qui fait quelque chose
est susceptible d'être vue par d'autres, comme travailler ou téléphoner devant quelqu'un.
Les personnes craignent de bafouiller, de
devenir rouges de
honte, de n'avoir rien
à dire d'intéressant,
de dire des bêtises
ou même d'agir de
façon ridicule. La personne atteinte de phobie sociale fuit
toutes les situations
susceptibles de déclencher
l'angoisse, c'est
à dire les situations phobogènes
(phobo = crainte;
gène = qui déclenche).
La maladie est alors un handicap professionnel
et personnel.
La phobie sociale
est une crainte irrationnelle
d’être jugé ou observé
par un autre, de donner le spectacle d’un comportement inadapté, voire honteux, de révéler cette tendance anxieuse. La phobie sociale concerne les individus
qui, dans certaines
situations sociales,
éprouvent une forte
anxiété. Ces manifestations
anxieuses intenses
et la plupart du temps
paralysantes ou inhibitrices
conduisent le
sujet à éviter les
dites situations, d’où
un fort handicap.
Nous pouvons ainsi
définir la phobie sociale
par rapport aux critères
diagnostiques DSM
IV, ( Diagnostic
and Statistical Manual of
Mental Disorders
- American Psychiatric Association)
:
- Une peur persistante
et intense d'une ou
plusieurs situations
sociales ou bien de
situations de performance
durant lesquelles
le sujet est en contact
avec des gens non
familiers ou bien
peut être exposé à l'éventuelle
observation attentive
d'autrui. Le sujet craint d'agir (ou de montrer des
symptômes anxieux)
de façon embarrassante
ou humiliante.
- L'exposition à la situation sociale redoutée
provoque de façon
quasi systématique une
anxiété qui peut
prendre la forme d'une attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par
la situation.
- Le sujet reconnaît
le caractère excessif
ou irraisonné de
la peur.
- Les situations
sociales ou de performance
sont évitées ou vécues
avec une anxiété et une détresse intenses.
- L'évitement, l'anticipation
anxieuse ou
la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) redoutée(s)
ou de performance
perturbent, de façon importante,
les habitudes de
l'individu, ses activités
professionnelles
(ou scolaires), ou bien
ses activités sociales
ou ses relations avec
autrui, ou bien le
fait d'avoir cette phobie
s'accompagne d'un
sentiment de souffrance
important.
- Pour les individus
de moins de 18 ans,
on ne porte le diagnostic
que si la durée
est d'au moins 6
mois.
- La peur ou le comportement
d'évitement
ne sont pas liés
aux effets physiologiques
directs d'une substance
ni à une affection
médicale et ne sont
pas mieux expliqués par
un autre trouble
mental (par exemple, le
trouble panique avec
ou sans agoraphobie).
Les caractéristiques habituelles associées
à la phobie sociale
comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation
négative ou au rejet,
un faible estime de
soi ou des sentiments d'infériorité.
Nous pouvons donc
construire un tableau pour
conclure en ce qui
concerne le déroulement d’une crise liée à la phobie sociale :
Quelle situation?
En situation sociale
Manifestation
Ponctuelle
Avant
Panique
Pendant, attention portée
Sur soi
Peur
D'être humilié ou agressé
Après
Honte
Concordance trouble / personnalité
Non
Stratégie comportementale
Evitement
Nature
Pathologique
La phobie sociale est de nature pathologique,
elle est envahissante,
handicapante et influe
sur le développement
et le devenir social
et affectif du sujet...
Quelles en sont les caractéristiques ?
1. Le trouble de la personnalité évitante
Il s'agit d'un mode
général d'inhibition
sociale, du sentiment
de ne pas être à la
hauteur et d'hypersensibilité
au jugement
négatif d'autrui
qui apparaît au début de
l'âge adulte et est
présent dans des contextes
divers, comme en
témoignent au moins quatre
des manifestations
suivantes:
Le sujet
- Evite les activités sociales professionnelles
qui impliquent des
contacts importants avec
autrui par crainte
d'être critiqué, désapprouvé
ou rejeté.
- Manifeste de la réticence à s'impliquer
avec autrui à moins d'être certain d'être aimé.
- Est réservé dans
les relations intimes
par crainte d'être
exposé à la honte et au
ridicule.
- Craint d'être critiqué ou rejeté dans les
situations sociales.
- Est inhibé dans
les situations interpersonnelles
nouvelles à cause
d'un sentiment de ne pas
être à la hauteur.
- Se perçoit comme
socialement incompétent,
sans attrait ou inférieur
aux autres.
- Est particulièrement
réticent à prendre
des risques personnels
ou à s'engager dans
de nouvelles activités
par crainte d'éprouver
de l'embarras.
Il y aurait deux types de personnalité évitante :
• Les grands anxieux qui arrivent à nouer des
relations positives
avec quelques personnes,
ils ont souvent eu
une enfance normale, les relations parents/enfants étaient saines,
ces cas profitent
bien des thérapies comportementales,
de l’entraînement
aux habiletés sociales
et de la désensibilisation
progressive
• Ceux qui sont tout autant anxieux que susceptibles,
qui ont de la difficulté
à faire confiance
aux autres et qui
vivent dans une grande
solitude, ils ont
souvent eu une enfance
avec relations parents/
enfants malsaines
: jugement des parents, des professeurs,
attentes trop élevées…),
ces cas profitent
mieux des thérapies
analytiques.
Avant de parler de
troubles de la personnalité
il faut tout d’abord
atteindre l’âge adulte.
Il est en effet fréquent
qu’à l’adolescence
on traverse une phase
se rapprochant de l’évitement.
Ce n’est qu’après
plusieurs années de vie
adulte que le psychiatre
peut poser un diagnostic.
2. L’anxiété sociale
L’anxiété sociale
est perçue sous deux angles
essentiels :
- Anxiété de performance
: face à un observateur,
au centre de l’attention,
perte des moyens
et ressources.
- Anxiété d’interaction
: se sentir évalué
dans une relation
et à son désavantage. Perte
du statut d’interlocuteur
valable : anxiété
relationnelle.
Exemples :
- Anxiété de performance
: téléphoner en
public, participer
au sein d’un petit groupe,
manger dans un lieu
public, boire en compagnie
dans un lieu public,
jouer, donner une représentation
ou une conférence,
travailler en étant observé, uriner dans des toilettes publiques, entrer
dans une pièce alors
que tout le monde est
déjà assis, prendre
la parole à une réunion,
passer un examen,
faire un compte rendu à
un groupe.
- Anxiété d’interaction
: parler à des gens
qui détiennent une
autorité, aller à une
soirée, contacter
par téléphone quelqu’un
qui ne vous connaît
pas très bien, parler
à des gens que vous
ne connaissez pas très
bien, rencontrer
des inconnus, être le centre
d’attention, exprimer
son désaccord ou sa
désapprobation à
des gens que vous ne connaissez
pas très bien, regarder
dans les yeux des
gens que vous ne
connaissez pas très bien,
résister aux pressions
d’un vendeur insistant.
L’anxiété sociale est donc multiforme : trac,
timidité, phobies
sociales sont des phénomènes
différents qui contiennent
eux-mêmes une
belle diversité.
On peut néanmoins
dégager une ligne commune
:
Peur du regard ->
Peur du jugement ->
Peur de l’exposition
La peur du regard : la crainte d’être exposé
au regard d’autrui
est systématique. A l’origine du mécanisme, elle va en stimuler
le développement.
Il est à noter que cet
élément, comme les
autres qui vont être décrits,
sont présents chez
chaque individu, ce sont
les proportions et
la nature handicapante
qui mènent au trouble.
Personne n’aime être
regardé, un sujet
souffrant d’anxiété sociale
évidemment que les
autres. Il s’agit là d’une
peur instinctive.
Peur du jugement : sur cette peur instinctive
va se construire
une deuxième strate, celle-ci
psychologique : le
regard devient jugement,
est interprété comme
tel.
La peur du regard
de l’autre se « concrétise
» psychologiquement
:
Exemple : - Toute
relation est une évaluation
- Le sujet est tourné
vers lui-même et non
pas vers ce qui se
passe autour de lui, vers
la relation.
- - Le sujet juge
sa prestation plus négativement
qu’un observateur
le ferait
- - Le sujet sélectionne
: il se souvient
essentiellement des
prestations décevantes
- - Les relations
sont anticipées, appréhendées
négativement
- - Les commentaires positifs ne sont ni entendus
ni intégrés.
- - Le sujet est
inhibé (les compétences
sont altérées ou
bloquées, non développées)
Cette peur du jugement
est en relation avec
des phénomènes et
mécanismes divers, tels
que :
Peur de soi : le
sujet peut avoir mis en
place une anxiété
quant à ses propres réactions.
Hyper vigilance, attention portée sur soi,
focalisation qui perturbent la performance elle-même où
l’attention pour
être efficace, doit être
portée vers l’extérieur.
Peur du regard d’autrui
: jugement et évaluation
: le sujet est inhibé
(altération des facultés)
car il redoute le
jugement, l’évaluation,
en l’occurrence,
négatifs. On peut rapprocher
cela du trac, anxiété
d’évaluation, de performance.
Ici, c’est de la
performance sociale dont
il est question.
Celle-ci est interprétée
à travers le filtre
de l’anxiété :
- L’attention de
l’autre est surévaluée («
il me surveille,
pas le droit à l’erreur
»)
- Le jugement négatif
est surévalué
(« il m’a trouvé
nul (le) »)
Peur de l’image de
soi : le sujet qui souffre
d’anxiété sociale
a des difficultés à s’adresser
des compliments sur
ses performances; il en découle un grand besoin de reconnaissance. Le désir de donner une bonne impression
est donc fréquent.
Le problème naît de la
présence conjointe
de cette ambition et de
la peur de ne pas
réussir. Désir et peur
mêlés sont ici à
la naissance du trouble.
On peut ajouter à
cela des exigences excessives
que même des « non
phobiques sociaux » n’auraient
pas. Les performances
sont donc nécessairement
insatisfaisantes.
L'amitié est une première victoire sur l'anxiété
et l'isolement.
L’anxiété est un trouble cognitif. On vit
une situation, on
en pense quelque chose.
Les pensées (les
différentes peurs que nous
venons d’aborder)
donnent lieu à des émotions
et comportements
de dysfonctionnement, non
adaptés au bien-être.
Dans la phobie sociale,
le comportement anxieux
prédominant est l’évitement. Les peurs conduisent l’individu à l’évitement
plus ou moins développé
des situations anxiogènes.
Nous sommes ici dans le principe du cercle
vicieux. A chaque
évitement, la valeur anxiogène
de la situation augmente.
Le trouble s’«auto-nourrit».
Mais le phobique
social peut aussi anticiper.
En effet, l’anticipation
anxieuse se produit
avant les situations
à problèmes. Elle prend schématiquement trois dimensions
: psycho-corporelle,
cognitive et comportementale.
On peut considérer
que ces symptômes font
partie du vécu anxieux
de la situation elle-même.
L’anticipation sera
donc marquée :
- d’un point de vue
psycho-corporel (tension
musculaire, difficulté
végétatives diverses,
respiratoires)
- d’un point de vue
comportemental (évitement,
hyperactivité, vérification,
inhibition)
- d’un point de vue
cognitif (hyper vigilance,
focalisation, troubles
de la mémoire…)
Ces caractéristiques de l’anticipation sont
valables dans le
cadre de tous les troubles
anxieux, mais prennent
une valeur particulière
dans l’optique de
la phobie sociale.
Pour prendre quelques
exemples :
- Même si toute phobie
est respectable, il
est irrationnel de
craindre une souris (une
souris n’est pas
« rationnellement dangereuse
»)
- Il est irrationnel
de penser mourir ou
devenir fou (folle)
pendant une prochaine
attaque de panique.
- Il est rationnel de penser que l’on va rater
une performance sociale
avant la performance. La phobie sociale inhibe; le sujet ne se
comporte donc pas
naturellement, il n'est
pas en pleine possession
de ces moyens.
L’anticipation anxieuse dans la phobie sociale
s’inscrit donc dans
un « fond" de réalité.
Il est logique d’avoir peur : quand on est
inhibé, on est «
moins bon » socialement.
Cet aspect est à
prendre en compte thérapeutiquement.
Pour neutraliser l’anticipation, il ne suffit
pas de rassurer,
de mettre à jour le discours
catastrophiste, les
comportements dysfonctionnels
ou d’expliquer les
manifestations corporelles,
Il faut également
développer ses compétences
sociales, avec tout
ce que cela implique.
Dans le cas contraire,
la peur sera quelque
part «justifiée».
Quels sont les symptômes
de la phobie sociale?
Ils sont de différentes
natures :
- Symptômes physiologiques
: tensions et manifestations neurovégétatives
disproportionnées
: tensions musculaires, douleurs musculaires, fatigue, tremblement,
sensation d’étouffement,
tachycardie, sécheresse
de la bouche, …
- Symptômes cognitifs
: hyper vigilance, focalisation, hyper conscience
de soi et par voie
de conséquence, difficulté
de concentration,
de mémoire (trou noir)
distorsions cognitives
(lecture de la réalité
éloignée de la réalité
elle-même)…
Anticipation anxieuse,
besoin de réassurance.
- Symptômes comportementaux
: conduites d’évitement
direct ou subtil,
vérifications, inhibition,
hyperactivité.
Comment devient-on
phobique social ?
La phobie sociale
résulte d'un apprentissage,
le phobique sociale
suit donc un modèle,
celui-ci peut être
comportemental ou cognitif.
Modèle comportemental : il existe deux cas de figure :
- Apprentissage d'une conduite de dysfonctionnement
: en clair, le sujet
prend comme exemples
des individus ou
relations déjà problématiques (ex : parents peu sociabilisés, peu tolérants
ou peu affectifs)
- Apprentissage non
référencé : le sujet
n'a pas de références,
d'exemples d'un comportement
social adapté.
Modèle cognitif : la phobie sociale naît d'un mauvais traitement de l'information :
- Le danger vécu, expérimenté est intégré
(stress chronique
durant l'enfance, exemple
familial et/ou social
d'anxiété, traumatismes
divers)
La réalité (ici les
relations sociales) est
ensuite interprétée
en fonction de dangers
potentiels.
- Un sujet phobique social a une conscience déformée
de lui-même : image négative et sous-évaluation.
Exemple de schéma
cognitif
• Le sujet pense
se conduire de manière ridicule
ou inacceptable.
• Il craint des conséquences
négatives telles
le rejet, la dévalorisation
de son image
ou de son statut.
• Ces pensées font naître le phénomène anxieux
:
- Les symptômes anxieux
(tremblement, rougissement…)
deviennent eux-mêmes
des signes de danger
et viennent nourrir
l’anxiété.
- L’hyper vigilance
aux manifestations somatiques
et aux pensées entraîne
une baisse des compétences
sociales : le sujet
est tourné vers l’intérieur
(pensées, corps),
non vers l’extérieur (la
relation)
- Les comportements
d’évitement, de fuite
entraînent chez l’autre
des comportements
sinon similaires
du moins altérés.
• La performance
sociale est insatisfaisante. • L'anxiété est nourrie, développée. Les
compétences ne se
développent pas.