PHOBIE-SOCIALE-AGORAPHOBIE.NET
Aider les personnes se retrouvant seules, souffrant de phobie sociale, d'agoraphobie, d'attaques de panique,
maladies de l'anxiété ou névroses d'angoisse, réduisant ou annulant les sorties de chez eux
(travail, loisirs, amis) et lancer un appel aux médecins et aux chercheurs.
La planète Mars a 2 lunes du nom de Phobos et Deimos ce qui signifie en grec la Peur et la Panique


Bon à savoir et citations du site

«La phobie est la sensation soudaine que plus personne n’est là pour nous protéger, elle ramène à un état fusionnel et en dehors du temps.»

«Lancer un appel sur le net à la recherche scientifique pour dynamiser la découverte de médicaments pour le cerveau, car c’est en pleine force de l’âge que des milliers de gens sont « fauchés » par les maladies de l’anxiété, entraînant l’arrêt des études ou du travail, puis s'ensuit
un isolement pouvant déboucher sur des addictions irréversibles sévères, par exemple l'alcoolisme - Lire la thèse du Dr Karine Martin
- voire une marginalisation qui s’ajoutent à leur peine.»

«Les personnes atteintes d'une phobie ne peuvent
pas mener une vie normale bien qu’elles soient conscientes de l’irrationalité dont elles souffrent.»

«Cette peur provoque une
conduite d’évitement souvent radicale en fuyant la source.
»

«Les personnes atteintes de phobie sont souvent de
grands créateurs, la raison est l’ampleur de leur imaginaire.»

«Une ambiance familiale anxieuse ou des parents qui ont des peurs prononcées sont par évidence un berceau à la phobie sociale ou l'agoraphobie.
Une
mère trop «couveuse» qui surprotège son enfant dès le plus jeune âge va provoquer une incapacité à se débrouiller tout seul. L'accentuation sur les "dangers" de la vie d'enfant et d'adulte est source d'angoisse. Le stress et les cris des parents amènent une ambiance d'insécurité.

Vous savez que dans l'agoraphobie, la phobie sociale ,
vous vous faites un film, dans lequel vous vous sentez mal à l'avance... vous "appréhendez." Votre imagination se crispe sur des mises en scène, alors au moment où vous aller sortir ou être en société et dès que vous commencez à y penser, dérivez tout de suite vos idées ailleurs... Ici :Autosuggestion


«Le gène 5-HTT responsable de l’anxiété et de la dépression a été identifié.
»

Déroxat (paroxétine) et autres antidépresseurs serotoninergiques: La sérotonine contrôle la réactivité du système nerveux dans le sens du repos et de l'atténuation des comportements. C'est pourquoi la sérotonine est impliquée dans l'initiation du sommeil, par exemple.
L'intensification des processus sérotoninergiques conduit à une anesthése des
émotions.

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Psychologie

«le lien entre confiance en soi et phobie est indéniable.»

«Faire un appel à la
tolérance en apportant au public une meilleure compréhension des maladies anxieuses qui ne se voient pas physiquement de prime abord : On a plus d’égard et de compassion envers une personne qui marche en boitant ou en fauteuil roulant qu’envers une personne en état de gêne et de blocage psychique car ça se voit moins ou cela dérange, pourtant elle souffre peut être plus.»

La dépression: cela fait près de 40 ans que l'on commercialise beaucoup les antidépresseurs. Il y a des dépressions qui ne guérissent pas. Pourquoi ? Se laisse -t'on embobiner par l'industrie pharmaceutiques qui ne pense qu'à l'argent et qui sort inlassablement sous différentes formes des antidépresseurs
, à tel point que le prozac est devenue la pilule du bonheur dans les supermarchés américains dans les années 90 et l'emblème de cette course au profit qui détourne et ralentit la vraie recherche de médicaments plus élaborés mais qui ne serait pas rentable car elle requerrait plus de temps et beaucoup plus d'argent. Ce n'est pourtant pas l'intelligence qui manque chez les chercheurs. Où en est la recherche ? Etouffée par l'industrie pharmaceutique? L'anafranil des années 60, reste l'antidépresseur étalon. Alors quelle perte de temps pour les malades!

La psychiatrie est le parent pauvre de la médecine http://www.frm.org/images/pdf/Publicite/frm_fondation
psy.pdf


Donnez rien que pour le cerveau ici:
http://www.ch-sainte-anne.fr/site/fondation/Formulaire_appel_dons.pdf

Les angoisses: pour calmer les angoisses par les plantes, il existe
Spasmine ou Euphytose en vente libre en phamacie. Les tranquillisants du genre des benzodiazépines provoquent une accoutumance alors le corps psychiatrique s'est mis à administrer des neuroleptiques qui ne sont pas faits pour calmer l'angoisse à l'origine mais qui sont bien une camisole chimique pour calmer les fous, les agités, les agressifs, c'est pour dire qu'on étouffe les "maladies mentales légères" dirons-nous ( dépression, peur panique, névroses mêmes !.. ) par des neuroleptiques ! Comment donc un dépressif peut-il réfléchir et faire une psychothérapie, la tête sous une telle enclume?

Mise en garde concernant les médicaments Neuroleptiques(marqué en haut sur la notice du médicament ou sur l'ordinateur et le Vidal de votre pharmacien si vous le lui demandez, même s'il est prescrit par le plus diplômé des psychiatres) : Il n'existe pratiquement pas d'étude contrôlée sur l'utilisation des neuroleptiques (antipsychotiques) dans les troubles anxieux et leur prise est
un traitement très lourd qui endort tout le cerveau et rend comme un "légume". Même s'ils ont un effet anxiolitique du fait qu'ils soient sédatifs, ils "défoncent" complètement, inhibent la sexualité et vous ferons grossir d'au moins 15 kg car ils suppriment l'impresson de satiété. On vous aura prévenu ! Le traitement pour la phobie sociale, l'agoraphobie ou la peur panique sont généralement un antidépresseur et un anxiolitique de type benzodiazépine (exemple:Témesta dont on n'augmentera pas la dose par soi-même et que si l'on s'y accoutume ce n'est pas aussi grave que de se détruire avec des neuroleptiques pour ressembler à un zombie, le teint jaune, le cerveau ensuccé, sans force physique, dans l'incapacité, quand on a pas la terrible douleur intérieure de ne plus pouvoir bouger et que l'on vous administre des médicaments correcteurs pour corriger des effets comme "baver", avoir des membres bloqués et ne répondant plus au cerveau !)..»

«Le café provoque un pic d'insuline qui est anxiogène.
Une consommation même modérée de caféine a des effets sur l'organisme de stress.
La caféine du café est lâchée rapidement, comme un coup de fouet, produisant un pic d’intensité, qui retombe sur une durée de 2 à 3 heures.

Le thé contient aussi de la caféine mais lâchée dans le sang sur une durée pouvant aller de 6 à 8 heures et de manière uniforme.
C’est pourquoi le thé est réputé « stimuler sans énerver ».


Conseil : Dès qu'une idée survient dans mon cerveau d'auto-mauvaise estime de moi, de jugement, de tout début d'anticipation d'une situation crainte, quand je la redoute en pensées en me faisant un film "catastrophe": Instantanément et ce qui deviendra un réflexe, je pense Stop pour bloquer les idées d'anticipation puis je respire profondément en gonflant mon ventre et mes poumons. Le double avantage est que premièrement, ça me permet de changer instantanément d'idées dans mon cerveau en refusant systématiquement d'y penser et que deuxièmement, à plus long terme, ça bloque le processus de la phobie qui s'auto-nourrit d'elle même.


Les cauchemards:
Il est préférable de se réveiller avant les cauchemards du matin (marquant souvent la fin du sommeil des anxieux) car ils sont dévalorisants et apauvrissent la confiance en soi pour la journée.

«un appel à la réflexion pour la communauté psychiatrique quand on sait qu’il y a quelques années encore le diagnostic d’une phobie sociale ou d'une agoraphobie en milieu hospitalier psychiatrique était: « névrose phobique à caractère schizophrénique » (pour peu qu'on ait des attaques de panique avec un sentiment de dépersonnalisation, dépersonnalisation aujourd'hui reconnue comme un des symptômes de l'attaque de panique dans le DSM-IV et non à la schizophrénie), ce qui justifiait pa exemple l’administration de médicaments antipsychotiques (neuroleptiques) comme aldol, largagtil, tercian..ou parce qu'on s'habituait (dépendance) aux benzodiazépines de type valium, tranxen , témesta, seresta etc.. on remplaçait les anxiolityques classiques par des neuroleptiques très lourds anesthésiant le cerveau. Les médecins et le personnel de l'hopital étaient rassurés ainsi de n'avoir que des petits moutons bien dociles dans leurs murs.

Si les médecins qui abusent de ces médicaments étaient soumis à de tels essais de molécules neuroleptiques, ils changeraient d'avis, c'est certain.
Bref, on administre pas de neuroleptiques à des patients qui se présentent pour anxiété !

Sites partenaires :
http://lecerveau.mcgill.ca
http://www.PsyVig.com
http://www.fnapsy.org
http://moratoirepsy.com
http://www.mensongepsy.com/fr/
Pour les pionniers des années 70/90 qui ont eu la chance de se sortir de ces traitements de l'époque, véritables "marteaux pour écraser une mouche" et de revenir... à des médicaments anxiolytiques plus doux de type benzodiazépines et des antidépresseurs aujourd’hui recommandés dans le traitement des troubles anxieux de type phobique (ex : paroxétine Déroxat) nous sommes dans les années 2010 et la recherche dans le domaine du cerveau n'a aucune priorité !

A tous ces pionniers qui ont souffert de l’incompréhension publique et médicale, nous rendons hommage pour la souffrance qu'ils ont enduré.

Sans oublier ce qu'il advenait des phobiques qui n'avaient pas de famille et qui finissaient autrefois dans des asiles insalubres où par effet "caméléon" ou de "contagion", tout le monde finissait par devenir fou.

Il serait bien pour les psychothérapeutes de rester ouverts, attentionnés à la demande (voir question en page "se soigner", modestes, de ne pas manifester non plus de sectarisme en se livrant à de
mesquines guerres de chapelles dans le but non avoué d'accaparer la connaissance sans possibilité de remise en question et le marché des soins,
qui plus est quand c'est le malade qui paye ou sert de "cobaye" en sacrifiant temps de vie et argent dans ces
"modes" thérapeutiques, mais plutôt d'ouvrir son esprit vers des connaissances élargies, par respect pour soi, pour les autres, pour l'humain.»


Témoignages agoraphobie

Mystère de l'agoraphobie

De roserianne
Envoyé : 03/03/2008 22:56
Bonsoir,
Reconnaître son agoraphobie, c'est se mettre un peu à nu, c'est reconnaître son handicap, un handicap qui ne se voit pas et dont nous avons terriblement honte,
être agoraphobe, c'est redevenir un peu un enfant sans autonomie. Il ne nous manque pas un bras, pas une jambe, pas un œil, tout est à sa place et pourtant, elle grandit, grandit, cette petite araignée qui occupe peu à peu toutes nos pensées. Elle tisse sa toile et nous emmure. Et malgré toute notre volonté, elle nous emprisonne et se joue de nous jusqu'à ce par un beau jour au ciel bleu, il nous est devenu impossible de mettre le nez dehors sans avoir la peur au ventre. La douleur est grande, l'impuissance, l'anéantissement, comment en suis-je arrivée là, telle est la question ? Et pourtant, je sens qu'une solution pour échapper à ce cauchemar, à ce piège, existe, j'en suis certaine. Je n'ai pas toujours été agoraphobe, ce que je remarque c'est que ces périodes de crises correspondent toujours à un mal être dans ma vie, à un immobilisme forcé, contraint. "Je ne peux m'en sortir".
En est-il de même pour vous, avez-vous autour de vous des proches qui vous aiment mais qui n'ont aucun intérêt à ce que vous vous émancipiez, avez vous le sentiment d'être bloqué dans votre vie sentimentale ou professionnelle. Si vous vous sentez concernés par mon message, répondez-moi, ensemble nous pourrons être plus forts et peut-être trouver la clé de notre lourd mystère...



De zazatopeck
Envoyé : 04/03/2008 13:20
Bonjour Roserianne,

Tu décris très bien ce processus ... tu pourrais presque écrire la même chose pour la phobie sociale, d'ailleurs.
Ce qui me touche dans ton message:
- "je n'ai pas toujours été agoraphobe"
C'est bizarre, j'ai dit presque la même chose à ma psy un jour. M'interrogeant sur le moment où cela avait commencé (la phobie sociale pour moi), je lui disais que
je n'arrivais pas à me souvenir de quelque chose de précis, du moment où ça a basculé.
Et pour cause ... après avoir parlé un certain temps avec elle, je me suis rendu compte qu'en fait, la phobie s'était installée peu à peu, insidieusement mais sûrement, depuis des années et des années, depuis presque toujours en fait. D'après elle, des signes auraient pu alerter des gens sensibles à cela, des gens qui connaissent ces maladies. Mais, il était de mon caractère d'être "timide", et voilà, on avait tout dit.

- "En est-il de même pour vous, avez-vous autour de vous des proches qui vous aiment mais qui n'ont aucun intérêt à ce que vous vous émancipiez"
Peut-être
mes parents, dans un certain sens, sans que cela ne soit dit ou qu'ils agissent de façon particulière.
Cependant, je dois dire qu'
ils ont été certainement été trop protecteurs (ils ont eu quelques difficultés à me concevoir, puis, j'étais un bébé tout petit, un peu en avance, donc, ils ont voulu me protéger ... peut-être un peu trop, mais mes frères n'ont pas ce problème, alors ???
Par contre, dans le cadre professionnel et amical, oui, il y a un certain nombre de personnes qui étaient bien contentes de m'avoir sous la main, et qui n'avaient aucun intérêt, au contraire, à ce que je puisse avoir de l'autonomie, ou même la volonté de faire des choses pour moi, d'avoir des choix qui n'allaient pas forcément ds leur propre intérêt. J'ai eu la naïveté de ne pas le voir, de ne pas croire les personnes qui m'ont mise en garde ...

Tu parles également de "volonté". Je pense que depuis que je lutte contre la phobie, je n'ai jamais fait preuve d'autant de volonté, d'autant de courage pour lutter contre des choses qui me dépassent. Ma psy le dit aussi, et c'est ce qui ressort de pas mal d'expériences de personnes qui luttent encore aujourd'hui, ou qui ont eu des problèmes de ce genre.
Combien d'énergie déployée pour ce combat !
A+ Isabelle



De Roserianne
Envoyé : 11/01/2009 20:50
J'ignorais que tant de personnes avaient lu mon appel et m'avaient répondu. J'essayais de trouver une raison à notre malaise, un petit coup de baguette magique pour tout changer. Mais malheureusement, j'ai le sentiment que nous sommes en fait
des personnes hyper sensibles à toute forme de stress. Bien sûr que l'on peut y remédier, mais une part génétique et une certaine éducation sont les conséquences de notre vulnérabilité. Personnellement, je voudrais que tout soit beau, et juste, un monde idéal sans contrainte, ni déboires et avec beaucoup de solidarité et de légèreté...ce n’est pas vraiment ça ! Pour moi, toute situation nouvelle est source d'angoisse et paradoxalement, la routine l'est aussi. J'ai pris rendez-vous demain avec un psy comportementaliste et là encore, je croise les doigts et j'appréhende fortement cet entretien. J'ai l'impression d'être une orange qui serait dépourvue d'écorce, la chair à vif. Pauvres de nous! L'embêtant est de constater que
nous ne sommes pas vraiment reconnus et pris suffisamment en charge et pas pris à temp, ce trouble prend des proportions assez considérables. Je me demande quelques fois si les scientifiques se penchaient un peu plus sur notre cas, s'ils ne trouveraient pas un gêne responsable de tout ce cortège de symptômes qui nous accompagnent. Car lorsque la première crise de panique survient, la toute première, nous ignorions l'existence même de cette "maladie". Je me rappelle que pour moi, ça a commencé vers 16 ans, le sol se dérobait sous mes pas. Et vers 19 ans, première crise de panique seule dans ma chambre universitaire...et on connaît la suite... l'agoraphobie au bout ! J'ai remarqué également que pour beaucoup, les premières crises se manifestent vers l'adolescence, problème hormonal peut-être... je suis certaine que si l'on étudiait un peu plus notre cas, on trouverait une solution radicale. Peut-être pour l'an 3000, en attendant il y a pour la thérapie comportementale... et courage à tous et toutes, je suis de tout cœur avec vous.






Témoignages phobie sociale

Malin_nilsson3
Envoyé : 09/08/2004 14:05

Bonjour, je m'appelle Malin, je vais bientôt avoir 24 ans, et j'ai découvert il y a quelques semaines que j'étais atteinte de phobie sociale. Mes dépressions chroniques et
les troubles que je remarquais au niveau de ma personnalité m'ont poussée à faire des recherches sur Internet et à me reconnaître phobique sociale. C'est très dur de vivre ainsi, de se sentir aussi vide que je me sens, parfois même comme complètement inhumaine. Je m'aime rarement même si je fais beaucoup d'efforts pour m'accepter, le problème est que je ne me connais pas, que mes sensations sont comme inexistantes ou bien inhibées par la présence d'autres personnes. Je suis fatiguée de ce combat avec moi-même, je suis fatiguée de voir le temps passer sans que rien ne s'améliore en moi. J'aimerais être en paix dans mon corps et dans ma tête, vivre pleinement, utiliser mon énergie pour partager des instants de vie avec les autres, m'ouvrir, être heureuse. Je suis fatiguée d'être malheureuse. Je suis fatiguée de cette vie là.
Je n'ai pour l'instant pas la possibilité de consulter quelqu'un, donc en attendant, j'aimerais des conseils pour éventuellement commencer toute seule ma thérapie.
Je vous remercie de m'avoir lue.
Malin



Tine6094
Envoyé : 25/09/2004 09:07

Bonjour Malin, je vis présentement la même chose que toi, donc je te comprends et je sais que ce n'est pas très drôle!
Je suis sous médication et je peux t'assurer que ça fonctionne bien. Malgré tout, le problème reste toujours en nous-mêmes. Je crois qu'il faudrait régler
la mauvaise estime de nous-mêmes et changer notre perception par rapport à l'opinion des autres. Moi j'ai essayé et j'ai abandonné, car c'est très difficile de changer des choses aussi ancrées en nous. Donc, je n'y suis pas arrivée! Actuellement, je suis très triste dans mon cœur parce que j'aurais tant besoin de parler à quelqu'un de mon problème. Mais ma situation ne me le permet pas. Je dois cacher ma détresse à tout le monde et la vivre seule. Je me suis ouverte un commerce, donc tu comprends que je dois vivre ma peine en silence pour ne pas énerver tout le monde de mon entourage.
En tout cas je te souhaite beaucoup de chance et j'espère qu'un jour tu verras la lumière au bout du tunnel. En passant, les symptômes physiques disparaissent avec la médication (paxil) mais lorsque tu vis beaucoup de stress elles ressurgissent mais crois-moi ça aide beaucoup.
Bonne chance.



Smoothy_In_Flow
Envoyé : 14/12/2004 02:39
Salut, j'ai 25 ans et je souffre de phobie sociale depuis une dizaine d'années mais je viens de comprendre que mon repli sur moi n'était pas un trait de mon caractère mais bien un trouble du comportement caractérisé et qu'on peut s'en sortir.
Ce qui m'angoisse le plus, jusqu'à me provoquer des attaques de panique, c'est de prendre la parole en public,
ce qui m'empêche totalement de faire des études, m'a obligé de démissionner de mon boulot et freine considérablement ma vie affective.
J'en veux à mes parents (même si je les aime) de m'avoir rendu comme ça et j'en veux à mes profs et aux médecins qui n'ont jamais rien détecté quand j'étais enfant.
Mais je suis optimiste, je commence à voir un psy et j'ai décidé de changer et d'être heureux même si ce sera long et difficile. À ce sujet, j'ai entendu parler de thérapie comportementale et cognitive, j'aimerais savoir concrètement comment ça se déroule, si c'est cher, si c'est vraiment efficace à long terme et si tous les psys pratiquent ou si c'est l'affaire de spécialistes...
Merci pour vos réponses et bon courage à tous.

Si une personne est dans une situation proche de la mienne, je serai ravi de discuter avec elle.






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L’ agoraphobie

L'agoraphobie est une peur des lieux d'où il serait difficile de s'échapper ou d'être secouru (agora = place publique, grand espace). Ici ce n'est pas l'endroit en soi qui fait peur, mais l'idée de ne pas être secouru ou de ne pas pouvoir s'enfuir au cas où il arriverait quelque chose. Les lieux redoutés sont nombreux : supermarchés, voyage en voiture sur l'autoroute, cinéma, foule, restaurants, transports en commun. Petit à petit, si la personne agoraphobe n'est pas traitée, elle ne sort plus et reste "en sécurité" confinée chez elle.

Ce type de phobie est le plus fréquent. En France, l’incidence est évaluée par les psychiatres à 2% de la population et touche particulièrement les femmes.

Le terme d’agoraphobie est trompeur puisque le mot grec «agora » signifie place, lieu de rassemblement.  En effet,

quand les symptômes du trouble poussent quelqu’un à éviter des situations où il pourrait lui être difficile de s’enfuir ou bien où il pourrait ne pas trouver de solution de secours en cas d’attaque de panique inattendue, on parle d’agoraphobie.

C’est un terme qui désigne aussi des phobies apparentées, comme la peur de quitter son domicile, la peur des magasins, des foules et des endroits publics, ainsi que la peur de voyager seul en avion, en bus ou en train par exemple.

Les situations sont évitées ou subies avec une souffrance intense ou avec la crainte d’avoir une attaque de panique. Plus de 80% des agoraphobes ont déjà vécu un trouble panique, ponctuel ou répété. Ce vécu entraîne une anticipation aigüe d’une éventuelle nouvelle crise d’angoisse.


Günter Frey Agoraphobie


Nous pouvons ainsi définir l' agoraphobie par rapport aux critères diagnostiques DSM IV, (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - American Psychiatric Association) :-
Anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d'où il pourrait être difficile (ou gênant) de s'échapper ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de secours en cas d'attaque de panique ou bien en cas de symptômes à type de panique.

Les peurs agoraphobiques regroupent un ensemble de situations caractéristiques incluant le fait de se retrouver seul en dehors de son domicile; d'être dans une foule ou dans une file d'attente; sur un pont ou dans un autobus, un train ou une voiture.
N.B. : Envisager le diagnostic de phobie spécifique si l'évitement est limité à une ou seulement quelques situations spécifiques, ou celui de phobie sociale si l'évitement est limité aux situations sociales.

Les situations sont soit évitées (p. ex., restriction des voyages) soit subies avec une souffrance intense ou bien avec la crainte d'avoir une attaque de panique ou des symptômes à type de panique ou bien
nécessitant la présence d'un accompagnement.

- L'anxiété ou l'évitement phobique n'est pas mieux expliqué par un autre trouble mental, tel une Phobie sociale (par ex. évitement limité aux situations sociales par peur d'être embarrassé), une Phobie spécifique (par ex., évitement limité à une situation unique comme les ascenseurs), un Trouble obsessionnel compulsif (par ex., évitement de la saleté chez quelqu'un ayant une obsession de la contamination), un état de stress post-traumatique (par ex., évitement des stimuli associés à un facteur de stress sévère) ou un Trouble anxiété de séparation (évitement lié au départ du domicile ou à la séparation d' avec les membres de la famille). Mentionnons que l'évitement de situations peut altérer les capacités des sujets à voyager, à travailler ou à assumer leurs responsabilités.



Quels sont les symptômes ?

Selon la définition admise en général, le trouble panique se diagnostique quand une personne à au moins quatre attaques de panique en l’espace d’un mois. Au cours de l’une de ces attaques il y a présence d’au moins quatre des symptômes suivant :
- sensation d’étouffement
- étourdissements, sensations d’instabilité ou d’évanouissement
- palpitations ou augmentation du rythme cardiaque
- tremblements ou secousses musculaires
- transpiration
- sensation d’étranglement
- nausée ou gène abdominale
- dépersonnalisation ou déréalisation
- sensation d’engourdissement ou de picotement
- bouffées de chaleur ou série de frissons
- douleur ou gène thoracique
- peur de mourir
- peur de devenir fou ou de commettre un acte non contrôlé

Si l’agoraphobie existe sans trouble panique, c’est essentiellement quand la personne évite toutes les situations redoutées. La distinction trouble panique/agoraphobie avec ou sans trouble panique est obscure pour chacun. On constate que l’agoraphobie isolée débute vers 25ans et que l’agoraphobie avec trouble panique débute vers 35-45 ans.
Puis, on constate que toutes les phobies ont un mécanisme commun qui se complexifie en fonction de la diversité des stimuli. Le schéma est le suivant :

• Situation angoissante
Dans le cas de l’agoraphobie les situations problèmes sont nombreuses.

Etendue déserte

Tunnel

Magasin

Voiture

Espaces souterrains

Ascenseur

Autoroute

Restaurant

Bus

Espaces surchauffés

Salle de spectacle

Pont passerelle

Réunions

Métro

Espaces mal aérés

Cinéma

Foule

Avion

Bateau

Marcher seul dans la rue



Sur la terre brûlée, un affleurement de feuilles d'automne, de fleurs figées, de graines n'ayant pu germer. Traces de vie échappées à l'incendie. Un cri incarnat pour les sourds. Un éclair safran pour les aveugles. Terres et chairs blessées d'où naît un rouge espoir de lave fertile. Jean-françois Chandelle.


• Manifestations physiologiques :
- palpitations
- transpiration
- tremblements ou secousses musculaires
- sensations de souffle coupé ou étouffement
- douleur thoracique
- nausée ou gène abdominale
- sensation de vertige, d’instabilité
- sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi
- peur de devenir fou
- peur de mourir
- paresthésies (sentiment d’engourdissement ou de picotement)
- frissons, bouffées de chaleur

Les symptômes apparaissent sous forme de syndromes d’apparence cardio-vasculaire, neurologique, digestive et syncopale.

• Emotion : peur
Pour l’agoraphobie, c’est une peur irraisonnée sans danger objectif.

• Cognition :
il s’agit de l’anticipation de la peur face à l’objet ou à la situation qui pose problème.
Dans le cas de l’agoraphobie, il y a anticipation de la situation vécue qui est ressentie comme un danger (danger de mort, de perte de contrôle de soi, d’avoir un comportement ridicule,…).

• Comportement : on constate qu’il y a des évitements directs ainsi que des évitements subtils.
Dans les événements directs de l’agoraphobie les situations sont progressivement évitées, notamment les lieux d’où on ne peut pas s’échapper et les lieux où on ne peut pas être secourus.
Parmi les événements subtils, il y a l’utilisation d’une personne, d’un objet "contra-phobique" qui accompagne la personne et crée une situation rassurante.







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L'amitié est une première victoire sur l'anxiété et l'isolement.



Les phobies spécifiques

Les phobies simples ou spécifiques regroupent les phobies situationnelles (avion, voiture, bateau, tunnels, ponts, …), les phobies des animaux (chiens, insectes, …), les phobies du sang, des blessure et interventions médicales (piqûres, dentiste, coupures…), et bien d’autres encore … Nous pouvons ainsi définir les phobies spécifiques par rapport aux critères diagnostiques DSM IV, ( Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - American Psychiatric Association) :
- Peur persistante et intense à caractère irraisonné, déclenchée par la présence ou l’anticipation de la confrontation à un objet ou une situation spécifique.
- L’exposition au stimulus générateur d’angoisse provoque de façon quasi systématique une réaction anxieuse immédiate qui peut prendre la forme d’une attaque de panique liée à la situation ou facilitée par la situation.
- Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irrationnel de la peur.
- La (les) situation(s) génératrice(s) de peur est (sont) évitée(s) ou vécue(s) avec une anxiété ou une détresse intense les) situation(s) génératrice(s) de peur est (sont) évitée(s) ou vécue(s) avec une anxiété ou une détresse intense.
- L’évitement, l’anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situation(s) redoutée(s) perturbent, de façon importante les habitudes de l’individu, ses activités ou ses relations avec autrui.
- Chez les individus de moins de 18 ans, la durée est d’au moins 6 mois.
- L’anxiété, les attaques de panique ou l’évitement phobique associé à l’objet ou à la situation spécifique ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental.
Les phobies spécifiques ne provoquent pas forcément un gros handicap. : les phobies spécifiques les plus courantes (animaux par exemple), peuvent être vécues sans de lourds handicap. Ce n’est que quand l’individu ne peut sortir de chez lui (de peur de rencontrer tel ou tel animal ou tel autre par exemple), qu’il en vient à consulter un spécialiste.


Quels sont les symptômes ?

Lorsqu'une personne souffre de phobie spécifique et qu'elle est confrontée avec l'objet de sa peur, elle éprouve un sentiment d'anxiété intense qui va parfois jusqu'à la panique. La plupart du temps, il est facile d'éviter les situations qui peuvent provoquer une crise de phobie.


Comment se met-elle en place ?

Plusieurs éléments interviennent, en interrelation.
Le contexte familial peut jouer un rôle important dans la mise en place d’une phobie. L’enfant apprend un grand nombre de comportements auprès de ses parents. Il en est de même pour les phobies. Si un enfant voit un de ses parents avoir une réponse inadaptée devant tel ou tel objet phobogène, il aura tendance à reproduire ce comportement au contact du même objet.
Le comportement a son importance mais aussi le discours verbal ou non verbal. Les commentaires (« fais attention tu vas te noyer »), les anecdotes (« telle personne qui s’est fait mordre ») ou les simples réactions du visage (masque d’horreur face à une souris) sont autant d’apprentissages pour l’enfant.
Bref, le modèle donné par les parents est dysfonctionnel, la phobie et son comportement-clé, l’évitement, sont appris. La possibilité de transmission parentale multiplie par trois le risque de phobie chez l’enfant.
La phobie et son comportement-clé, l’évitement, sont appris. La possibilité de transmission parentale multiplie par trois le risque de phobie chez l’enfant.
En dehors de la phobie spécifique, un milieu familial anxieux est le terrain « idéal » à l’ancrage de peurs. Stress chronique, atmosphère anxieuse diffuse, comportements d’évitement, sont le « terreau » du développement d’une phobie.
La phobie spécifique trouve également son origine dans une expérience désagréable, un traumatisme (ex : « être mordu par un chien », « accident de voiture », …). Ce modèle est le plus spécifique, mais :
- Le nombre de phobies dues à un choc n’est pas si nombreux
- Le même choc peut laisser quelqu’un indemne, quelqu’un d’autre avec une phobie mise en place.
Le conditionnement, bien que fréquent, n’est pas forcément une explication en soi. D’autres facteurs font naître la phobie, ou du moins la facilitent.
L’apparition d’une phobie est également due à notre appartenance à l’espèce humaine : les phobies spécifiques sont pour la plupart en rapport avec un instinct ancestral de survie de l’espèce (animaux prédateurs, obscurité, hauteurs, lieux inconnus….). Ces peurs ont été justifiées à un moment ou à un autre de l’histoire de l’Homme, favorisé l’adaptation de l’Homme à son environnement. On peut parler ici de génétique : face à une situation, un comportement automatique de survie refait surface, entraînant émotion intense et évitement. D’où l’irrationalité de la phobie.
Les schémas de danger sont donc transmis génétiquement. Ce sont les contextes (familiaux et environnementaux) qui faciliteront l’émergence de ce schéma, dysfonctionnel, car anachronique donc inadapté.

La phobie sociale

La phobie sociale est la peur d'être observée et jugée négativement, ridiculisée, voire humiliée par les autres lorsque la personne malade est en public ou au contact d'autrui. Peur de prendre la parole en public, angoisse d'une représentation (acteur ou musicien). L 'anxiété peut se produire parmi un groupe d'amis, lors d'une rencontre ou de discussion avec un inconnu, dans un restaurant ou à la cantine, lorsque la personne qui fait quelque chose est susceptible d'être vue par d'autres, comme travailler ou téléphoner devant quelqu'un. Les personnes craignent de bafouiller, de devenir rouges de honte, de n'avoir rien à dire d'intéressant, de dire des bêtises ou même d'agir de façon ridicule. La personne atteinte de phobie sociale fuit toutes les situations susceptibles de déclencher l'angoisse, c'est à dire les situations phobogènes (phobo = crainte; gène = qui déclenche).
La maladie est alors un handicap professionnel et personnel.

La phobie sociale est une crainte irrationnelle d’être jugé ou observé par un autre, de
donner le spectacle d’un comportement inadapté, voire honteux, de révéler cette tendance anxieuse. La phobie sociale concerne les individus qui, dans certaines situations sociales, éprouvent une forte anxiété. Ces manifestations anxieuses intenses et la plupart du temps paralysantes ou inhibitrices conduisent le sujet à éviter les dites situations, d’où un fort handicap.

Nous pouvons ainsi définir la phobie sociale par rapport aux critères diagnostiques DSM IV, ( Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - American Psychiatric Association) :
- Une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l'éventuelle observation attentive d'autrui.
Le sujet craint d'agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.

Consulter la Thèse de Doctorat de Julie Emeriaud sur la phobie sociale


- L'exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d'une attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.

- Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur.

- Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec
une anxiété et une détresse intenses.

- L'évitement, l'anticipation anxieuse ou
la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) redoutée(s) ou de performance perturbent, de façon importante, les habitudes de l'individu, ses activités professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un sentiment de souffrance important.

- Pour les individus de moins de 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la durée est d'au moins 6 mois.

- La peur ou le comportement d'évitement ne sont pas liés aux effets physiologiques directs d'une substance ni à une affection médicale et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (par exemple, le trouble panique avec ou sans agoraphobie).

Les caractéristiques habituelles associées à la phobie sociale comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation négative ou au rejet, un faible estime de soi ou des sentiments d'infériorité.
Nous pouvons donc construire un tableau pour conclure en ce qui concerne
le déroulement d’une crise liée à la phobie sociale :

Quelle situation? En situation sociale
Manifestation Ponctuelle
Avant Panique
Pendant, attention portée Sur soi
Peur D'être humilié ou agressé
Après Honte
Concordance trouble / personnalité Non
Stratégie comportementale Evitement
Nature Pathologique

La phobie sociale est de nature pathologique, elle est envahissante, handicapante et influe sur le développement et le devenir social et affectif du sujet...

Quelles en sont les caractéristiques ?
1. Le trouble de la personnalité évitante
Il s'agit d'un mode général d'inhibition sociale, du sentiment de ne pas être à la hauteur et d'hypersensibilité au jugement négatif d'autrui qui apparaît au début de l'âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins quatre des manifestations suivantes:

Le sujet
- Evite les activités sociales professionnelles qui impliquent des contacts importants avec autrui par crainte d'être critiqué, désapprouvé ou rejeté.
- Manifeste de la réticence à s'impliquer avec autrui à moins d'être certain d'être aimé.
- Est réservé dans les relations intimes par crainte d'être exposé à la honte et au ridicule.
- Craint d'être critiqué ou rejeté dans les situations sociales.
- Est inhibé dans les situations interpersonnelles nouvelles à cause d'un sentiment de ne pas être à la hauteur.

- Se perçoit comme socialement incompétent, sans attrait ou inférieur aux autres.
- Est particulièrement réticent à prendre des risques personnels ou à s'engager dans de nouvelles activités par crainte d'éprouver de l'embarras.

Il y aurait
deux types de personnalité évitante :
Les grands anxieux qui arrivent à nouer des relations positives avec quelques personnes, ils ont souvent eu une enfance normale, les relations parents/enfants étaient saines, ces cas profitent bien des thérapies comportementales, de l’entraînement aux habiletés sociales et de la désensibilisation progressive

Ceux qui sont tout autant anxieux que susceptibles, qui ont de la difficulté à faire confiance aux autres et qui vivent dans une grande solitude, ils ont souvent eu une enfance avec relations parents/ enfants malsaines : jugement des parents, des professeurs, attentes trop élevées…), ces cas profitent mieux des thérapies analytiques.


Avant de parler de troubles de la personnalité il faut tout d’abord atteindre l’âge adulte. Il est en effet fréquent qu’à l’adolescence on traverse une phase se rapprochant de l’évitement. Ce n’est qu’après plusieurs années de vie adulte que le psychiatre peut poser un diagnostic.


2. L’anxiété sociale
L’anxiété sociale est perçue sous deux angles essentiels :
- Anxiété de performance : face à un observateur, au centre de l’attention, perte des moyens et ressources.
- Anxiété d’interaction : se sentir évalué dans une relation et à son désavantage. Perte du statut d’interlocuteur valable : anxiété relationnelle.


Exemples :
- Anxiété de performance : téléphoner en public, participer au sein d’un petit groupe, manger dans un lieu public, boire en compagnie dans un lieu public, jouer, donner une représentation ou une conférence,
travailler en étant observé, uriner dans des toilettes publiques, entrer dans une pièce alors que tout le monde est déjà assis, prendre la parole à une réunion, passer un examen, faire un compte rendu à un groupe.

- Anxiété d’interaction : parler à des gens qui détiennent une autorité, aller à une soirée, contacter par téléphone quelqu’un qui ne vous connaît pas très bien, parler à des gens que vous ne connaissez pas très bien, rencontrer des inconnus, être le centre d’attention, exprimer son désaccord ou sa désapprobation à des gens que vous ne connaissez pas très bien, regarder dans les yeux des gens que vous ne connaissez pas très bien, résister aux pressions d’un vendeur insistant.

L’anxiété sociale est donc multiforme : trac, timidité, phobies sociales sont des phénomènes différents qui contiennent eux-mêmes une belle diversité.
On peut néanmoins dégager une ligne commune :

Peur du regard -> Peur du jugement -> Peur de l’exposition

La peur du regard : la crainte d’être exposé au regard d’autrui est systématique. A l’origine du mécanisme, elle va en stimuler le développement. Il est à noter que cet élément, comme les autres qui vont être décrits, sont présents chez chaque individu, ce sont les proportions et la nature handicapante qui mènent au trouble. Personne n’aime être regardé, un sujet souffrant d’anxiété sociale évidemment que les autres. Il s’agit là d’une peur instinctive.
Peur du jugement : sur cette peur instinctive va se construire une deuxième strate, celle-ci psychologique : le regard devient jugement, est interprété comme tel.
La peur du regard de l’autre se « concrétise » psychologiquement :
Exemple : - Toute relation est une évaluation
- Le sujet est tourné vers lui-même et non pas vers ce qui se passe autour de lui, vers la relation.
- - Le sujet juge sa prestation plus négativement qu’un observateur le ferait
- - Le sujet sélectionne : il se souvient essentiellement des prestations décevantes
- - Les relations sont anticipées, appréhendées négativement
- -
Les commentaires positifs ne sont ni entendus ni intégrés.
- - Le sujet est inhibé (les compétences sont altérées ou bloquées, non développées)

Cette peur du jugement est en relation avec des phénomènes et mécanismes divers, tels que :
Peur de soi : le sujet peut avoir mis en place une anxiété quant à ses propres réactions.
Hyper vigilance, attention portée sur soi, focalisation qui perturbent la performance elle-même où l’attention pour être efficace, doit être portée vers l’extérieur.

Peur du regard d’autrui : jugement et évaluation : le sujet est inhibé (altération des facultés) car il redoute le jugement, l’évaluation, en l’occurrence, négatifs. On peut rapprocher cela du trac, anxiété d’évaluation, de performance. Ici, c’est de la performance sociale dont il est question. Celle-ci est interprétée à travers le filtre de l’anxiété :
- L’attention de l’autre est surévaluée (« il me surveille, pas le droit à l’erreur »)
- Le jugement négatif est surévalué
(« il m’a trouvé nul (le) »)

Peur de l’image de soi : le sujet qui souffre d’anxiété sociale a des difficultés à s’adresser des compliments sur ses performances;
il en découle un grand besoin de reconnaissance. Le désir de donner une bonne impression est donc fréquent. Le problème naît de la présence conjointe de cette ambition et de la peur de ne pas réussir. Désir et peur mêlés sont ici à la naissance du trouble. On peut ajouter à cela des exigences excessives que même des « non phobiques sociaux » n’auraient pas. Les performances sont donc nécessairement insatisfaisantes.
L'amitié est une première victoire sur l'anxiété et l'isolement.

L’anxiété est un trouble cognitif. On vit une situation, on en pense quelque chose. Les pensées (les différentes peurs que nous venons d’aborder) donnent lieu à des émotions et comportements de dysfonctionnement, non adaptés au bien-être.


Dans la phobie sociale, le comportement anxieux prédominant est
l’évitement. Les peurs conduisent l’individu à l’évitement plus ou moins développé des situations anxiogènes.
Nous sommes ici dans le principe du cercle vicieux. A chaque évitement, la valeur anxiogène de la situation augmente. Le trouble s’«auto-nourrit».


Mais le phobique social peut aussi anticiper. En effet, l’anticipation anxieuse se produit avant les situations à problèmes.
Elle prend schématiquement trois dimensions : psycho-corporelle, cognitive et comportementale. On peut considérer que ces symptômes font partie du vécu anxieux de la situation elle-même.

L’anticipation sera donc marquée :
- d’un point de vue psycho-corporel (tension musculaire, difficulté végétatives diverses, respiratoires)
- d’un point de vue comportemental (évitement, hyperactivité, vérification, inhibition)
- d’un point de vue cognitif (hyper vigilance, focalisation, troubles de la mémoire…)
Ces caractéristiques de l’anticipation sont valables dans le cadre de tous les troubles anxieux, mais prennent une valeur particulière dans l’optique de la phobie sociale.
Pour prendre quelques exemples :
- Même si toute phobie est respectable, il est irrationnel de craindre une souris (une souris n’est pas « rationnellement dangereuse »)
- Il est irrationnel de penser mourir ou devenir fou (folle) pendant une prochaine attaque de panique.
-
Il est rationnel de penser que l’on va rater une performance sociale avant la performance. La phobie sociale inhibe; le sujet ne se comporte donc pas naturellement, il n'est pas en pleine possession de ces moyens.
L’anticipation anxieuse dans la phobie sociale s’inscrit donc dans un « fond" de réalité.
Il est logique d’avoir peur : quand on est inhibé, on est « moins bon » socialement.
Cet aspect est à prendre en compte thérapeutiquement.
Pour neutraliser l’anticipation, il ne suffit pas de rassurer, de mettre à jour le discours catastrophiste, les comportements dysfonctionnels ou d’expliquer les manifestations corporelles, Il faut également développer ses compétences sociales, avec tout ce que cela implique. Dans le cas contraire, la peur sera quelque part «justifiée».


Quels sont les symptômes de la phobie sociale?

Ils sont de différentes natures :

- Symptômes physiologiques :
tensions et manifestations neurovégétatives disproportionnées : tensions musculaires, douleurs musculaires, fatigue, tremblement, sensation d’étouffement, tachycardie, sécheresse de la bouche, …
- Symptômes cognitifs :
hyper vigilance, focalisation, hyper conscience de soi et par voie de conséquence, difficulté de concentration, de mémoire (trou noir) distorsions cognitives (lecture de la réalité éloignée de la réalité elle-même)…
Anticipation anxieuse, besoin de réassurance.
- Symptômes comportementaux : conduites d’évitement direct ou subtil, vérifications, inhibition, hyperactivité.


Comment devient-on phobique social ?


La phobie sociale résulte d'un apprentissage, le phobique sociale suit donc un modèle, celui-ci peut être comportemental ou cognitif.
Modèle comportemental : il existe deux cas de figure :
- Apprentissage d'une conduite de dysfonctionnement : en clair, le sujet prend comme exemples des individus ou relations déjà problématiques (ex : parents peu sociabilisés, peu tolérants ou peu affectifs)
- Apprentissage non référencé : le sujet n'a pas de références, d'exemples d'un comportement social adapté.
Modèle cognitif : la phobie sociale naît d'un mauvais traitement de l'information :
- Le danger vécu, expérimenté est intégré (stress chronique durant l'enfance, exemple familial et/ou social d'anxiété, traumatismes divers)
La réalité (ici les relations sociales) est ensuite interprétée en fonction de dangers potentiels.
- Un sujet
phobique social a une conscience déformée de lui-même : image négative et sous-évaluation.
Exemple de schéma cognitif
• Le sujet pense se conduire de manière ridicule ou inacceptable.
• Il craint des conséquences négatives telles le rejet, la dévalorisation de son image ou de son statut.
• Ces pensées font naître le phénomène anxieux :
- Les symptômes anxieux (tremblement, rougissement…) deviennent eux-mêmes des signes de danger et viennent nourrir l’anxiété.
- L’hyper vigilance aux manifestations somatiques et aux pensées entraîne une baisse des compétences sociales : le sujet est tourné vers l’intérieur (pensées, corps), non vers l’extérieur (la relation)
- Les comportements d’évitement, de fuite entraînent chez l’autre des comportements sinon similaires du moins altérés.
• La performance sociale est insatisfaisante.
• L'anxiété est nourrie, développée. Les compétences ne se développent pas.


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